65.COLOMBIE CARTHAGENE

 

Nous retrouvons Ylang Ylang avec beaucoup de joie, après une longue absence. A l’intérieur tout est propre, pas de traces d’humidité. A l’extérieur : le pont est plein de poussière et sous la flottaison c’est un festival de coquillages, d’algues, d’éponges, de petits crabes et crevettes. 4 jours de nettoyages et de remplissage de frigo et congélateur et nous voilà prêt.

Nous avions envoyé un mail à Dino (notre agent) depuis la France pour lui donner rdv. N’ayant pas de nouvelles nous le faisons appeler par la capitainerie (c’est un truc que je conseille à tous les bateaux : passer par la capitainerie, fait réagir Dino, trop craintif de perdre son image). Dino arrive donc en prétextant une panne de son système informatique !!..Il s’occupe de notre « zarpé » (sorte de laisser passer pour se déplacer d’une ville à l’autre en Colombie) c’est promis il nous l’amène la veille de notre départ. A notre question combien cela coûte, il répond « rien du tout, c’est compris dans les frais d’entrée ». Il nous donne rdv le lendemain matin pour aller à la banque avec lui pour racheter un « cruising permit ». C’est une taxe que l’on paye que l’on navigue ou pas et qui n’est valable que 2 mois. Le notre est dépassé, nous devons en reprendre un.

Le lendemain, Dino a regroupé 4 à 5 bateaux et emmène tout ce petit monde au 14ieme étage d’un immeuble prendre un papier, puis dans une banque payer et faire tamponner notre fameux permis. Le coté positif est que je rencontre d’autres navigateurs avec qui nous bavardons. Le coté plus noir de l’histoire est que je me rends compte que le papier que je viens d’avoir, tamponné par la banque n’a rien à voir avec le premier permis que nous a fournit Dino !! et en regardant de plus près, le premier n’a aucun tampon !! ce n’est pas le même papier…je comprends maintenant pourquoi il a mis tant de temps pour nous le fournir, pourquoi il a une faute d’orthographe et surtout pourquoi il ne nous propose pas de prolongation de permis…je pense que le premier permis n’a jamais existé officiellement malgré le fait que nous l’avons réellement payé !!

Le lendemain, n’ayant plus aucune confiance en Dino je demande de confirmer le rdv à la capitainerie…et Dino est en avance ! A son habitude il sort 10 dossiers de sa sacoche (pour montrer qu’il est très très occupé), ensuite il sort le fameux zarpé, brasse les papiers de notre dossier, les range dans un ordre différent, rajoute des photocopies qui ne servent pas …et sort tranquillement un petit bloc de reçus et se met à nous en remplir un !! Mr Dino nous réclame 35$ supplémentaires (il bredouille une excuse bidon pour se justifier), et il a déjà remplit le reçu !! C’est à ce moment là précis que j’explose : trop c’est trop…et malgré mon anglais pour le moins imprécis, Dino a très bien compris qu’il fallait arrêter tout de suite de me prendre pour une idiote et repars sans ses 35$.

Nous quittons Santa Marta (après un plein de gazole) le lendemain matin direction Carthagène.

Nous servirons de taxi pendant 2 bonnes heures à une jolie aigrette.

Nous arrivons le lendemain en vue de Carthagène. De loin la ville est plus proche de Miami que du surnom qu’on lui donne : la Venise des Antilles.

Nous longeons le mur d’immeubles et nous prenons la première passe en venant du nord. Carthagène possède deux voies d’accès. La plus large des deux se nomme Boccagrande et la plus petite Bocachica. Craignant de ne pas assurer une surveillance suffisante sur Bocagrande, les Carthaginois construisirent un mur sous marin qui affleurait fermant ainsi l’accès de cette passe et obligeant les bateaux à emprunter la passe sud de Bocachica. Celle-ci par son étroitesse permettait un contrôle efficace des bateaux entrants.

Depuis plusieurs années les Carthaginois ont aménagé une brèche de 30m de large (et 5 de profondeur) nous évitant ainsi de faire le tour par le sud (raccourcissant la route de 13Milles). C’est la première fois qu’Ylang rentre dans un mouillage à travers la porte d’un mur.

 

La presqu’île de Bocagrande que nous contournons est aujourd’hui recouverte d’immeubles.

L’entrée du chenal est surveillé par une vierge et de son enfant

…et par des pélicans.

Nous avons du mal à trouver une place dans un mouillage très chargé coincé entre le club nautique d’un coté et le chenal et la marine colombienne(ses navires et ses sous marins) de l’autre.

Nous ne sommes pas très à l’aise. Encerclés par des immeubles, avec un mouvement incessant de bateaux qui visiblement n’ont pas de notion de limitation de vitesse dans un mouillage et qui sont conduits par des sourds : sono à tue tête.

