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61.CURACAO

 

En préambule : dans la série « j’ai des problèmes avec mes photos » là c’est de mon ordi. qu’elles ont disparu suite à une mauvaise manipulation. J’ai pu en récupérer quelque unes et j’ai trouvé les autres (qui correspondent à ce que l’on a vu) sur le net.

Le trajet de Bonaire se fait sous Parasailor à 8 nœuds : rapide (une 40ene de milles séparent Bonaire de Curaçao) et agréable. Dés notre passage au sud de l’île nous sommes survolé à basse altitude par les gardes cotes. Pas arrivés et déjà fichés !! Ils tournent dans la zone jusqu’à Klein Curaçao (îlot désert au sud de l’île).

Nous remontons avec pas mal de vent sud-est l’île jusqu’à Willemstad la capitale. J’avais lu qu’il fallait rentrer dans une lagune pour arriver au mouillage (de Spanish Water) et j’étais persuadée que c’était celle de Willenstad. Il faut dire à ma décharge que je n’ai pas trouvé de guide de Curaçao, que sur mes 2 cartes électroniques Spanish water est noté Spaanse et c’est seulement en agrandissant qu’il apparait Spaanse Water.

Nous dirigeons donc nos étraves devant le canal Willemstad et trouvons un pont…. fermé. Un peu inquiet (nous n’avons pas d’horaires d’ouverture du pont et pour cause, il ouvre à la demande), mon capitaine me dit « appelle sur la VHF ». Oui mais j’appelle qui ? (déjà que mon anglais n’est pas terrible) je tente un timide « the bridge for Ylang Ylang » et à ma grande surprise il nous répond (le bridge!).

Après nous avoir fait patienté 1/2H pour laisser sortir un cargo, nous pouvons pénétrer dans les eaux calmes du canal. Nous longeons une haie de maisons très colorées caractéristiques de Curaçao.

Nous passons ensuite sous le pont très haut perché où circulent des voitures. A chaque fois qu’il verra ce pont Adrien ne pourra s’empêcher de dire « mais qu’est ce qu’elles sont hautes ces voitures », impressionné à chaque fois. J

Nous nous retrouvons dans une vaste zone industrielle avec des cheminées crachant des flammes et des nuages de poussières, des cargos et pas un seul bateau de plaisance en vue !! Impression de s’être trompés de planète. Nous explorons les recoins dans l’espoir de trouver un endroit plus agréable, mais rien ! la tour de contrôle (que Martial a appelé á la VHF) nous confirme que nous ne sommes pas à notre place et nous conseille le lagon 6 milles au sud. Nous repartons, redemandons l’ouverture du pont (euhh excusez nous, on s’est trompés, on peut sortir svp ?).

Il faut savoir que ce pont c’est LE point touristique de Curaçao et il y a toujours beaucoup de monde dessus. Et à chaque ouverture les gens sont bloqués et doivent attendre le passage du bateau. Impossible d’être discret

Ensuite il a fallu remonter contre le vent et la mer au moteur pour atteindre Spanish Water. Une heure d’essoreuse plus tard, nous passons un petit canal :

Il est bordé par un hôtel qui s’est aménagé une plage-piscine :

Nous pénétrons dans une immense mer intérieure bordée de belles villas :

Cela forme une sorte de dédalle avec des ilots de verdure et des criques profondes :

Il y a pas mal de bateaux au mouillage, nous mouillons au mieux. Peu de temps après notre arrivée, le français qui est derrière demande (sans dire bonjour) à Martial s’il est sûr de son ancre (quels râleurs ces français L ). Et il est mal tombé : si il y a un sujet sur lequel on ne peut attaquer mon capitaine c’est bien son ancrage ! Martial lui répond simplement « oui » et tourne les talons ! Taiseux contre râleur, c’est mon capitaine qui marque un point mais quelle arrivée !

Le lendemain nous nous déplaceront, car nous n’aimons pas les voisins ronchons. Ces îlots de verdure avec de belles villas sont agréables mais à tribord nous avons vue sur un alien :

On a jamais su de quelle planète il venait : plateforme pétrolière en construction ? en réparation ? à quoi lui sert l’énorme trompe qu’il a devant ? Il y a toujours des hommes qui travaillent dessus que font ils ? la nuit il est éclairé comme un arbre de Noël !pourquoi ?

