94.TONGA

La traversée de Niue aux Tonga se fait tranquillement en 2 jours. Nous ne forçons pas car nous voulons arriver de jour. Le seul fait marquant de cette traversée est que nous passons la ligne de changement de date. Et d’un coup de mardi, nous sommes mercredi ! D’un coup des derniers à vivre cette journée nous devenons les premiers ! Nous avions 12h de retard en Polynésie par rapport à vous en France et maintenant nous avons 11h d’avance ! Je me fais des nœuds au cerveau et la notion de relativité prend toute sa place dans ma tête à ce moment là.

Je réalise aussi à ce moment là que tranquillement, sans vraiment s’en apercevoir nous avons fait une bonne moitié de tour du monde ! Que de souvenirs me reviennent ! J’ai l’impression d’avoir vécu beaucoup plus de choses ces 4 dernières années que les 10 précédentes….Et pourtant mon envie de voyager, découvrir, rencontrer, gouter (ça c’est mon coté gourmandeJ) reste intacte et la mer me fascine toujours autant.

Nous arrivons au lever du jour au nord des Vava’u . Les Tonga comportent plus de 160 îles coralliennes et volcaniques dont seules 36 sont habitées. Elles sont divisées en 3 groupes d’îles. Nous pensions dans un premier temps nous diriger vers Nuku’alofa, la capitale, mais la rencontre d’un navigateur irlandais et son globe-stoppeur français nous fait changer nos plans. Nous nous dirigeons vers le nord des Tonga (groupe Vava’u) et ferons ensuite un passage aux Fidji avant la Nouvelle Calédonie ultime étape de notre voyage.

 

Le groupe Vava’u est un labyrinthe d’îlots et de récifs qui offre un très beau bassin de croisière qui devient de plus en plus touristique.

Le paysage change complètement : impression de baie d’Along…

 

Nous sommes accueillis par des baleines, qui sont nombreuses à venir mettre bas dans ces eaux.

Nous remontons ensuite le canal pendant une bonne heure pour arriver à Neiafu capitale des Vava’u.

C’est une naviguation calme et reposante. Les berges couvertes de végétation cachent quelques jolies maisons .

Après un dernier virage, nous nous dirigeons vers le quai d’accueil à l’entrée de la ville.

Il y a déjà 4 bateaux en attente (arrivés dans la nuit). Il faut s’armer de patience. Finalement en fin de matinée, un homme âgé, fatigué et visiblement très malade, vient à bord pour une paradoxale inspection sanitaire ! Il nous pose quelques questions, remplit avec difficultés son formulaire et s’en va. Il faudra attendre l’après midi pour que les douanes et l’immigration nous visitent. En attendant nous pouvons observer des cochons qui se baladent en toute liberté, nous en verrons un peu partout par la suite.

Tout le monde est souriant et plutôt avenant. Les hommes ont la chemise réglementaire avec épaulettes (quasi internationale), tatouage et barbe, mais par contre… une jupe pour le bas. Dépaysant J

Selon une légende, un groupe de marins serait arrivé en bateau au Tonga, leurs vêtements déchirés par la tempête. Ils taillèrent alors la voile de leur bateau, pour s’en draper. L’empereur, ému de leur sacrifice pour lui apparaître présentables, décréta que cela constituerait désormais le vêtement de cérémonie.

Au XXe siècle, la reine (les Tonga sont une royauté indépendante) décida que le ta’oval ferait partie de l’uniforme des fonctionnaires, et des scolaires.

Le ta’ovala traditionnel est constitué d’une natte enroulée autour de la taille et retenue à la taille par une kafa, porté tant par les hommes que par les femmes.

 

 

Les formalités d’entrées finies nous partons prendre une bouée. Nous avons l’impression d’être sur un lac, entièrement entourés de terres. Nous réussissons à avoir une bouée face au restaurant qui fait office de Yacht club et récupérer le wifi. C’est un détail qui aura son importance, car nous aurons 8 jours de pluies incessantes et le wifi (quand il marchera) nous permettra de nous évader…

Les gens se déplacent d’une rive à l’autre en « bus-navette »

 

La population de l’archipel de Vava’u est de plus de 16 000 habitants, et plus d’un tiers vit dans la ville principale de Neiafu, la seconde plus grande ville de Tonga. Mais cela reste une très petite ville. Par contre je découvre avec ravissement le marché bien achalandé…des mois que je n’avais pas vu des tomates et des concombres! Je fais rapidement le plein.

Des quantités impressionnantes de pastèques, manioc, tarots…

Attenant à ce marché, un marché d’artisanat dont la spécialité est la sculpture sur os de baleine. Si les prix sont plus attractifs qu’en Polynésie, les sculptures sont moins fines.

Les Tongiens sont très pratiquants à tel point que toute activité (même touristique) est interdite le dimanche.

 

 

Nous avons eu deux jours de beau temps où nous avons fait une petite sortie avec Ylang.

Nous reprenons le canal en sens inverse

 

Nous suivons un catamaran made in Tonga, tout en bois vernis

 

 

Les îlots pour la plupart sont bordés de petites falaises, criblées de petites grottes.

 

Nous « jouons » à cache cache avec les autres bateaux dans ce dédalle.

 

Nous faisons une petite pause à Port Maurelle devant une plage de sable blanc aux eaux cristallines. Mais il ne fait pas chaud et il n’y aura que Martial qui se mettra à l’eau (officiellement pour vérifier l’ancreJ)

Nous continuons dans ce labyrinthe jusqu’à îlot Avalou où nous passerons la nuit avec quelques grains.

Le lendemain nous ferons le tour de l’île Vaka’eitu.

 

 

Nous nous mouillions à l’intérieur d’une petite mer intérieure formée par l’île de Vaka’eitu et l’île de Nuapapu. L’isthme qui les sépare se couvre et se découvre en fonction des marées, le paysage change.

 

Nous attendons la marée haute pour traverser l’isthme et aller faire un peu de snorkling à l’extérieur des îles avec les nodis (oiseaux à tête blanche). Si le corail est en bon état, à part un requin pointe blanche nous ne ferons pas de rencontre.

 

Le lendemain, la pluie a redémarré nous rentrons donc à Neiafu.

Nous aurons 4 jours de pluies continues, où nous avons du mal à sortir ! En pleine saison sèche qu’ils disent !! Même le wifi a du mal à fonctionner…

A la première accalmie annoncée par la météo, nous quittons les Tonga sous un ciel de plombs mais avec un plein de fruits et légumes. J

A la sortie du canal, je lance un « en fait nous n’avons pas rencontré les Tonga » qui fait rire mes hommes mais qui résume bien le sentiment que j’ai au départ de ces îles.

 

 

 

 

 

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