Nous sommes mouillés juste à coté d’un bateau (Cadans) avec 2 Italiens avec lesquels j’avais sympathisé lors de ma sortie avec Dino pour notre permis cruising. Ils nous apprennent que tout est fermé pour 4 jours en raison de la plus grande fête de Carthagène. C’est ce weekend qu’à lieu l’élection de Miss Colombie et le final du concours de beauté coïncide avec la fête de l’indépendance. Les colombiens sont fous de concours de beauté, les magazines consacrent des numéros spéciaux, les municipalités sponsorisent leures candidates, des groupes réservent des bateaux…

et passent au ras de nos mouillages …tout le monde est sur le qui vive.

La capitainerie est fermée, impossible de faire des papiers d’entrée ou de sortie…

L’avantage de ce mouillage est que nous pouvons partir à pieds visiter la cité historique.

L’entrée de la ville se fait par le portail de l’horloge

 

 

 

 

 

Classée depuis 1984 au patrimoine de l’Unesco, Carthagène de Indias ainsi appelée pour la différencier de la Carthagène espagnole dont elle a pris le nom, fut pendant 4 siècles, le plus important port espagnol du nouveau monde. La cité, à l’arrière de ses murailles est une mosaïque de places, de demeures abondamment fleuries, de cathédrales…Aujourd’hui restaurée, elle est devenue « branchée » avec ses restaurants à la mode et ses façades anciennes abritant des hôtels, très touristique.

 

 

 

 

J’adore les couleurs qui rendent la vie plus gaie…et là je suis servie, toutes les couleurs sont mélangées et l’ensemble reste harmonieux et éclatant

Nous croisons des groupes très colorés aussi  : attention zone touristique, photos payantes.

Le maquillage est aux couleurs de la Colombie, c’est la fête de l’indépendance.

Nous sommes étonnés de la proportion de gens type afro-caribéens, que nous n’avons pas rencontré à santa Marta et à Bogota. Ici certaines de ces femmes en costume traditionnel portent des paniers de fruits sur la tête et demandent de l’argent pour se faire photographier.

Sur une jolie petite place nous retrouvons une statue de Botero.

Nous sommes rentrés dans l’hôtel Sofitel, installé dans un ancien couvent Santa Clara. Le cadre est très beau et le personnel très accueillant (la serveuse parlait même français). Nous nous sommes offert un café qui ne nous est pas revenu très cher au regard des petites douceurs qui nous ont été offertes avec. Au milieu de la cours :

Au retour nous passons par « El portal de los Dulces » porte des bonbons, où se concentrent les vendeurs de friandises.

Ce n’est pas très loin que nous avons mangé et que nous avons découvert la limonade de coco : fait maison, super bon et super rafraississant par ces temps de chaleur…

Ensuite nous découvrons la plaza de la Aduana, c’est la plus grande place de Carthagène. Son nom rappelle les bureaux de douanes qui l’occupaient au 20ieme siècle.

Pour le plaisir encore quelques rues

Nous rentrons au bateau, mais la journée n’est pas finie : nous avons invité nos voisins italiens pour l’apéro. et deux jours plus tard nous irons manger sur leur bateau une super « pasta » ( miam ! je retiens la recette). Nous passons deux soirées avec des mélanges d’anglais, de français, d’italien à parler bateaux, voyages, parcours de vie, à rire…encore une très belle rencontre.

Nous avions décidé d’aller au « cerro de la Popa », la colline de la poupe. Point culminant de Carthagène (148m), elle tire son nom de sa ressemblance avec un galion espagnol, un paquebot échoué sur le toit.

Nous arrêtons un taxi : le prix est multiplié par 5 par rapport à Santa Marta !!! Conciliabule, et finalement c’est au 3ieme taxi au même prix que nous montons. Au sommet un monastère (entrée un peu chère : zone hyper touristique) et surtout une vue imprenable.

L’intérieur du monastère est moins intéressant et moins mis en valeur que celui du Sofitel.

 

La sortie nous ayant couté beaucoup plus cher que prévu (espèces obligatoires) nous rentrons au bateau les poches vides…après une limonade au coco tout de même.

Ce n’est que le lendemain que nous allons au fort de San Felipe de Barajas. C’est le plus important fort construit en Amérique par l’empire espagnol. Nous avons un audio guide en Français et nous comprenons ( !!!) l’histoire sans trop d’effort ! Carthagène est bâtie sur une ile et ce fort avait pour mission de protéger la ville et ses deux ponts d’accès.

Le château a été construit en 1536 par des esclaves et plusieurs fois agrandi, il est achevé en 1657.

L’escalier peint en rouge actuellement devait être détruit en cas d’attaque.

Le canon planté dans le sol servait de point fixe pour installer un treuil pour monter des diverses fournitures utiles au fort.

Ils espéraient que la vue de murs aussi hauts déstabiliserait les attaquants

Le fort a été conçu par un stratège militaire de l’époque et était formé de 7 barrières défensives, qui complexifiaient l’accès.

En dernier recours ils se retranchaient sur le haut du fort où était aménagée une citerne et des stocks de vivres, la ville se barricadait.

Il faut dire que juste derrière le fort il y avait des marécages et ils avaient passé des accords avec les moustiques. Ils attendaient tout simplement que l’armée attaquante soit disséminée par les attaques de moustiques !!

