61.CURACAO

 

En préambule : dans la série « j’ai des problèmes avec mes photos » là c’est de mon ordi. qu’elles ont disparu suite à une mauvaise manipulation. J’ai pu en récupérer quelque unes et j’ai trouvé les autres (qui correspondent à ce que l’on a vu) sur le net.

Le trajet de Bonaire se fait sous Parasailor à 8 nœuds : rapide (une 40ene de milles séparent Bonaire de Curaçao) et agréable. Dés notre passage au sud de l’île nous sommes survolé à basse altitude par les gardes cotes. Pas arrivés et déjà fichés !! Ils tournent dans la zone jusqu’à Klein Curaçao (îlot désert au sud de l’île).

Nous remontons avec pas mal de vent sud-est l’île jusqu’à Willemstad la capitale. J’avais lu qu’il fallait rentrer dans une lagune pour arriver au mouillage (de Spanish Water) et j’étais persuadée que c’était celle de Willenstad. Il faut dire à ma décharge que je n’ai pas trouvé de guide de Curaçao, que sur mes 2 cartes électroniques Spanish water est noté Spaanse et c’est seulement en agrandissant qu’il apparait Spaanse Water.

Nous dirigeons donc nos étraves devant le canal Willemstad et trouvons un pont…. fermé. Un peu inquiet (nous n’avons pas d’horaires d’ouverture du pont et pour cause, il ouvre à la demande), mon capitaine me dit « appelle sur la VHF ». Oui mais j’appelle qui ? (déjà que mon anglais n’est pas terrible) je tente un timide « the bridge for Ylang Ylang » et à ma grande surprise il nous répond (le bridge!).

Après nous avoir fait patienté 1/2H pour laisser sortir un cargo, nous pouvons pénétrer dans les eaux calmes du canal. Nous longeons une haie de maisons très colorées caractéristiques de Curaçao.

Nous passons ensuite sous le pont très haut perché où circulent des voitures. A chaque fois qu’il verra ce pont Adrien ne pourra s’empêcher de dire « mais qu’est ce qu’elles sont hautes ces voitures », impressionné à chaque fois. J

Nous nous retrouvons dans une vaste zone industrielle avec des cheminées crachant des flammes et des nuages de poussières, des cargos et pas un seul bateau de plaisance en vue !! Impression de s’être trompés de planète. Nous explorons les recoins dans l’espoir de trouver un endroit plus agréable, mais rien ! la tour de contrôle (que Martial a appelé á la VHF) nous confirme que nous ne sommes pas à notre place et nous conseille le lagon 6 milles au sud. Nous repartons, redemandons l’ouverture du pont (euhh excusez nous, on s’est trompés, on peut sortir svp ?).

Il faut savoir que ce pont c’est LE point touristique de Curaçao et il y a toujours beaucoup de monde dessus. Et à chaque ouverture les gens sont bloqués et doivent attendre le passage du bateau. Impossible d’être discret

Ensuite il a fallu remonter contre le vent et la mer au moteur pour atteindre Spanish Water. Une heure d’essoreuse plus tard, nous passons un petit canal :

Il est bordé par un hôtel qui s’est aménagé une plage-piscine :

Nous pénétrons dans une immense mer intérieure bordée de belles villas :

Cela forme une sorte de dédalle avec des ilots de verdure et des criques profondes :

Il y a pas mal de bateaux au mouillage, nous mouillons au mieux. Peu de temps après notre arrivée, le français qui est derrière demande (sans dire bonjour) à Martial s’il est sûr de son ancre (quels râleurs ces français L ). Et il est mal tombé : si il y a un sujet sur lequel on ne peut attaquer mon capitaine c’est bien son ancrage ! Martial lui répond simplement « oui » et tourne les talons ! Taiseux contre râleur, c’est mon capitaine qui marque un point mais quelle arrivée !

Le lendemain nous nous déplaceront, car nous n’aimons pas les voisins ronchons. Ces îlots de verdure avec de belles villas sont agréables mais à tribord nous avons vue sur un alien :

On a jamais su de quelle planète il venait : plateforme pétrolière en construction ? en réparation ? à quoi lui sert l’énorme trompe qu’il a devant ? Il y a toujours des hommes qui travaillent dessus que font ils ? la nuit il est éclairé comme un arbre de Noël !pourquoi ?

Nous avons eu un vent soutenu tout le temps de notre séjour, et nous sommes sous le vent d’une carrière qui nous remplit le bateau de poussière :

Voilà pour l’ambiance au mouillage…

Le premier matin après avoir déplacé le bateau nous partons pour le parcours de combattant qu’est la Clearance sur cette île.

Tout d’abord prendre le bus. Il y a un réseau wifi (Sol) qui en première page donne toutes les infos et les horaires de bus, mais c’est à titre indicatif, parce que le bus, lui il passe quand il veut !! Nous attendons donc une heure sous un soleil de plombs. La dame conductrice fait la tête quand je la paye en UD$ (il n’y a par de retrait d’argent dans la zone). Nous allons au terminus Punda, qui est le quartier central de Willemstad. Là nous ne sommes pas très loin des douanes où nous attendons car il y a du monde. Il y a beaucoup de papiers à remplir mais le douanier le fait avec sourire et gentillesse. Ensuite il faut se rendre à l’immigration. Pour cela nous devons emprunter le (fameux) pont flottant.

