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34. CARNAVAL de GRENADE

Après le départ de nos copains niçois nous repartons à Grenada Marine : l’embrayage du moteur tribord fait des siennes, l’hélice « n’accroche » pas par moments et le moteur devient meilleur à monter une mayonnaise qu’à propulser le bateau. Rougnougnou !!

En fait c’est le cône d’embrayage qu’il faut démonter et nettoyer toutes les 300h à peu prés. Par contre les pièces pour le groupe ne sont toujours pas là !! ….mais elles se rapprochentJ, elles sont sur Grenade, il faut «les dédouaner ».

On est le 8 Aout et Adrien démarre son année Cned (doucement). J’espère garder de l’avance qui nous fera moins stresser et jongler quand on veut se balader.

Un couple de Français que nous avions croisé plusieurs fois laisse son bateau pour de longs mois (le temps d’aider leur fils à trouver du boulot et se stabiliser) ils nous donnent 2 gros sacs de « bouffe ». Du coup nous les invitons à l’apéro. le soir : on parle escales, voyages, rencontres évidemment. Celle-ci sera éphémère (ils partent très tôt le lendemain) mais très sympathique.

Retour à Prinkly Bay (oui !! on commence à maitriser le trajet). On y retrouve la Julianne qui a pêché un gros poisson en descendant de Carriacou. Séverine nous le cuisine et on se retrouve tous le soir à bord d’Ylang pour le déguster.

Mais qu’est ce qui fait courir les gens à Grenade en Aout me direz vous : le Carnaval évidemment !! Eh oui ! ici le Carnaval est mi Aout !

Nous partons donc pour St Georges, la capitale avec tout l’équipage de la Julianne.

A l’arrivée c’est le choc avec le J’ouvert du lundi matin (12 août). Les troupes de jab’ jab’, les diables chaussés de cornes, émergent de la nuit vers 2 ou 3h du matin pour envahir les rues. Leur corps était jadis noirci à la molasse ; il l’est aujourd’hui à la boue, ou à l’huile de vidange! Ils poussent loin la notion de recyclage ! J

 

Modernité oblige, la couleur a fait son entrée dans le défilé. Les diables verts, diables bleus, diables jaunes s’en donnent à cœur joie, dansant en paradant, paradant en dansant, se frottant aux spectateurs pour mieux leur déteindre dessus…je n’arrive plus à récupérer le T-shirt blanc d’Adrien L

 

 

 

 

 

 

 

Au passage des stellbands c’est l’euphorie. Ce sont des orchestres de percussionnistes jouant sur des pans ou steel-drums, qui sont des barils de pétrole (ou des fûts métalliques) transformés en tambour.
Les steel-bands sont nés dans les années 1930 au sein des populations d’anciens esclaves africains. Ils sont aujourd’hui les rois du carnaval.

Ces pans étaient accompagnés d’autres instruments tout aussi atypiques les uns que les autres, comme des disques, tambours de freins et jantes de voiture…
EXCELLENT !!!

 

En fin de matinée les jab’jab’ disparaissent. Et c’est le grand ménage dans la ville : des équipes de nettoyage passent le karcher….il reste encore des séquelles dans le port.

L’après midi autre ambiance, voici la parade of the Bands. Les groupes costumés (bands) défilent en cadence dans les rues, au gré de longs cortèges exubérants. À chacun son thème, à chacun son idée. Lequel de ces groupes sera élu « band of the year » ? Il s’agit de faire bonne impression tout au long du parcours et plus encore aux deux points de passage où se sont installés les juges.

 

Ceux là avaient de grosses semelles de bois qu’ils tapaient fort par terre, tous ensemble….effet sonore assuré

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ceux là lançaient du talc pendant leur chorégraphie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce qui me frappe, c’est le mélange des genres : des enfants, des vieux, des femmes superbes dans ces costumes souvent dénudés tout comme des femmes fortes moulées dans ces mêmes costumes, ils ne font pas de « ségrégation » et je trouve cela très bien. L’ensemble est très convivial, l’ambiance très bon enfant. Les hommes profitent quand même d’un beau spectacle ! (ben tiens !) La musique est un peu « tsing tsing boum boum » (surtout les boum boum !) mais bon, c’est la fête.



Le poisson lion et la mer :



 

Pourquoi je suis là moi déjà ?…


Je vous laisse apprécier l’explosion de couleurs à laquelle nous avons eu droit :










Un carnaval bien différent de ceux que nous avions vu au Brésil, où nous en avons été plus spectateurs er moins acteurs mais qui nous en a mis plein les yeux…et les oreilles.

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