Il y a eu une fois où cela n’a pas marché car les Espagnols sont allés recruter au Venezuela leur « chair à canon » beaucoup plus résistants aux moustiques et le siège a duré si longtemps que la moitié de la ville est morte de faim.

Ils avaient une série de passages souterrains secret qui servaient à entreposer de la poudre et des vivres mais aussi conçus pour faire des guets à pan : un assaillant qui s’aventurait dans un de ces couloirs ne pouvait en ressortir vivant.

Au mouillage tous les matins nous voyons passer, ce que Martial a appelé le RER B : une navette qui emmènent les travailleurs (essentiellement noirs) vers le centre ville. Je ne pense pas qu’ils s’embêtent beaucoup avec des normes de sécurité, où sont les gilets ? un par personne ?

Et de temps en temps des pêcheurs à la rame, lancent des filets au milieu de ces mouvements incessants

Le contraste entre les deux mondes est saisissant.

Pour les marins :

Nous n’avons pas eu de vent, donc pas d’ancres qui dérapent, mais très chaud et avec le port de commerce tout proche, (en activité bruyante 24h sur24) des nuits difficiles.

Nous sommes arrivés à un moment spécial où la marina était en travaux et fermée. Donc nous n’avons jamais payé pour laisser notre dinghy au ponton, par contre c’était parfois difficile.

Il y a une superette à deux pas, un peu chère (par rapport à Santa Marta) mais très bien achalandée. Nous y avons passé pas mal de temps car au fond de ce supermarché il y a une petite cafétéria et un wifi gratuit très rapide. (30mn gratuit maisen fait illimité en recommençant une nouvelle session). Cet endroit remplace un peu le club house où tous les marins se croisent: c’est climatisé, on peut boire, et le wifi est de bonne qualité.

L’agent ici pour le départ est « la sœur de Gladys » qui est charmante, claire. Nous avons payé 110$.

A Santa Marta un agent de la douane était venu nous rendre visite pour nous expliquer que sur certains achats (alimentaires par exemple) nous pouvions récupérer la TVA locale (de 16%). Nous avons consciencieusement gardé nos reçus et remplit les papiers, nous sommes allés dans les bureaux de la douane en compagnie de « la sœur de Gladys », elle a essayé de leur expliquer, ils n’ont rien voulut savoir…pas envie de travailler…

Au final entre les deux permis de cruising, les deux agents, les formalités en Colombie nous sont revenues à 350€, ce qui permet à la Colombie de remporter la palme du pays le plus cher…record qui risque d’être battu par Panama d’après mes infos L.

 

Nous sommes contents de quitter Carthagène, sa chaleur, son bruit et ses eaux marrons. Il nous a fallu 1h 30 pour atteindre la passe sud Bocachicca et retrouver des eaux bleues.

Petit fort surveillant Bocachicca

Nous nous dirigeons 10 milles au sud vers le petit archipel de Rosario. Nous y passerons une nuit. A notre arrivée, 2 jeunes en barque viennent nous tracer le chemin pour éviter les patates de corail …et nous demandent 10$.

C’est là que les riches Carthagénois viennent passer leur weekend, chacun sur son îlot.

Il y a même un parc à poisson

Le lendemain nous partons 36 milles au sud vers San Bernardo. Les cartes sont très imprécises et comme nous cherchions un mouillage, un bateau vient pour nous placer. Echauder par l’accueil de la veille nous restons assez froids, mais ici on s’est éloigné des grands lieux de tourisme, l’ambiance est différente. L’homme nous souhaite la bienvenue, et nous propose de venir le voir dans son village.

C’est curieux, les gens sont regroupés et entassés sur la plus petite île Islote.

Il y a ici apparemment 1200 personnes qui vivent et leurs ancêtres ont quitté la grande île voisine car avec ses marécages ils l’appelaient « la mère des moustiques ».

Aujourd’hui sur les îles voisines de Mucura et Tintipan il y a des demeures de riches Colombiens ou des hôtels et cela assure un revenu à la moitié de l’île.

Les gens vont et viennent autour de nous, à la rame ou à moteur, en nous disant bonjour gentiment avec la main.

Nous sommes pressés par le temps et c’est avec regret que nous quittons notre mouillage, le lendemain sans contact avec la population.

Sur le chemin du départ nous croisons une magnifique petite tortue…morte malheureusement, sans cause apparente.

Nous quittons la Colombie avec la sensation d’une visite à compléter. La richesse de son histoire, la gentillesse de ses habitants ont rendu notre séjour très agréable.

Lever de soleil sur des îlots en face de Isolate.

 

 

 

64.COLOMBIEN BOGOTA

 

Après ½ heure de taxi et une heure et demi d’avion de Santa Marta nous atterrissons à Bogota. Capitale de la Colombie la ville occupe un plateau à 2700m d’altitude. A la sortie de l’avion nous troquons nos tongs pour des basquets-chaussettes, la température est descendue de 15°C par rapport à Santa Marta. Nous déposons nos bagages dans notre hôtel (Muisca du nom des premiers habitants de Bogota) aménagé avec goût dans le style local.