Nous avons eu un vent soutenu tout le temps de notre séjour, et nous sommes sous le vent d’une carrière qui nous remplit le bateau de poussière :

Voilà pour l’ambiance au mouillage…

Le premier matin après avoir déplacé le bateau nous partons pour le parcours de combattant qu’est la Clearance sur cette île.

Tout d’abord prendre le bus. Il y a un réseau wifi (Sol) qui en première page donne toutes les infos et les horaires de bus, mais c’est à titre indicatif, parce que le bus, lui il passe quand il veut !! Nous attendons donc une heure sous un soleil de plombs. La dame conductrice fait la tête quand je la paye en UD$ (il n’y a par de retrait d’argent dans la zone). Nous allons au terminus Punda, qui est le quartier central de Willemstad. Là nous ne sommes pas très loin des douanes où nous attendons car il y a du monde. Il y a beaucoup de papiers à remplir mais le douanier le fait avec sourire et gentillesse. Ensuite il faut se rendre à l’immigration. Pour cela nous devons emprunter le (fameux) pont flottant.

Remonter sur l’autre rive pour arriver sous le grand pont (où les voitures sont toujours aussi hautes J ). Remplir des papiers encore et encore (un questionnaire pour savoir si l’île nous a plait….euh je sais pas, j’suis arrivé hier…mais on répond « oui » bien sûr pour pas contrarier) et là il est déjà plus de 12h30. Il nous manque un permis de croisière. Le bureau qui le délivre est à coté de l’immigration mais est fermé entre 12h30 et 13h30…nous patientons une heure. Il faut déclarer où on est mouillés et si on veut bouger il faut le déclarer avant ! On se sent un peu parqués. Finalement à 13h45 nous sommes en règle mais affamés. Nous retournons autour du pont flottant et faute de mieux nous mangeons dans un Subway !!

Nous nous baladons en ville, qui semble être un décor de théâtre pour touristes, avec des boutiques de T-shirts et autres babioles importées de Chine. Il faut dire que c’est une destination très courue par les paquebots de croisière.

Pour finir nous faisons un petit tour du coté du marché flottant :

Ce sont des lanchas vénézuéliennes qui viennent vendre leurs fruits, légumes et poissons. J’ai voulu acheter des fruits, ils se sont avérés très chers et ils se sont périmés très vite. Les vénézuéliens nous ont vus arriver…

Une des rares choses, facile et pas chère a été d’avoir du wifi : sur la page du réseau Sol, il est indiqué le nom d’un bateau mouillé dans la rade. Tu va le voir, tu trouve le cousin du père Noël (par sa barbe J) il te fait payer 10$ pour une semaine, il te donne un code et…ça marche presque comme à la maison!

Nous avons du mal à trouver nos marques au début, il y a un quai à dinghy très petit. En face un genre de petit snack mais pas très accueillant, et pas grand-chose alentour. Heureusement nous trouvons un canadien avec une bière attablé au snack. Il est là depuis des années et semble un peu désabusé. Non il n’y a plus d’ « happy hour » où tous les marins se rencontrent et s’échangent des adresses. Il nous indique que par l’intermédiaire du snack quelqu’un loue des voitures. 2h après nous avions une voiture pas terrible, pas chère, avec un contrat fait sur un bout de papier, mais qui nous a permis de nous balader.

La première journée est grandement consacrée aux courses nautiques (Ylang aime se faire bichonner par Martial) et des courses alimentaires (il faut nourrir le capitaine sinon il mord J ). Nous avons eu le temps de faire une virée dans le nord de notre mouillage : impression pas terrible : les maisons ne sont pas soignées, c’est sale dans pas mal d’endroits, c’est très sec, bref on n’est pas emballés. Nous faisons un tour dans une plantation d’aloa vera qui fait ses propres produits de soins.

Le lendemain nous faisons un tour d’île.

