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17.GAMBAO

A notre rencontre avec les 3 bateaux français, Toccata, Birabao et Laurence, à Cachoeira, ils nous avaient dit qu’à Itaparica le dimanche suivant il y aurait une fête pour l’indépendance de l’ile. On n’allait pas rater ça !! Tous les bateaux se retrouvent au mouillage la veille.

Nous descendons à terre à la rame (notre moteur d’annexe chauffe et s’arrête) pour découvrir la petite ville. Elle est touristique (c’est un lieu où les habitants de Salvador viennent passer le weekend) et tout est plus « mignon » qu’à Salvador.

On tombe sur les équipages de Toccata (Régis et Pascale) et Birabao (Christian seul à bord !) au bar de la marina. On fait plus ample connaissance devant une caiperinha et le rdv est pris pour le lendemain : apéro sur Ylang avant la procession. L’apéro était plus réussit que la procession qui nous a laissé sur notre faim…

Ici aussi c’est un carrefour pour les bateaux : les nordistes et les sudistes.

Petite parenthèse : savez vous avec quel pays la France a la frontière la plus longue ? Eh bien c’est le Brésil, avec la Guyane (vous y aviez pensé ?? moi pas !). Il y a eu beaucoup de passages clandestins par la forêt Amazonienne, la France a « resserré les boulons » et les visas sont maintenant de 3 mois. Par mesure de réaction le Brésil accorde aux Français des visas de 3 mois alors que pour le reste de l’Europe c’est 6 mois (mais en cours de révision parait il). Les sudistes sont les personnes qui ont de la famille en France et profitent des vacances d’été pour voir enfants, petits-enfants etc…Et à leur retour ils redémarrent un visa de 3 mois. Après il y a beaucoup de versions différentes : 2éme visa payant, gratuit ? Il faut rester au moins (cocher les mentions inutiles J ) 15 jours, 3 mois, 6 mois … en France . Rien n’est clair c’est le Brésil, tout dépend de l’état où vous faites vos papiers mais surtout du fonctionnaire qui est en poste ce jour là….

Les nordistes (nous) sont ceux qui ne veulent pas rentrer en France ou comme nous n’ont pas envie de se (re)prendre la tête avec les autorités brésiliennes.

Ah j’oubliais une petite minorité : ceux qui déclarent leur arrivée que 1 à2 mois après et comme il n’y a pas de contrôles (si ils ne rentrent pas dans les ports), ils sont tranquilles …et vive le Brésil.

Revenons à nos nouveaux bateaux copains : Toccata descend au sud et Christian sur Birabao part au nord après une petite virée au sud. Il nous propose de le suivre, l’idée fait son chemin… Mais dans l’immédiat on se retrouve tous à Salvador (suivant les bateaux papiers, réparations ou courses sont nécessaires)

Nous on a besoin d’un thermostat pour le moteur de l’annexe et d’une clé 3G car c’est difficile de trouver du Wifi.

Certains nous ont dit : Yamaha 9.9cv (c’est notre moteur) tu n’auras pas de Pb, il y en a partout dans le monde…sauf au Brésil !!! Martial a fait toutes les boutiques qui font du moteur marin : nada. Rougnougnou le Brésil et son protectorat. Heureusement il trouve une turbine équivalente (qui fait tourner l’eau de mer pour le refroidissement du moteur) Finalement, le changement de cette turbine suffit à « réparer », on se passera du thermostat jusqu’au prochain pays « civilisé »

Pour la clé 3G c’est un autre parcours de combattant : il faut un N° (fiscal) que nous n’avons évidemment pas, pas non plus de brésilien super copain avec nous pour nous donner le sien… les bruits de pontons nous disent qu’à Barra dans un centre commercial de luxe ,il y aurait , dans une certaine boutique , une possibilité…Trouver le bon bus , descendre à l’arrêt où toutes les jeunes femmes « coquettes » descendent (idée de Martial qui s’avère très juste) et nous voilà dans un centre commercial, immense et très luxueux (type cap 3000 pour les niçois).

 

Il faut acheter la clé dans une boutique et les recharges dans une autre (c’est simple) et comme personne ne parle anglais (je ne vous parle même pas du français) c’est sur les traducteurs des ordinateurs que nous démarrons, douloureusement. Heureusement arrive un étudiant français en commerce international qui abrégera nos souffrances. Rencontre sympa, chemins de vie croisés.

