MINIATURE

48.MONTSERRAT

Après une petite navigation au départ de Nevis nous arrivons à Montserrat. L’île est visible de loin avec son volcan (encore une Soufrière) constamment couvert de nuages blancs

Montserrat est souvent décrite comme l’île d’émeraude des Caraïbes, elle est ressemblante parait il avec l’Irlande côtière ! (je n’imaginais pas l’Irlande comme ça ! J ) et surtout parce que les premiers européens qui la colonisèrent furent des Irlandais.

Christophe Colomb qui la découvrit lui donna le nom d’une Abbaye proche de Barcelone car lui trouvait l’île ressemblante à cette zone de l’Espagne…chacun ses repaires.

Nous mouillons à Little Bay au nord ouest de l’île.

Le lendemain, encore un Pb de groupe : cette fois le moteur tourne mais il ne charge pas ! diagnostique sans appel de mon capitaine « l’inverteur est HS » qui sera confirmé par un mail de l’importateur. Il nous commande la pièce qui sera livrée en Guadeloupe. En attendant nous partons en ballade sur l’île.

Nous avons un comité d’accueil sur le quai

Petit tour aux autorités pour se mettre en règles et nous voilà partit en taxi pour un tour d’île.

Très vite nous touchons du doigt ce qu’une île avec un volcan encore en activité veut dire. Ici ils utilisent la géothermie pour faire de l’électricité

Vous avez de la chance je ne peux pas vous faire partager l’odeur de souffre qui nous à pris à la gorge

La visite continue par une maison qui se trouvait sur le chemin de la dernière coulée…maison coloniale de deux étages à l’époque

Les 2/3 de l’île sont en zone d’exclusion : c’est-à-dire que pour y pénétrer il faut des autorisations, indiquer le nom de chaque personne qui y pénètre, avoir un téléphone joignable etc… Grâce à notre taxi nous pouvons aller voir Plymouth l’ancienne capitale qui est maintenant ensevelie sous 12m de boue.

Voici ce qu’était le hall d’un grand hôtel

Mais le plus affligeant est la vue depuis (ce qui était) la terrasse de Plymouth

Sir Georges Martin, le producteur des Beatles possédait une maison et un studio à Plymouth depuis 1979, le studio AIR, où Police, Stevie Wonder, Elton John, Indochine et de nombreux autres grands artistes étaient venus enregistrer leurs disques, en toute quiétude. Des chefs-d’œuvre ont été créés là-bas, en partie grâce à l’hospitalité et la discrétion des Montserratiens. Le studio a été détruit en 1997 mais le « cinquième beatle » n’a pas abandonné l’île.


Plymouth était une coquète petite ville, mais elle n’a pas résisté aux deux énormes secousses de la nature.

Le 18 septembre 1989, le cyclone Hugo frappa l’île de Montserrat, endommageant énormément de constructions.

Le 18 juillet 1995, le volcan de la Soufrière, jusqu’alors en sommeil, entra en activité et une première éruption causa encore des dégâts à Plymouth. Le 25 juin 1997, une violente éruption entraîna la destruction totale de Plymouth, de son aéroport, et ravagea toute la moitié sud de l’île, la rendant inhabitable. 19 personnes ont perdu la vie lors de cette éruption.

Voilà ce qu’il reste du port

Notre taxi-guide nous emmène ensuite vers un observatoire volcanologique avec une superbe vue sur le volcan

Là on nous passe un film nous expliquant le déroulement de l’éruption. Il y a un film que j’ai trouvé époustouflant, expliquant et montrant l’ambiance de 1995 (réveil du volcan) à 1997 (dernière éruption). Attention il dure 47mn…

http://www.bing.com/videos/search?q=ile+montserrat+&qs=n&form=QBVR&pq=ile+montserrat+&sc=2-15&sp=-1&sk=#view=detail&mid=060C8BD5C893203C12E4060C8BD5C893203C12E4

Montserrat comptait 12 000 habitants avant la première éruption en 1995. 8 000 personnes ont quitté l’île à cause des éruptions de 1995 et 1997, pour se réfugier à Antigua et en Angleterre, certains en sont revenus mais la plupart n’ont pas pu par manque de logements et de place. L’île comptait moins de 5000 habitants en 2006.

Le volcan a connu une nouvelle éruption le 30 décembre 2008. Son dôme a explosé le 11 février 2010, entraînant des nuées ardentes et un nuage de cendres sur la Guadeloupe et provoquant la fermeture temporaire de l’aéroport de Pointe à Pitre.

Nous quittons l’ambiance volcanique et ses conséquences désastreuses pour retourner déjeuner face au bateau (il nous en faut plus pour nous couper l’appétit J )

Le bar est tout neuf et joliment décoré

avec une vue mer imprenable

Et en prime nous avons en spectacle un ballet de pélicans

 

Des piquets d’une hauteur vertigineuse qui se finissent dans une énorme gerbe d’eau !

Nous partirons le lendemain de cette île à l’histoire si particulière.

 

 

 

 

 

 

 

 

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