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64.COLOMBIEN BOGOTA

 

Après ½ heure de taxi et une heure et demi d’avion de Santa Marta nous atterrissons à Bogota. Capitale de la Colombie la ville occupe un plateau à 2700m d’altitude. A la sortie de l’avion nous troquons nos tongs pour des basquets-chaussettes, la température est descendue de 15°C par rapport à Santa Marta. Nous déposons nos bagages dans notre hôtel (Muisca du nom des premiers habitants de Bogota) aménagé avec goût dans le style local.

Nous partons immédiatement à la découverte de la ville. Bogota est sur un plateau adossée à la Cordillera Oriental toute proche.

Notre hôtel est un peu sur les hauteurs et très proche du centre historique.

 

Les façades sont colorées avec de jolis balcons de bois.

Beaucoup de fondations, d’institutions, d’universités…de très belles vieilles bâtisses restaurées….une ambiance d’étudiant dans ce quartier.

Alors que nous hésitions devant un restaurant touristique, un vieux bonhomme nous interpelle en remuant la tête de droite à gauche et nous montre en face un troquet beaucoup plus local. Comme cela fait partie du voyage, nous rentrons. Ici pas de carte, pas de menu, tout le monde mange la même chose. On démarre par une soupe l’ajiaco (un plat national : sorte de bouillon avec des pommes de terre, du poulet et une herbe locale) ça réchauffe et cela hydrate ! Ensuite une viande avec de la salade, des bananes frites et du riz coco et nous finirons avec un verre de purée de fruits (pastèque et ???…) très bon. Tout cela nous a coûté 2.50€ par personne !! nous croiserons le vieux monsieur tous les jours et nous le remercierons et lui tout content nous fait un grand sourire….la gentillesse des Colombiens… .

Nous arrivons à la place principale de Bogota : la place de Bolivar, véritable centre névralgique.

Avec le siège du gouvernement

L’autre coté de la place est plus touristique : des vendeurs de maïs pour que les enfants nourrissent les pigeons. En arrière plan, le palais de justice…

Et des propriétaires de lamas

La « bassine » est trop petite, il a beau écarter les pattes…tout est à coté…. L

Et évidemment un coté dédiée à la religion

Nous allons ensuite visiter le musé de l’or. C’est un édifice sur 3 étages qui renferme 34000 objets précolombiens en or massif ! Ils sont rangés par sujets (travail, ornements etc…) mais aussi par régions, avec toutes les différences de cultures.

Nous admirons le travail sur des toutes petites pièces (5 à 10 cm)

 

 

La visite se termine dans la salle des Offrandes, plongée dans l’obscurité, une musique entêtante précolombienne, puis des bruits d’eau (d’objets en or jetés dans le lac en offrandes pour accompagner le défunt) etc… bref on est dans l’ambiance. Mais c’est la fin d’une journée bien remplie pour nous, la fatigue se fait sentir (même mon appareil photo est en rade de batterie !) et j’avoue que nous ne consacrons pas tout le temps que mérite ce musée.

Le lendemain nous avons réservé un tour avec guide en vélo.

Le rdv est juste à coté de cette étrange église

On est prêts

J’ai un peu l’impression de participer au jeu télévisé de mon enfance : la tête et les jambes. Quand on s’arrête de pédaler, on a des explications exclusivement en anglais (notre guide très sympa est un californien installé à Bogota depuis 7ans). Intense mais très instructif (même si on n’a pas tout compris L ) et très sympa. On est dimanche et la particularité à Bogota est que le centre ville (112km de rues) est fermé à la circulation à partir du samedi soir jusqu’au dimanche soir.

La visite débute par une arène de corrida !! J’avoue que je ne pensais pas en trouver dans ce pays.

Là, si j’ai bien compris, notre guide nous explique  » preuve à l’appui  » que le toréador quand il était courageux au combat, se voyait attribuer pour son déjeuner les parties génitales du taureau…et donc avec ce régime les siennes grossissaient pas mal…cela vous donne des idées Messieurs ?