Il s’avèrera que cette clé marche très mal en dehors des grandes villes où il y a du wifi …rougnougnou.

Ici Adrien accepte de passer chez le coiffeur

Ah les ados, il leur faut leur standing…

De retour sur le bateau, Martial veut faire le plein d’eau. La pression est telle (genre pipi de chat) que l’eau n’arrive à « monter » d’un mètre pour arriver à l’entrée de nos réservoirs. Il passera la soirée à remplir des sceaux et à transvaser….rougnougnou. Je vous passe les détails de l’employé qui à la fin de son service ferme la vanne d’arrivée d’eau, heureusement qu’elle est extérieure au bureau et que sur le quai tout le monde connait « l’adresse »…et vive le Brésil.

Enfin on est prêts et contents de changer d’air, nous suivront Birabao et Toccata.

Départ matinal après le plein de gazole pour arriver marée montante (on est en train de devenir des débutants confirmés en marées, gros progrès depuis la méditerranée !) 30 miles au sud de Salvador à Gamboa.

Pécheurs croisés sur la route.

 

 

Soirée sur Toccata avec des pates au Gorgonzola. Nous découvrons le sens de l’humour de Christian (Birabao) Régis et Pascale (Toccata) et nous passons une très bonne soirée.

Le lendemain l’amiral (c’est comme ça que l’on appelle Régis, car c’est à lui que revient la corvée de gérer le planning, de lire les guides et nous le suivont) nous a prévu une petite ballade à pied de Gamboa à Morro de Sao Paulo par la plage. Nous passons par des plages magnifiques

 

A quelle heure est la marée haute?…nous on est prêts….

 

 

 

 

 

 

Superbe ballade, mais il faut se dépêcher à la fin, la marée monte et l’eau submerge certains passages.

La porte d’entrée de la ville, lieu d’arrivée de très nombreuses navettes (ici lanchas)

Morro de Sao Paulo est un genre de St Tropez local. Plages et fêtes pour les « teuffeurs » de Salvador.

A l’entrée il y a même une pancarte « Ibiza, esquena  Ibiza » (Ibiza c’est quoi Ibiza ?)

Les voitures y sont interdites

Le moyen de transport est la brouette, elles sont magnifiques, en couleur et très propres.



 

 

 

 

Panneau (et vue) magnifique qui devrait être utilisé plus souvent.

En face de l’église un magnifique flamboyant où il fait bon s’assoir à l’ombre.

Un arbre qui soutient le mur ou l’inverse ?

Ici pousseur de brouette est un métier d’avenir…

 

 

Il y a de jolis magasins, dont voici une très belle devanture.

On mange dans un genre de bar à pates : on choisit ses ingrédients, ses pates, le chef nous fait cuire tout ça de manière spectaculaire. Tout le monde aime forcément et ce qui ne gâte rien la vue est superbe sur

des piscines naturelles coté océan où l’eau est beaucoup plus claire.

 

Après le repas petit tour à la plage, tout y est : surf, tyrolienne gigantesque

ET…..

Merci Christian pour la photo qui n’est évidemment pas de moi.

Retour en navette à Gamboa. A la sortie de l’embarcadère, il y a un français Jean Bruno qui tiens une lanchonette (=snack) où nous nous gavons de délicieux jus de fruits : abaccaxi (ananas) pour Adrien, mangue pour Martial et goyave pour moi.

Nous profitons de la marée montante pour aller mouiller à Bom Jardin. Nuit tranquille devant une petite plage idyllique.

Mais nous sommes attendus par Jean Bruno à Gamboa pour un super repas : il nous a fait un échantillon de tous les plats locaux, différents de ce que l’on trouve partout.

Nous ferons une ballade ensuite dans la « ville » qui vient d’être goudronnée.

Tout est propre et vert


A Gamboa il y a 2 rues : la rue de devant et la rue de derrière, par rapport à la mer. (C’est écrit comme cela sur les courriers !!) Ambiance familiale, tranquille.

Nous repasserons à notre remontée sur Salvador à Gamboa. Nous essuierons un gros orage où une chauve souris atterris dans notre cockpit. Martial tend un bout (une corde pour les terriens) et la suspend pour qu’elle retrouve sa position favorite. Nous la laissons se reposer, elle repartira d’elle-même.


Le voyage est fait de rencontres improbables…..

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