Nous partons immédiatement à la découverte de la ville. Bogota est sur un plateau adossée à la Cordillera Oriental toute proche.

Notre hôtel est un peu sur les hauteurs et très proche du centre historique.

 

Les façades sont colorées avec de jolis balcons de bois.

Beaucoup de fondations, d’institutions, d’universités…de très belles vieilles bâtisses restaurées….une ambiance d’étudiant dans ce quartier.

Alors que nous hésitions devant un restaurant touristique, un vieux bonhomme nous interpelle en remuant la tête de droite à gauche et nous montre en face un troquet beaucoup plus local. Comme cela fait partie du voyage, nous rentrons. Ici pas de carte, pas de menu, tout le monde mange la même chose. On démarre par une soupe l’ajiaco (un plat national : sorte de bouillon avec des pommes de terre, du poulet et une herbe locale) ça réchauffe et cela hydrate ! Ensuite une viande avec de la salade, des bananes frites et du riz coco et nous finirons avec un verre de purée de fruits (pastèque et ???…) très bon. Tout cela nous a coûté 2.50€ par personne !! nous croiserons le vieux monsieur tous les jours et nous le remercierons et lui tout content nous fait un grand sourire….la gentillesse des Colombiens… .

Nous arrivons à la place principale de Bogota : la place de Bolivar, véritable centre névralgique.

Avec le siège du gouvernement

L’autre coté de la place est plus touristique : des vendeurs de maïs pour que les enfants nourrissent les pigeons. En arrière plan, le palais de justice…

Et des propriétaires de lamas

La « bassine » est trop petite, il a beau écarter les pattes…tout est à coté…. L

Et évidemment un coté dédiée à la religion

Nous allons ensuite visiter le musé de l’or. C’est un édifice sur 3 étages qui renferme 34000 objets précolombiens en or massif ! Ils sont rangés par sujets (travail, ornements etc…) mais aussi par régions, avec toutes les différences de cultures.

Nous admirons le travail sur des toutes petites pièces (5 à 10 cm)

 

 

La visite se termine dans la salle des Offrandes, plongée dans l’obscurité, une musique entêtante précolombienne, puis des bruits d’eau (d’objets en or jetés dans le lac en offrandes pour accompagner le défunt) etc… bref on est dans l’ambiance. Mais c’est la fin d’une journée bien remplie pour nous, la fatigue se fait sentir (même mon appareil photo est en rade de batterie !) et j’avoue que nous ne consacrons pas tout le temps que mérite ce musée.

Le lendemain nous avons réservé un tour avec guide en vélo.

Le rdv est juste à coté de cette étrange église

On est prêts

J’ai un peu l’impression de participer au jeu télévisé de mon enfance : la tête et les jambes. Quand on s’arrête de pédaler, on a des explications exclusivement en anglais (notre guide très sympa est un californien installé à Bogota depuis 7ans). Intense mais très instructif (même si on n’a pas tout compris L ) et très sympa. On est dimanche et la particularité à Bogota est que le centre ville (112km de rues) est fermé à la circulation à partir du samedi soir jusqu’au dimanche soir.

La visite débute par une arène de corrida !! J’avoue que je ne pensais pas en trouver dans ce pays.

Là, si j’ai bien compris, notre guide nous explique  » preuve à l’appui  » que le toréador quand il était courageux au combat, se voyait attribuer pour son déjeuner les parties génitales du taureau…et donc avec ce régime les siennes grossissaient pas mal…cela vous donne des idées Messieurs ?

On s’arrête ensuite dans un jardin, où les gens pratiquent toutes sortes d’activités :

Cours de dance

Hockey sur « glace » (avec des patins à roulettes)

Cours de Capoeira, cours de gymnastique, etc…

Nous passons par des quartiers très British

 

Bogota a de nombreuses peintures sur ses murs qui véhiculent pour la plupart un message.

Ici aussi il vaut mieux manger 5 fruits et légumes…

Celle-ci pour la paix

Celle-ci pour :

La main de l’écologie ne fait pas le poids face à l’or noir…

Une petite fille qui a été enlevée…

Un avocat qui était devenu humoriste et faisait une émission que les Colombiens adoraient qui dénonçait avec beaucoup d’humour les dérives politiques…il a été assassiné et on a jamais retrouvé son meurtrier….

Certaines sont de vraies œuvres d’art…même sous la pluie.

Nous nous arrêtons dans un petit jardin où trônent des reproductions des sculptures qui viennent d’équateur et qui en taille réelle sont entre 1m et 2m

En face du jardin un mécanicien avec son enseigne

Nous faisons une pause dans une petite fabrique de café, où nous apprendrons que les meilleurs cafés sont envoyés à l’exportation et ceux dont les grains sont abimés ou cassés sont consommés sur place…en clair le café Colombien est meilleur en France qu’en Colombie…

Cela ne nous empêchera pas d’en déguster une grande tasse avec une bonne part de gâteau fait maison. Le vélo ça creuse ! J

A la sortie un jeune nous arrête pour nous interpréter un morceau de rap qui d’après Adrien (beaucoup plus expert que moi en la matière) vaut largement des rappeurs français qui remplissent les salles.