Visite d’une grotte et tour de l’île coté nord ouest. Impression très mitigée, avec toujours des maisons tristounettes, des ordures qui trainent, un paysage très sec avec quelques cactus pour la côte au vent (Est). La côte sous le vent a quelques belles plages où des complexes touristiques ont été aménagés. Certains sont maintenant laissés à l’abandon et commencent à tomber en ruines….

C’est la visite d’une ferme aux autruches qui m’a le plus emballée.

Les visites sont guidées et à heures fixes. Nous attendons notre tour en observant les autres pensionnaires de la ferme.

Un fourmilier qui dormait comme un bien heureux dans sa piscine d’eau boueuse (j’avais une très belle photo snifff)

Mais ceux qui nous ont le plus attendris ce sont deux inséparables.

Il suffisait de tendre le doigt à coté de leur perchoir pour qu’ils nous montent sur le bras.

 

 

A un moment donné ils ont poussé leurs gamelles vides. Je suis allée leur remplir d’eau et Martial a piqué une cacahuète dans la cage du perroquet. Quel spectacle de les voir décortiquer la cacahuète et en manger chacun une graine avec application !!

La visite se fait dans un truck et notre guide alterne le papamiento, l’espagnol et l’anglais, impressionnant !

J’ai découvert que le plus grand et le plus rapide des oiseaux terrestre…. ne vole pas !

Le mâle possède un plumage noir avec l’extrémité des ailes blanches tandis que la femelle a un plumage brun terne. On dit que leurs yeux sont généralement plus grands que leurs cerveaux.

Le mâle adulte pèse environ 140/170 kg et la femelle 110/130 kg.

Ses pattes n’ont que deux doigts. La faculté de voler a été remplacée par la puissance des pattes pour courir et se défendre. Un coup de pieds à une force d’impact de plus de 200 kilos, et l’ongle de leurs pieds peut apparemment vous scalper en deux.

Les nouveaux nés mesurent environ 20 cm et pèsent entre 800 g et 1 kg.

Ils grandissent de 15 cm par mois pendant les dix premiers mois.

D’après Adrien qui les a nourrit, elles ont un cou très doux.

Elle peut se reproduire pendant 40 ans. Un œuf est pondu tous les trois jours, soit une moyenne de 30 à 60 œufs dans la saison. L’incubation dure 42 jours.

L’œuf d’autruche pèse 1,700 kg en moyenne et équivaut à 24 œufs de poule. (Un œuf suffit à faire une omelette pour 6 à 7 personnes)


Un œuf peut peser plus d’un kilo et demi


L’œuf est hyper résistant, on peut grimper dessus…de coté il supporte 600kilo et en hauteur il peut supporter jusqu’à 1000 kilo

On élève les autruches pour leur viande, mais aussi pour leur cuir et leurs plumes.

Rien ne se perd dans cette ferme….les restants du resto vont au compost, les restants de la boucherie vont à 3 crocodiles qui servent de poubelles et les os sont séchés au soleil pour ensuite confectionner des bijoux ou autres objets.

Il y a un restaurant très agréable où nous avons mangé…de l’autruche bien sûr !

Vous êtes en train de vous dire que vous avez échappé au quart d’heure d’histoire du pays …mais non !! il arrive

Ce sont les Espagnols qui ont découvert l’île en 1499 et qui se l’approprièrent en réduisant les indiens à l’esclavage. Les Hollandais ont repris l’île aux Espagnols pour le sel (dans les nombreux marais) qui leur était indispensable pour leur pêche aux harengs. Ils ont vite compris qu’avec les deux immenses lagons, ils pouvaient accueillir pas mal de bateaux en toute sécurité et faire du commerce. Et Curaçao devient un centre très important du commerce d’esclaves. A l’abolition de l’esclavage Curaçao a été obligée de chercher d’autres ressources, qu’elle trouva en raffinant le pétrole des ses voisins Vénézuéliens. Après le premier choc pétrolier l’île rebondit encore en favorisant le tourisme. Aujourd’hui Curaçao est indépendante rattachée au royaume de Nederland (qui contient 4 états : la Hollande, St Martin, Aruba et Curaçao), a rallumé ses raffineries et reçoit plus de 20 bateaux de croisière par mois.