On s’arrête ensuite dans un jardin, où les gens pratiquent toutes sortes d’activités :

Cours de dance

Hockey sur « glace » (avec des patins à roulettes)

Cours de Capoeira, cours de gymnastique, etc…

Nous passons par des quartiers très British

 

Bogota a de nombreuses peintures sur ses murs qui véhiculent pour la plupart un message.

Ici aussi il vaut mieux manger 5 fruits et légumes…

Celle-ci pour la paix

Celle-ci pour :

La main de l’écologie ne fait pas le poids face à l’or noir…

Une petite fille qui a été enlevée…

Un avocat qui était devenu humoriste et faisait une émission que les Colombiens adoraient qui dénonçait avec beaucoup d’humour les dérives politiques…il a été assassiné et on a jamais retrouvé son meurtrier….

Certaines sont de vraies œuvres d’art…même sous la pluie.

Nous nous arrêtons dans un petit jardin où trônent des reproductions des sculptures qui viennent d’équateur et qui en taille réelle sont entre 1m et 2m

En face du jardin un mécanicien avec son enseigne

Nous faisons une pause dans une petite fabrique de café, où nous apprendrons que les meilleurs cafés sont envoyés à l’exportation et ceux dont les grains sont abimés ou cassés sont consommés sur place…en clair le café Colombien est meilleur en France qu’en Colombie…

Cela ne nous empêchera pas d’en déguster une grande tasse avec une bonne part de gâteau fait maison. Le vélo ça creuse ! J

A la sortie un jeune nous arrête pour nous interpréter un morceau de rap qui d’après Adrien (beaucoup plus expert que moi en la matière) vaut largement des rappeurs français qui remplissent les salles.

Notre visite se poursuit avec un marché riche en couleurs

Nous prenons un cours sur les fruits locaux qui sont nombreux

Ca ce sont des pittayas que le père de Martial cultive à la réunion, ceci sont particulièrement sucrés

Là deux fruits que nous avons découverts à Santa Marta : à droite le Lulo. Extérieurement il ressemble à un petit kaki de chez nous, intérieurement c’est un mélange de kaki et de kiwi avec un gout…comment dire …pourtant je suis bon public pour les fruits…un gout kawiki

A gauche une granadilla, sorte de maracuja (fruit de la passion) plus douce et avec des grains plus facile à croquer. Même Adrien adore

Et la photo suivante…ce sont….j’attends votre réponse…

J’en ai entendu répondre des pommes de terre !!…et non ….c’est une autre sorte de maracuja.

Juste en face du marché nous traversons un snack qui sent la saucisse frite, et nous débouchons dans une sorte de grand hangar entièrement peint de jaune et bleu. Nous allons découvrir le sport national Colombien : le Tejo.

Tout d’abord il faut choisir un palet : sorte de galette en métal qui pèse entre 600 et 700g.

Je dirais que c’est intermédiaire entre la pétanque et les fléchettes. C’est une piste de 18m de long avec à chaque bout un carré de boue dans un cadre en bois le but étant de lancer le palet dans le cadre de bois.

Au centre du cadre de boue il y a 4 petits triangles blancs qui sont en fait des pétards. Le but est de réussir en lançant le palet à en faire péter un.

Personne dans notre groupe n’a réussit, l’exploit pour nous était d’atteindre le carré de boue et de planter le palet, par contre en face il y avait des pro qui ont réussit plusieurs fois avec évidemment un bruit assourdissant.

Comme à la pétanque, quand tous les participants ont jeté leur palet, on le récupère, on l’essuie consciencieusement

et on recommence dans l’autre sens…

Entre les pistes, il y a des tables où les gens jouent aux dés ou aux cartes. Tout le monde a une bière dans la main, tous le monde parle fort et rigole, le tout dans une odeur de souffre…un moment mémorable.