Notre visite se poursuit avec un marché riche en couleurs

Nous prenons un cours sur les fruits locaux qui sont nombreux

Ca ce sont des pittayas que le père de Martial cultive à la réunion, ceci sont particulièrement sucrés

Là deux fruits que nous avons découverts à Santa Marta : à droite le Lulo. Extérieurement il ressemble à un petit kaki de chez nous, intérieurement c’est un mélange de kaki et de kiwi avec un gout…comment dire …pourtant je suis bon public pour les fruits…un gout kawiki

A gauche une granadilla, sorte de maracuja (fruit de la passion) plus douce et avec des grains plus facile à croquer. Même Adrien adore

Et la photo suivante…ce sont….j’attends votre réponse…

J’en ai entendu répondre des pommes de terre !!…et non ….c’est une autre sorte de maracuja.

Juste en face du marché nous traversons un snack qui sent la saucisse frite, et nous débouchons dans une sorte de grand hangar entièrement peint de jaune et bleu. Nous allons découvrir le sport national Colombien : le Tejo.

Tout d’abord il faut choisir un palet : sorte de galette en métal qui pèse entre 600 et 700g.

Je dirais que c’est intermédiaire entre la pétanque et les fléchettes. C’est une piste de 18m de long avec à chaque bout un carré de boue dans un cadre en bois le but étant de lancer le palet dans le cadre de bois.

Au centre du cadre de boue il y a 4 petits triangles blancs qui sont en fait des pétards. Le but est de réussir en lançant le palet à en faire péter un.

Personne dans notre groupe n’a réussit, l’exploit pour nous était d’atteindre le carré de boue et de planter le palet, par contre en face il y avait des pro qui ont réussit plusieurs fois avec évidemment un bruit assourdissant.

Comme à la pétanque, quand tous les participants ont jeté leur palet, on le récupère, on l’essuie consciencieusement

et on recommence dans l’autre sens…

Entre les pistes, il y a des tables où les gens jouent aux dés ou aux cartes. Tout le monde a une bière dans la main, tous le monde parle fort et rigole, le tout dans une odeur de souffre…un moment mémorable.

En sortant de là nous traversons le quartier des filles de joie…l’occasion d’apprendre que la prostitution est légale et encadrée en Colombie. Elles sont regroupées dans une rue, et chaque immeuble accueille une nationalité, un type : les indiennes, les africaines etc… eh non Messieurs pas de photos, elles sont interdites dans ce quartier.

Nous rejoignons le cœur de la ville et ses animations : sorte de courses de cochons d’inde

Les gens déposent des pièces sur des cuvettes numérotées et renversées. Il pousse un cochon d’inde à courir, et il va se réfugier dans une cuvette faisant gagner ceux qui ont parié sur ce numéro.

Vente de crêpes de maïs avec sucre et colorant au choix…

Des indiennes qui tissent avec dextérité des colliers

Il y a aussi des gens qui font des mimes, d’autres qui vendent des fruits sur des charrettes…bref nous ne savons plus où regarder…le tour en vélo se finit, cela nous a permis de découvrir la ville mais surtout une petite partie de la vie des Colombiens.

Le dimanche à Bogota, en plus du tout piéton, les musés sont gratuits. Nous en profitons pour visiter le musée Botéro. On surnomme Bogota, l’Athènes de l’Amérique du sud car très culturel.

Botero est un artiste né à Médelin, et un peu partout en Colombie on peut voir ses œuvres très reconnaissables

Le lendemain nous partons pour la

La cathédrale de sel est située à Zipaquirà à 50km au nord de Bogota. Nous prenons le transport en commun le plus efficace de Bogota. Sorte de bus-metro avec ses voies dédiées, remarquable pour éviter les encombrements. Puis à son terminus un autre bus, bref au bout d’1h 30 nous arrivons. C’est un lieu surréaliste et étonnant, couvrant 10ha sur 3 niveaux. Il y a 250 millions d’années la mer s’est retirée doucement de cet endroit laissant d’énormes dépots de sels. Au fur et à mesure des civilisations l’homme a extrait le sel de cet endroit, jusqu’à en faire une énorme mine de sel.

Nous pénétrons par le niveau supérieur, par de larges couloirs percés de 1991 à 1995 desservant 14 stations du chemin de croix baignées dans une inquiétante lumière bleue.

 

Au niveau inférieur, dans un sanctuaire taillé par les mineurs en 1932, se trouve la cathédrale proprement dite qui mesure 120m de long pour 22 de haut .

Admirez la taille de la croix

Martial est assit devant un des piliers

Nous avons pris l’option « mise en situation » d’un mineur

On nous fait passer dans des couloirs étroits toutes lumières éteintes, claustrophobes s’abstenir…

Puis s’en suivent des explications toutes en espagnol, sur le travail d’un mineur, les règles de sécurité, les explosions…on n’a pas compris grand-chose L (pas d’explications en anglais dans le monument le plus visité de Colombie !)

