80.TAHITI

Le départ de Tikehau se fait en début de journée et par une lumière magnifique. Nous quittons les Tuamotu pour Tahiti que nous atteignons en une trentaine d’heures.

La plus célèbre des îles Polynésiennes Tahiti abrite la capitale Papeete. Elle est devenue un port moderne fréquenté par de gros cargos(de touristes et à de marchandises J), des porte-conteneurs et des pétroliers, elle abrite aussi tout un trafic maritime interinsulaire très actif. Cerise sur le gâteau, le seul aéroport international de Polynésie, se situe au bord du lagon juste au sud du port.

Papeete n’a rien d’une beauté fatale des mers du sud, et à notre arrivée après tant de mois dans de petites îles sauvages et atolls, nous sommes un peu désorientés.

Après un bref passage dans le lagon face à la capitale (où nous nous rendons vite compte que ce n’est pas là que se posent les oiseaux migrateurs que nous sommes) nous ressortons pour nous rendre plus au sud dans le lagon de Punaauia.

A l’intérieur du lagon se trouve la marina Taina et devant un mouillage, le tout protégé par la barrière de corail.

Juste après la passe, nous sommes suivis par des va’a (pirogue en polynésien), qui « profitent » de nos vagues.

On a l’impression que c’est un endroit où tous les hommes rament et toutes les femmes dansent ! (bon ok, on n’était pas très loin de Marseille à notre départ, mais tout de même ils sont très nombreux à ramer tous les jours dans ce lagon !).

Au passage nous verrons une « maison » originale

Du mouillage nous avons une très jolie vue sur Moorea, île satellite de Tahiti.

Le matin :

Le soir

On ne s’en lasse pas… !

Il y a beaucoup de monde dans ce mouillage, et beaucoup de passages, ce n’est pas un endroit très calme, mais par contre très pratique : il y a un Carrouf à 5mn à pieds et nous pouvons revenir avec le caddie à la marina. Notre dernier gros réapprovisionnement date de Panama et nous remplirons 4 chariots !

Les bus pour Papeete passent devant la marina et il y a un loueur de voitures pas très loin.

Bref après une bonne semaine de remises à niveau, nous sommes prêts pour accueillir nos copains: Fabrice, Marianne et Arthur.

Sans leur laisser le temps de récupérer de leur décalage horaire, nous allons visiter l’île. Nous partons vers le sud, et notre premier stop sera pour le Marae Arahurahu ancien lieu de culte.

Nous sommes accueillis par les deux gardiens du lieu

Ce marae est bien mis en valeur grâce à une rénovation, il est même devenu un lieu de spectacles.

 

Ils ont même reconstitué des huttes.

Nous visitons ensuite un petit jardin :

Avec une grotte

Et un bassin avec de splendides nénuphars.

Nous nous dirigeons ensuite vers Taravao.

Les anciens disaient que l’île de Tahiti est un poisson. Le corps est appelé Tahiti Nui (nui= grand en polynésien) et la queue Tahiti Iti (vous aurez deviné que iti = petit en polynésienJ) ou presqu’ile.

Tahiti Iti incarne à merveille la Tahiti d’il y a 30 ans. Elle démarre à 60km de la capitale, reste sauvage avec des hameaux paisibles et des paysages superbes.

De Taravao une route grimpe jusqu’à un belvédère, d’où nous découvrons l’isthme.

et le plateau qui est le véritable poumon agricole de Tahiti. Nous sommes surpris par ces paysages de verts pâturages avec ses vaches, ressemblants à la Normandie.

La route ne fait pas le tour de la presqu’île (il n’y a pas de route entre Tautira et Tehaupoo) et nous sommes obligés de revenir sur nos pas, après avoir fait la côte nord.

Sur la côte sud de la presqu’île nous allons jusqu’à Tehaupoo qui est la fin de la route…ou est ce le début ?

 

Ici (dans toute la Polynésie) pour donner une adresse, on donne le Point Kilométrique, le PK. Teahupoo est au PK 0 par exemple…début de route.

Mais ce village est devenu mondialement célèbre depuis que des spécialistes du surf ont découvert une vague devenue mythique, il y a une dizaine d’années. Teahupoo accueille chaque année la Billabong Pro, une des 10 épreuves mondiales de surf.

Ce jour là j’ai du mal à imaginer, qu’il y a ici une des deux plus belles et dangereuses vagues du monde.

 

Un peu plus tard nous irons voir les 3 cascades accessibles en 10mn de marche.

 

Les cascades étaient gentillettes, mais sur le parking il y avait un groupe qui jouait et chantait pour le plaisir.

J’étais contente de les écouter, eux étaient ravis d’avoir un auditoire qui applauditJ.

Nous avons évidemment visité la capitale. L’architecture des immeubles du centre ville n’a aucun charme, et le grand intérêt réside dans les achats que l’on peut y faire. Il y a beaucoup plus de bijouteries vendant des perles noires que de boulangeries (facile il n’y a pas de boulangeries !!)

Le marché a beaucoup de charme avec d’un coté les légumes et le poisson

De l’autre des souvenirs

Il n’est pas rare qu’ il y ait des musiciens.

Dans un coin du marché, il y a un marquisien qui fabrique des colliers avec de la fibre de coco (on avait assisté à Ua Pou à sa fabrication fastidieuse) des perles et de la nacre sculptée.

J’ai craqué pour une de ces merveilles

A la sortie du marché, il y a des gens qui fabriquent et vendent des couronnes de fleurs fraiches…magnifiques œuvres d’art éphémères.

Ils ont construit un front de mer très agréable, fait de jardins où les gens peuvent se promener, faire sport…

Il arrive qu’au détour d’une rue nous tombons sur une démonstration d’un groupe de dance. Et même sans costume et sans décors ces danses si sensuelles touchent mes deux hommes.

Les roulottes font parties du quotidien des polynésiens. Ce sont des camions qui servent des repas. Il y en a un peu partout en Polynésie mais à Papeete c’est une véritable institution. Tous les soirs, une quinzaine prends place sur le front de mer.

 

 

Il y a toutes les spécialités : les délicieux poissons crus polynésiens, sashimis, chao men (pates légumes et viandes sautés), mais aussi crêperie, pizza etc…

Toutes les catégories sociales s’y côtoient, le cadre est agréable, l’ambiance bon enfant et ce que ne gâche rien mon carpaccio de thon (avec gingembre et papaye) était délicieux.

Il y a une autre institution dont il faut que je vous parle : la bière Hinano est présente dans le quotidien de tout un chacun.


En plus d’être LA bière locale, ils ont sortis une gamme de vêtements, de sacs, d’autocollants etc…bref on voit de l’Hinano à tout moment de la journée.


 

Une demoiselle emblème qui a fait le tour du monde.

A Tahiti plus encore que la beauté de l’île, c’est le sens du beau (et du bon pour la cuisine) de ses habitants qui nous ont charmés.

 

 

 

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