79.TIKEHAU

Tikehau est distant de Rangiroa de 6 à 7 milles, mais nous ferons 40 milles de passe à passe. L’entrée dans le lagon se fait calmement. Tikehau fait partie de la commune de Rangiroa, malgré les 15km d’océan qui les séparent !

La zone est poissonneuse et des pêcheurs vivent autour de la passe.


 


 

Une fois à l’intérieur de l’atoll, nous devons suivre un chenal, au milieu des patates de corail, jusqu’au village, situé au sud de l’atoll.


Le vent de nord-est rend le mouillage devant le village inconfortable et nous jetons notre ancre devant un joli hôtel qui en prime nous « offre » un wifi correct.


 

Le lendemain nous partons pour le « jardin d’Eden ». Le trajet n’est pas cartographié et nous naviguons au milieu des patates de corail à vue. Le paysage est idyllique : plages de sable blanc, d’autres de sable rose, cocotiers, eau turquoise.


 

La barrière corallienne n’est pas large, et nous apercevons l’océan en arrière plan



 


 

Nous mouillons devant un ensemble de maisons sur pilotis (ancienne ferme perlière) et descendons à terre impatients de visiter le « jardin d’Eden ».

 

Nous sommes très surpris, dans ce coin du bout du monde de nous faire accueillir par un homme qui nous interdit la descente car nous ne sommes pas dans les bons horaires !


Du coup nous faisons un saut à l’île aux oiseaux. C’est un îlot au milieu de l’atoll , non loin de là, qui a été déclaré réserve à oiseaux.


 

Nous retrouvons des noddis bruns, mais aussi des frégates, des sternes etc…

 


Nous faisons une courte visite à terre, repoussés par l’odeur (vous avez de la chance que je ne puisse partager ce genre de choseJ)

 

La quantité de guano est impressionnante par endroits.


 

 

Retour au jardin d’Eden.

Derrière cette dénomination se cache une organisation religieuse qui prône le retour aux valeurs de la nature.



 

Nous sommes maintenant dans les heures syndicales et nous pouvons descendre pour visiter.


Ce motu accueille 2 familles avec des enfants, et tout ce petit monde vit en autarcie loin de tout.

Nous croisons quelques panneaux qui nous font penser à une secte, plus qu’à « une organisation religieuse ».


Ils cuisinent au feu de bois, il y a des groupes électrogènes, des panneaux solaires, un jardin biologique que nous visiterons avec l’aide d’un guide chinois. Ils cultivent des tomates, des aubergines, des cornichons, des citrons, des poivrons, choux etc …… Il y a même une vanillerie

 


 

Depuis une dizaine d’années, les habitants s’efforcent de cultiver avec des engrais naturels.

Le sol est enrichi avec du compost de charbon de bois et les déjections de leurs animaux. Et oui en plus ils élèvent des poules


Et des cochons.

Il y a aussi des ruches et un marais salant : de l’eau de mer est chauffée dans une serre et ils peuvent récolter le sel.

Il y a aussi une cocoteraie et ils utilisent l’huile et le lait de coco.

Ils se nourrissent de leur récolte et le surplus est vendu aux habitants de Tikehau et aux touristes de passage. Ils n’achètent que la farine et le riz.

Nous leur avons acheté des salades (j’étais contente de retrouver de la verdure fraiche et croquante) des choux locaux et des papayes. Dommage que ce genre d’agriculture ne soit pas plus répandue sur les Tuamotu.

Finalement nous étions aussi curieux de leur mode de vie que lui (notre guide) du notre : venir de France avec un bateau…cela l’a laissé rêveur….


Nous retournons au mouillage devant l’hôtel. L’endroit n’est pas cartographié, nous naviguons donc à vue. L’eau est limpide et nous voyons bien les patates de corail tant que le soleil est au zénith. Pour le retour le soleil commence à décliner mais nous avons enregistré notre trace et tel le petit poucet le chemin du retour se fait sur la trace de l’aller. Le Pb est que nous avons pensé à appuyer sur le bouton « enregistrement » qu’ 1/2h après notre départ le matin. Il fait nuit noire quand nous finissons notre route. Je suis à la barre, ralenti ++, les yeux rivés sur le sondeur et Martial à l’avant éclaire la mer pour essayer de deviner les patates de corail prêtes à attaquer Ylang. Quel soulagement de pouvoir jeter l’ancre sans égratignure ! On a eu de la chance pour cette fois….

Le lendemain matin nous partons tôt pour un petit motu, ancienne ferme perlière qui est réputé pour être un centre de nettoyage des raies Mantas…sorte de salon de beauté spécialisé en raies Mantas J


Malheureusement, il devait y avoir grève du personnel ce matin là…nous ne verrons aucune raie…sniff !!

Nous nous rabattons sur la visite du village. Nous laissons l’annexe sur la plage d’un hôtel, qui nous louera des vélos. Au retour nous discuterons avec le patron, un homme d’une soixantaine d’années. Arrivé jeune, il a fondé une tribu et est propriétaire de plusieurs hôtels et pensions sur l’île. Il est fier de l’endroit où il vit et il a raison c’est un atoll magnifique. Il nous propose son corps mort avec gentillesse …échange de parcours de vie.

Grâce aux vélos nous faisons le tour de l’île oû est situé le seul village de l’atoll : Tuherahera.

La route est bordée de magnifiques cocoteraies très bien entretenues.

Vue à l’intérieur du lagon.


Nous croisons une gendarmerie, une poste, une école et plusieurs églises.


Nous déjeunons au snack où la moitié du village vient manger…simple et très bon.

Après le repas, la route croise la piste de l’aéroport (au fond perpendiculaire à la route)


L’aéroport est ouvert, désert et très bien ventilé.


Il y fait frais en ce début d’après midi et c’est l’endroit idéal pour….une sieste ! J


Après ce repos salutaire, nous reprenons nos montures et nous allons jusqu’au bout de l’île. Il y a là un chenal pas assez profond pour laisser passer des bateaux, mais bordé de plages magnifiques.


Nous continuons notre ballade côté extérieur de l’île et nous avons maintenant la vue sur l’océan.

Le sol que nous foulons est une ancienne barrière de corail (comme tous les atolls) et je découvre qu’une nouvelle barrière s’est construite autour de l’ancienne. Est-ce que la nature aurait déjà trouvé la parade à la montée des eaux dans ce coin du monde ?


Le lendemain de notre ballade, nous quitterons cet atoll si magnifique et si attachant avec une forte envie de « reviens-y ».

Nous devons nous rentre à Tahiti, nos amis Fabrice, Marianne et Arthur y arrivent très prochainement…


 

 

 


 

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