Avant de partir nous regardons un film (sous titré en anglais merci beaucoup)qui parle de l’évolution des techniques depuis les indiens Muisca (premiers habitants de la région), qui faisait couler de l’eau sur la roche pour en extraire le sel

En passant par les espagnols qui ont fait creuser des galeries par des esclaves à coup de pioches et plus tard de dynamite jusqu’à des techniques contemporaines où l’on creuse des puits, que l’on inonde pour récupérer le sel.

Après une bonne demi-journée passée sous terre nous sommes contents de retrouver la lumière du jour.

Le lendemain avant de reprendre l’avion nous montons au Cerro de Montserrat culminant à 3152m d’altitude. Nous prenons un funiculaire

Et nous découvrons une vue exceptionnelle sur la ville

 

Bogota compte plus de 8.5 millions d’habitants, ville plus importante que Paris.

Sur la droite d’Adrien se trouve le Cerro Guadalupe, point culminant de la capitale à 3317m.

Nous sommes montés avec des écoliers en uniformes très excités par leur sortie scolaire

Notre séjour à Bogota s’achève, nous gardons un très bon souvenir de cette escapade dans les terres,

63.COLOMBIE SANTA MARTA

 

Au départ d’Aruba après une heure de moteur nous avons un bon vent : grand voile + genaker on marche à 8 nœuds de travers, allure très confortable. Malheureusement le vent tombe pour la nuit et c’est la risée Yanmar qui nous propulsera jusqu’à l’arrivée. A la tombée de la nuit nous passons les Monjes, rochers perdus au milieu de nulle part. Il y a d’autres lumières fixes… des bateaux immobiles ? pas de traces à l’AIS (système d’identification des navires)…a moins qu’ils aient rajouté des rochers ?? Pour nous rassurer nous concluons à des bateaux en train de pêcher.

Nous arrivons au lever du jour devant ce fameux cap (Cabo de la Vela) qui a secoué tant de navigateurs. Pour nous la mer est d’huile (comme nous ne l’avions pas vu depuis la méditerranée) et un groupe de dauphins nous accompagne.

Pourtant il n’a pas l’air si méchant ce cap comme cela…

Nous nous mouillons juste derrière, devant un village de huttes qui a l’air désert. Village de vacances ? Tout est immobile, écrasé par la chaleur. Quel calme après l’agitation d’Aruba !

Nous repartons le lendemain escortés par un banc de gros dauphins (dont 2 ont le rostre blanc !?), petit vent de travers et grosse risée Yanmar pour la nuit. Mon capitaine finit par s’inquiéter pour nos réserves de gazole…120 milles nous séparent des 5 baies

Au petit jour nous arrivons devant un mur de montagnes qui dévoile entre deux brumes des neiges éternelles :la Sierra Nevada culmine à 5775m d’altitude à 46km de la côte, elle est le plus grand massif littoral de la planète. Dans notre coin de Méditerranée, nous sommes habitués à voir de la neige (en hiver) tout en naviguant. Mais ici le climat est tropical, et je comprends que ces différences thermiques créent des perturbations atmosphériques. Nous arrivons dans la première des 5 baies :Bahia Cinto.

D’après mes lectures, cette baie est privée, nous rentrons …prêts à faire demi tour.

En fait personne ne vient nous voir, au contraire la baie a l’air fréquentée régulièrement par des touristes avec l’arrivée de barques les débarquant pour un piquenique sur la plage.

Nous sommes dans le « Parque Nacional Tayrona », réglementé et des panneaux indiquent les interdictions. C’est l’unique parc en Colombie associant des plages bordées de cocotiers, forêt tropicale avec une faune riche et des sites archéologiques de première importance.

Après le déjeuner nous repartons pour Bahia Guairaca (point 2 sur ma carte).

Après avoir passé quelques maisons visiblement destinées aux touristes en mal d’aventures

nous arrivons devant un village de pêcheurs

De ce coté la de la baie les maisons sont en dur, de l’autre coté ce sont des bicoques faites de bric et de broc. Nous ne descendrons pas à terre, nous nous sentons « trop voyants ». Je sais que certains naviguateurs ont sû dépasser le gouffre qui sépare nos univers. Il faut dire aussi que nous n’avons toujours pas fait notre entrée officielle dans le pays(les premiers bureaux sont à Santa Marta ) et que nous ne parlons pas espagnol, cela ne nous aide pas…Ils nous observent gentillement mais eux non plus ne nous abordent pas, nous échangerons seulement des bonjours de la main.

Par contre nous profitons du calme de la baie, d’une délicieuse baignade…et d’une soirée éclairée par de nombreux éclairs avec comme musique d’ambiance le tonnere sur la montagne !!

Le lendemain nous rejoingnons Santa Marta après une pause dans une baie (n°3 sur la carte) qui pourrait être très jolie sans les montagnes de déchets plastiques ramenés par la mer et des paquets de plongeurs ramenés par la civilisation toute proche !

