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15.SALVADOR

 

Nous arrivons le Samedi 22 Décembre à Salvador de Bahia.

Il y a beaucoup de mouvements dans la baie pour les « solitaires » que nous avons été pendant 12 jours.

Malgré nos appels à la vhf personne ne nous répond, nous nous approchons d’une belle place restante à quai. Là surgit un marinero qui ne parle quebrésilien mais qui est très suggestif avec ses bras : il faut dégager ! La place est prise. Boonn ! On va jeter l’ancre dans l’avant port bondé. On éteint les moteurs, on va pouvoir se reposer….enfin on espère. Notre premier contact c’est qu’il y a toujours au moins un (c’est un moindre mal) souvent plusieurs (là on serre les dents) transistors, ou sonos, bouton du son poussé à fond qui nous envoie une musique de (très) bas de gamme (et là je suis polie) qui vu la qualité des appareils sature….

Nous sommes mouillés très proche de locaux de la marine brésilienne. Chaque personne qui rentre ou sort des locaux est annoncé au porte voix suivit d’une série de sifflets stridents.

Première impression du Brésil : SONORE. Malgré cela nous dormirons comme des masses sans pouvoir poser pied à terre.

Le lendemain nous réussissons à nous mettre à quai un peu aux forceps : un bateau argentin sympa a accepté de se décaler et Xavier de Matmat (rentré dans la nuit d’une ballade dans la baie) nous prête main forte. Ouf on est à quai. L’état du quai (le deuxième quai est inutilisable par manque d’entretien) laisse à désirer : les taquets s’arrachent, et chacun y va de son système pour amarrer son bateau. L’eau est payante et donc les robinets sont cadenassés. Le Pb c’est que c’est dimanche que demain lundi c’est Noel ….et le responsable de l’eau n’est pas là jusqu’à mercredi !!! Notre bateau est confit au sel de la traversée et cela énerve Martial. Heureusement la solidarité entre marins fonctionne et nous pourrons « acheter » de l’eau à un voisin (merci à Tongua).

Je « lance » une machine, elle lave très bien mais refuse de vidanger….Martial vérifie ce n’est pas bouché. Peut être un Pb de puissance…il lance le groupe, qui refuse de démarrer rougnougnou

  Le tout dans une ambiance étouffante et toujours très bruyante et…..sssifflante.

Il faut dire que nous sommes devant l’embarcadère pour les iles de la baie de Baia dos Santos et que beaucoup de monde profitent du weekend prolongé pour partir sur les iles .C’est l’été ici

Le lundi matin nous allons à la police fédérale pour « faire notre entrée » au Brésil. Une demi-heure de marche dans un quartier…moche (je ne peux pas dire mieux sinon je serais désobligeante). Nous ne connaissons pas l’endroit exact et nous nous rendons vite compte que les brésiliens ne parlent QUE brésilien ! Dur dur pour nous qui ne le parlons pas mais nous finirons par trouver.

Sur le retour je cherche une salade et des fruits (je suis en manque de verdure) …nada. On trouve une boulangerie, c’est déjà pas mal.

A notre arrivée au port Getaway vient d’arriver, juste pour Noël. Eh oui c’est Noël, drôle d’impression, Noël au soleil d’été. On nous avait dit que Noël était festif à Salvador, en fait la ville est calme.

L’apéro se fait sur Ylang-Ylang : Matmat , Getaway et nous soit 10 personnes. Nous décidons d’aller au resto. pour fêter ça.

Le lendemain Martial part aux douanes. Gros Pb pour eux on n’est pas propriétaires de notre bateau (ce qui est vrai puisque temps que nous payons un leasing le bateau reste la propriété de la banque) et ils nous donnent 8 jours (royal !!) pour régulariser ou dégager du territoire brésilien !!

Heureusement Mickael (informaticien de son état, grâce à qui ce blog existe) nous fournit le papier manquant par mail (amélioré par Xavier de Matmat) et imprimé par Getaway (notre imprimante est aussi en panne !!) Ca marche le lendemain on est en réglé avec les autorités Brésiliennes.OUF et merci à tous.

Martial passe une bonne ½ journée à démonter la machine à laver, dans son emplacement exigu…il ne trouve rien.

Il la remonte et s’attaque au groupe. Là ça va mieux il connait (depuis Mindelo) son point faible et le remet en route assez rapidement, c’est déjà ça. Par acquis de conscience on relance la machine et….elle marche très bien !!!

En fait au Brésil l’électricité est en 60Hrz (contre 50Htz en Europe) et cela dérègle les synchronismes et autres électroniques. Beaucoup de temps et d’énergie perdus mais on est contents que tout marche.

Adrien est parti avec Matmat à la piscine du Yacht club voisin et nous en profitons pour faire les courses. Il faut prendre un bus pour arriver au supermarché qui n’a rien à envier aux nôtres :

On remplit un chariot, arrivés aux caisses, faute d’avoir assez d’argent on est obligés d’en laisser un bon tiers. Les prix sont au niveau de la France, voir plus chers ! Encore beaucoup d’énergie perdue.

On nous expliquera (plus tard) qu’au Brésil, la moitié de la population est pauvre et ne paye pas d’impôts. Donc l’état brésilien taxe à la consommation. Tous les produits sont extrêmement taxés à l’importation (300 % suivant les rumeurs et les produits) et tout est cher. Ils sont extrêmement protectionnistes et ne parlent que brésilien…et dire qu’on critique les Américains….

Un de nos sujets de discussion de nos apéros.(depuis les Canaries) est l’heure : en TU (temps universel), en local, en France…pour nous en plus à la Réunion. Et ici à Salvador, la fameuse pomme (certains ne jurent qu’à travers elle) se trompe d’une heure !!L’heure n’est pas identique dans tous les états du Brésil et certains adoptent l’heure d’été d’autres pas. Du coup à Salvador le jour se lève à 5H et à 6H la vie (et la « musique ») démarre. Les nuits sont courtes et on dort mal.

Vue du bateau au réveil :

Nous sommes montés manger au Pelourinho , c’est la ville historique , la ville haute. On prend l’ascenceur (qui est devenu l’emblème de Salvador)

Arrivés en haut c’est un décor d’opérette, tout est mignon, parfaitement peint et entretenu. C’est un ensemble de vielles bâtisses coloniales restaurées avec de jolies couleurs pastels. C’est un endroit très touristique, avec ses restaurants, ses musiciens. Mais il y a aussi un nombre impressionnant de policiers équipés de gilets pare balles et d’armes. Dès le premier soir (soir de Noël) nous avons assisté à une fouille en règle avec arme sur la tempe…ambiance…Pour l’instant nous n’avons pas eu de Pb de sécurité au Brésil mais nous ne portons pas de bijoux et cachons tout ce qui a de la valeur.

Les deux équipiers de Matmat , Eric et Danielle rentent en France le 30/12 et se sont gentiment proposés de poster le devoir de cned d’Adrien là bas.

Ils passent quelques jours dans le quartier de Barra (quartier riche avec ses grattes ciel) où nous les rejoignons pour passer une soirée et leur remettre les « précieux » devoirs. Jonction difficile : notre taxi ne connait pas l’adresse et les sms mettent 3-4h pour arriver : rien n’est simple dans ce pays !! Mais nous finirons par passer une soirée très agréable ensemble. Merci à eux et bon courage pour le retour dans le froid et le travail.

Quelques vue du port avec son fort :

Une semaine après notre arrivée nous quittons Salvador avec soulagement.Nous espérons que Salvador n’est pas représentatif de tout le Brésil.

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