 

Lorsque les Espagnols s’approprièrent l’île de Curaçao, ils avaient dans leur soute, des oranges. Ils décidèrent d’en faire la culture sur l’île. Mais, ils n’arrivèrent qu’à produire des petits agrumes au goût si amer qu’ils étaient immangeables. Déçus, les Espagnols se désintéressèrent de l’arbre, le laissant à l’état sauvage. Deux ans plus tard, les Hollandais, qui investirent l’île, furent intrigués par ce petit arbre. Ils ne constatèrent que l’écorce de ces fruits séchés au soleil produisait une savoureuse essence aromatique. Ils distillèrent l’écorce, ils y ajoutèrent des herbes et des épices et c’est ainsi que naquit la liqueur de Curaçao…

 

A partir du mouillage on peut aller à pied au fort Beekenburg, en longeant une plage (qui donne sur notre alien) fréquentée essentiellement par les locaux.

Ce fort a été construit pour protéger l’entrée du lagon de Spanish Water du temps où le commerce était florissant. On est monté au sommet de la tour d’où on a une vue à 360° magnifique (resniff mes photos L )

Nous avons suivit le même parcours de combattant pour faire notre sortie (le permis de navigation en moins) et nous en profitons pour nous balader encore à Willemstad.

Adrien s’occupe pendant que l’on fait des papiers

Non ne vous inquiétez pas, il n’a pas pris la grosse tête (son père veille) ….c’est l’ombre d’un lampadaire J

 

C’est amusant d’aller à une heure pile voir cette horloge carillonner. Une mélodie est jouée par les cloches pendant que des petits personnages défilent en dessous.

C’était impressionnant de visiter la synagogue dont le sol est couvert de sable blanc.

Il y a deux explications : la première est que cela célèbre Moïse qui a vécu 40 ans dans le désert. La seconde est en souvenir des Juifs qui pendant l’inquisition en Espagne (avant qu’ils migrent vers la Hollande ou d’autres pays) se cachaient dans des pièces sécrètes où le sol était recouvert de sable pour amortir les bruits.

Le Hollandais est une langue complètement hermétique pour nous sauf…..

 

Nous partons le lendemain après midi pour Santa Cruz au nord –ouest de l’île pour diminuer la route à faire pour Aruba.

Partie technique

-Ils parlent tous papamiento(le créole local), l’anglais, le dutch.

-La monnaie est le nafle (1US$ = 1.75 nafles), mais le dollar est accepté partout, sauf qu’ils vous rendent la monnaie en nafles. On se retrouve avec un tas de pièces, du coup on a retiré des nafles pour tout payer. La moitié des guichets CB (appelés ici ATM) vous laissent le choix de la monnaie.

-Le ponton à dinghy est à Fisher Harbour au nord du mouillage.

-Pour les autorités : prendre un bus (à la sortie de la marina prendre droite jusqu’au rond point) direction Punda. A la descente du bus continuez tout droit dépasser le marché flottant, devant le canal qui coupe la ville en deux, le bâtiment beige des douanes fait l’angle.

L’immigration est sur l’autre rive (Otra-Banda). Traversez par le pont amovible ou par les navettes gratuites dans le cas où il est ouvert. Longez l’autre rive, après une petite montée vous trouverez une barrière et un guichet. La vigie vous donne un papier qu’il faudra faire tamponner par l’immigration et vous indique le chemin. ( sous le grand pont)

C’est dans le bâtiment (très proche) que le « port
authorities » vous délivre un crusing permit (10$) ….qui est plutôt un permis d’ancrer. Ils vous demandent où vous êtes mouillés (pour nous zone A) et si vous voulez bouger, il faut leur dire et repayer le « cruising permit »….il y a très peu de mouvement de bateau du coup.

 

 

 


  • Les zones sont délimitées par des bouées jaunes
  • Nous étions prés du chenal : attention il n’y a pas de limitation de vitesse dans le chenal et du coup le weekend ça bouge.

 

  • Les supermarchés sont très bien achalandés. Ils organisent des navettes de Spanish Water vers leur magasin. Tout est bien expliqué sur la page d’accueil de Sol.

     

  • Il y a un Island Water Word sur la route qui mène à Punda pas mal achalandé et des vendeurs très gentils.

     

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