Notre première vision de Santa Marta

Nous appelons le port sur la Vhf, sans succès !! Heureusement il y a un ponton désaffecté à l’entrée où nous nous amarrons. Personne ne vient à notre rencontre !! Pourtant Ylang n’est pas du genre discret J. Finalement c’est Martial qui ira à la capitainerie. Nous aurons une place sur la jetée extérieure.

Nous avons à peine finit notre amarrage que Dino se présente. En Colombie nous sommes obligés de passer par un agent pour régler les formalités d’entrée et de sortie. Dino sera donc notre agent. Il est très rapide pour « ferrer les clients », beaucoup moins pour finaliser notre dossier, nous le découvrirons plus tard.

Nous devons laisser Ylang-Ylang dans cette marina le temps d’un retour vers la France. Martial s’occupe des vidanges moteur, de l’annexe etc….bref un « hivernage » en règle. Le lendemain de notre arrivée Dino nous ramène nos passeports tamponnés, avec une demi journée de retard sur son rdv mais tout va bien. Pour les douanes cela semble plus compliqué….

Entre deux bricolages-rangements-cned nous faisons quelques escapades dans la ville. Santa Marta est une des plus vieilles cités du pays, et elle est la destination favorite de vacances des Colombiens de classe moyenne. Nous trouvons une ambiance très animée et sympathique. Le centre historique contraste avec les immeubles de bord de mer.

Les routes ne sont pas toujours bonnes , il faut parfois changer un pneu…

Cette maison (une des plus ancienne de la ville) qui vient d’être rénovée abrite le musé de l’or (qui rassemble l’or précolombien de la région)

Ce qui m’a frappé tout de suite est que les Colombiens mangent beaucoup de fruits : il y a partout des petits marchands ambulants qui proposent fruits, salade de fruits, fruits pressés…pratiquement pas de sachets de chips et autres pièges diététiques. Et quel bonheur par cette chaleur un bon citron pressé.

Martial dépasse d’une tête tout le monde, par contre moi pour une fois je suis de niveau J. Notre vendeur de citronnade en voyant Martial nous demande de quel pays nous venons. Ah Francia ! Ah Sarkozi !! Là il nous impressionne par sa culture … Ah Carla !! Es bonita !! et le président Hollande ? connait pas …D’où l’importance d’une belle première dame pour la renommée d’un pays.

Le boulevard de bord de mer est agréable avec des statues correspondant aux gens du pays : petits et trapus

Par contre malgré nos recherches, impossible de trouver un ship, ou tout autre magasin pour des pièces de bateau. La marina est neuve mais déjà avec des soucis d’entretien : ils s’y sont mis à 3 pour que l’on puisse avoir de l’électricité, et le wifi pose pb certains jours. Coté face nous avons la ville et ses immeubles, (certains en construction) et les nuisances sonores qui vont avec….

Coté face, un port de commerce qui fonctionne 24h/24, 7 jours/7 avec sa cohorte de cargos et de remorqueurs….et les nuisances sonores (et olfactives) qui vont avec L.

Seul avantage est que l’on peut facilement aller en ville à pieds.

 

Bref une marina pour y laisser son bateau et voyager pas forcement pour y séjourner.

La marina a 2.5ans et ils ne se sont pas habitués :tous les jours une barque remplie de touristes fait le tour du port au milieu des bateaux de plaisance, explications à l’appui ! et tous les jours la barque est pleine !!!

Nous souffrons de la chaleur qui monte à 39°C à 11H le matin à l’ombre, pas ou peu de vent, jamais dans le sens du bateau autant dire que l’on est plus capable de grand-chose par ces températures…on se traîne…

Finalement Dino revient deux jours plus tard, fait des photos du bateau qu’il présente aux douaniers …et cela suffit, les douaniers ne se déplacent même pas pour voir le bateau !! Mais il manque le « permit cruising » qui n’est rien d’autre qu’une taxe : que l’on navigue ou pas, que l’on soit en Colombie ou pas, tu payes !! de plus ce permis n’est valable que 2 mois, cela veut dire pour nous qu’il faudra le repayer à notre retour sur le bateau. Finalement nous demandons à Dino de s’en occuper…grosse erreur…nous lui avons tout payé, au lieu des 3-4 jours annoncés, il a mis plus de 10jours et encore parce que on l’a fait appeler par la capitainerie ! Il prétexte une faute d’orthographe dans le nom du bateau qui l’aurait retardé. Au retour j’ai été en banque avec Dino et d’autres navigateurs arrivants et le papier n’avait pas le même format (du tout) était tamponné (pas la première fois !)…j’ai de gros doutes sur Mr Dino

Nous avons réussit à faire 3 ballades. La première nous a conduit à la cité balnéaire juste au nord de Santa Marta. Il y a deux moyens de transports vraiment pas chers. Les taxis jaunes, qui roulent en klaxonnant quand ils sont vides, coutent 5000 pesos (n’ayez pas peur cela fait 2€) et les bus bleus encore moins chers !

Dans les bus il y a des « rabatteurs » qui vous hèlent pour vous inciter à monter !