En sortant de là nous traversons le quartier des filles de joie…l’occasion d’apprendre que la prostitution est légale et encadrée en Colombie. Elles sont regroupées dans une rue, et chaque immeuble accueille une nationalité, un type : les indiennes, les africaines etc… eh non Messieurs pas de photos, elles sont interdites dans ce quartier.

Nous rejoignons le cœur de la ville et ses animations : sorte de courses de cochons d’inde

Les gens déposent des pièces sur des cuvettes numérotées et renversées. Il pousse un cochon d’inde à courir, et il va se réfugier dans une cuvette faisant gagner ceux qui ont parié sur ce numéro.

Vente de crêpes de maïs avec sucre et colorant au choix…

Des indiennes qui tissent avec dextérité des colliers

Il y a aussi des gens qui font des mimes, d’autres qui vendent des fruits sur des charrettes…bref nous ne savons plus où regarder…le tour en vélo se finit, cela nous a permis de découvrir la ville mais surtout une petite partie de la vie des Colombiens.

Le dimanche à Bogota, en plus du tout piéton, les musés sont gratuits. Nous en profitons pour visiter le musée Botéro. On surnomme Bogota, l’Athènes de l’Amérique du sud car très culturel.

Botero est un artiste né à Médelin, et un peu partout en Colombie on peut voir ses œuvres très reconnaissables

Le lendemain nous partons pour la

La cathédrale de sel est située à Zipaquirà à 50km au nord de Bogota. Nous prenons le transport en commun le plus efficace de Bogota. Sorte de bus-metro avec ses voies dédiées, remarquable pour éviter les encombrements. Puis à son terminus un autre bus, bref au bout d’1h 30 nous arrivons. C’est un lieu surréaliste et étonnant, couvrant 10ha sur 3 niveaux. Il y a 250 millions d’années la mer s’est retirée doucement de cet endroit laissant d’énormes dépots de sels. Au fur et à mesure des civilisations l’homme a extrait le sel de cet endroit, jusqu’à en faire une énorme mine de sel.

Nous pénétrons par le niveau supérieur, par de larges couloirs percés de 1991 à 1995 desservant 14 stations du chemin de croix baignées dans une inquiétante lumière bleue.

 

Au niveau inférieur, dans un sanctuaire taillé par les mineurs en 1932, se trouve la cathédrale proprement dite qui mesure 120m de long pour 22 de haut .

Admirez la taille de la croix

Martial est assit devant un des piliers

Nous avons pris l’option « mise en situation » d’un mineur

On nous fait passer dans des couloirs étroits toutes lumières éteintes, claustrophobes s’abstenir…

Puis s’en suivent des explications toutes en espagnol, sur le travail d’un mineur, les règles de sécurité, les explosions…on n’a pas compris grand-chose L (pas d’explications en anglais dans le monument le plus visité de Colombie !)

Avant de partir nous regardons un film (sous titré en anglais merci beaucoup)qui parle de l’évolution des techniques depuis les indiens Muisca (premiers habitants de la région), qui faisait couler de l’eau sur la roche pour en extraire le sel

En passant par les espagnols qui ont fait creuser des galeries par des esclaves à coup de pioches et plus tard de dynamite jusqu’à des techniques contemporaines où l’on creuse des puits, que l’on inonde pour récupérer le sel.

Après une bonne demi-journée passée sous terre nous sommes contents de retrouver la lumière du jour.

Le lendemain avant de reprendre l’avion nous montons au Cerro de Montserrat culminant à 3152m d’altitude. Nous prenons un funiculaire

Et nous découvrons une vue exceptionnelle sur la ville

 

Bogota compte plus de 8.5 millions d’habitants, ville plus importante que Paris.

Sur la droite d’Adrien se trouve le Cerro Guadalupe, point culminant de la capitale à 3317m.

Nous sommes montés avec des écoliers en uniformes très excités par leur sortie scolaire

Notre séjour à Bogota s’achève, nous gardons un très bon souvenir de cette escapade dans les terres,

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