C’est en bus que nous partirons à Taganda. Nous sommes très déçus, c’est un attrape touristes sans intèrêt. La plage est sale et sans attrait, bateaux de pêche fatigués, filets empilés sur le sable…

Il y a des rabatteurs qui sont pesants et qui aimeraient nous faire prendre une barque pour visiter ce que nous avons déjà vu avec Ylang. Une seule petite rue où les boutiques de souvenirs alternent avec les restaurants.

Bref nous ne faisons qu’un « touch and go » puis retour à santa Marta pour le déjeuner !!

La seconde sortie sera pour Minca, village paisible à 14 km au sud est de Santa Marta.

Situé à 650m d’altitude nous échappons un peu à la chaleur suffocante. Nous prenons un taxi collectif (assez folklo) qui nous dépose au centre du village.

Puis une ballade jusqu’à une cascade.

Où nous déjeunerons : bon, local, pas cher, vue imprenable, que demander de mieux J

Ils ont beau être jeunes et beaux garçons, il n’y a que mon capitaine qui est assez costaud pour rester sous la cascade.

J’ai admiré ce jour là des plantes, qui gardent de l’eau à l’intérieur de chaque « pétale » : l’ingéniosité de la nature m’émerveillera toujours…

La troisième sortie sera pour les « cascadas Quebrada Valencia » à une 50ene de Km à l’est de Santa Marta. Nous prenons un bus « régulier » et admirons le paysage (à l’extérieur) et le spectacle (à l’intérieur). Il y a des habitués qui n’ont besoin que d’un regard pour que le bus s’arrête, ceux pour qui c’est visiblement un événement de sortir et sont sur leur 31, des mamans avec des enfants au regard timide…et debout dans l’allée un « charlatan » qui vente les avantages de son produit miracle en espérant que quelqu’un lui achète : nous avons eu une qui vendait un thé miracle, un qui vendait un produit qui soignait tout, de la prostate aux Pb oculaires en passant évidemment par les rhumatismes etc…, ou bien une jeune femme qui vendait tout simplement des bonbons.

Après 2h de ce spectacle, nous arrivons à destination.

Dommage que ce soit fermé, j’aurais bien pris une galletas avec du cacao.

On est en semaine et les seuls rencontres que nous ferons sont des chiens (qui viendront faire la ballade avec nous) et …

Ca a l’air tellement bon que cela donne (presque) envie J

La cascade est décevante, on est en saison sèche et il y a très peu d’eau.

Mais la ballade fut bien agréable.

Notre premier séjour en Colombie s’achève, mais sur la route du retour en France nous allons nous arrêter 3 jours à Bogota…à suivre…

Santa Marta pour les marins

-En Colombie nous devons passer par un agent pour faire notre entrée. Il parait qu’ils sont 2 à Santa Marta mais il est difficile de ne pas tomber sur Dino. Très vite j’ai compris qu’il serait impossible de comprendre à quelle sauce on allait être mangés. Il ne répond pas aux questions, surtout si elles sont d’ordre financier, ou quand il y répond, il se contredit à la visite suivante. C’est lui qui c’est occupé de notre premier « permis cruising », valable 2mois. Il nous demande de payer d’avance, met 10 jours à nous ramener un papier sans tampon et avec une faute d’orthographe sur le nom d’Ylang !! Il sait que nous prenons l’avion 3 jours plus tard… A notre retour de France nous sommes partis à la banque avec plusieurs navigateurs pour payer à nouveau ce fameux « cruising permis ». Là je me rends compte que les deux papiers n’ont rien à voir. Toujours pas de réponse quand je lui demande des explications.

Comme nous nous rendons à Carthagène, nous lui demandons un « zarpe » pour changer de zone. « Pas de Pb vous n’aurez rien à payer ». La veille au soir de notre départ, il nous fait des effets de manches en brassant des papiers, finit par nous laisser le zarpe de sortie et nous remplit tranquillement un reçu de 35$ !! Là c’est trop, j’explose : je lui demande le premier reçu de la banque( pas de réponse), lui demande la raison soudaine de ces 35$…il bredouille… et repart les mains vides fuyant ma colère J

Il brouille les pistes, n’écrit ni ne dit à l’avance les tarifs pour pouvoir les modifier à la tête du client. Ne faites pas comme nous l’erreur de le payer en avance et si vous y arrivez faites lui écrire les tarifs et les conditions avant de démarrer cela vous évitera des surprises.

-La marina est récente, mais apparemment ils ont des Pb d’entretien. Les employés sont très gentils et font au mieux. Nous avons bénéficié d’une remise de 20% (grâce à une pub sur un journal nautique Compas) et nous avons payé 23€/jour ce qui reste honnête. Une mention particulière pour Diana qui en plus de parler Français, est efficace, disponible et très agréable.

– Il y a un petit supermarché accessible à pied, mais en taxi demandez Ocean mall et vous aurez une galerie très moderne avec un grand supermarché.

– sur Noonsite il y a (en anglais) « Santa Marta for cruisers » qui donne de super infos.

– nous n’avons pas trouvé de magasin de pièces bateau ou technique.

– les taxis de ville sont très nombreux, jaunes et coutent quelque soit le trajet 5000pesos (soit 2€)