Remonter sur l’autre rive pour arriver sous le grand pont (où les voitures sont toujours aussi hautes J ). Remplir des papiers encore et encore (un questionnaire pour savoir si l’île nous a plait….euh je sais pas, j’suis arrivé hier…mais on répond « oui » bien sûr pour pas contrarier) et là il est déjà plus de 12h30. Il nous manque un permis de croisière. Le bureau qui le délivre est à coté de l’immigration mais est fermé entre 12h30 et 13h30…nous patientons une heure. Il faut déclarer où on est mouillés et si on veut bouger il faut le déclarer avant ! On se sent un peu parqués. Finalement à 13h45 nous sommes en règle mais affamés. Nous retournons autour du pont flottant et faute de mieux nous mangeons dans un Subway !!

Nous nous baladons en ville, qui semble être un décor de théâtre pour touristes, avec des boutiques de T-shirts et autres babioles importées de Chine. Il faut dire que c’est une destination très courue par les paquebots de croisière.

Pour finir nous faisons un petit tour du coté du marché flottant :

Ce sont des lanchas vénézuéliennes qui viennent vendre leurs fruits, légumes et poissons. J’ai voulu acheter des fruits, ils se sont avérés très chers et ils se sont périmés très vite. Les vénézuéliens nous ont vus arriver…

Une des rares choses, facile et pas chère a été d’avoir du wifi : sur la page du réseau Sol, il est indiqué le nom d’un bateau mouillé dans la rade. Tu va le voir, tu trouve le cousin du père Noël (par sa barbe J) il te fait payer 10$ pour une semaine, il te donne un code et…ça marche presque comme à la maison!

Nous avons du mal à trouver nos marques au début, il y a un quai à dinghy très petit. En face un genre de petit snack mais pas très accueillant, et pas grand-chose alentour. Heureusement nous trouvons un canadien avec une bière attablé au snack. Il est là depuis des années et semble un peu désabusé. Non il n’y a plus d’ « happy hour » où tous les marins se rencontrent et s’échangent des adresses. Il nous indique que par l’intermédiaire du snack quelqu’un loue des voitures. 2h après nous avions une voiture pas terrible, pas chère, avec un contrat fait sur un bout de papier, mais qui nous a permis de nous balader.

La première journée est grandement consacrée aux courses nautiques (Ylang aime se faire bichonner par Martial) et des courses alimentaires (il faut nourrir le capitaine sinon il mord J ). Nous avons eu le temps de faire une virée dans le nord de notre mouillage : impression pas terrible : les maisons ne sont pas soignées, c’est sale dans pas mal d’endroits, c’est très sec, bref on n’est pas emballés. Nous faisons un tour dans une plantation d’aloa vera qui fait ses propres produits de soins.

Le lendemain nous faisons un tour d’île.

Visite d’une grotte et tour de l’île coté nord ouest. Impression très mitigée, avec toujours des maisons tristounettes, des ordures qui trainent, un paysage très sec avec quelques cactus pour la côte au vent (Est). La côte sous le vent a quelques belles plages où des complexes touristiques ont été aménagés. Certains sont maintenant laissés à l’abandon et commencent à tomber en ruines….

C’est la visite d’une ferme aux autruches qui m’a le plus emballée.

Les visites sont guidées et à heures fixes. Nous attendons notre tour en observant les autres pensionnaires de la ferme.

Un fourmilier qui dormait comme un bien heureux dans sa piscine d’eau boueuse (j’avais une très belle photo snifff)

Mais ceux qui nous ont le plus attendris ce sont deux inséparables.

Il suffisait de tendre le doigt à coté de leur perchoir pour qu’ils nous montent sur le bras.

 

 

A un moment donné ils ont poussé leurs gamelles vides. Je suis allée leur remplir d’eau et Martial a piqué une cacahuète dans la cage du perroquet. Quel spectacle de les voir décortiquer la cacahuète et en manger chacun une graine avec application !!

La visite se fait dans un truck et notre guide alterne le papamiento, l’espagnol et l’anglais, impressionnant !

J’ai découvert que le plus grand et le plus rapide des oiseaux terrestre…. ne vole pas !

Le mâle possède un plumage noir avec l’extrémité des ailes blanches tandis que la femelle a un plumage brun terne. On dit que leurs yeux sont généralement plus grands que leurs cerveaux.

Le mâle adulte pèse environ 140/170 kg et la femelle 110/130 kg.

Ses pattes n’ont que deux doigts. La faculté de voler a été remplacée par la puissance des pattes pour courir et se défendre. Un coup de pieds à une force d’impact de plus de 200 kilos, et l’ongle de leurs pieds peut apparemment vous scalper en deux.

Les nouveaux nés mesurent environ 20 cm et pèsent entre 800 g et 1 kg.

Ils grandissent de 15 cm par mois pendant les dix premiers mois.

D’après Adrien qui les a nourrit, elles ont un cou très doux.

Elle peut se reproduire pendant 40 ans. Un œuf est pondu tous les trois jours, soit une moyenne de 30 à 60 œufs dans la saison. L’incubation dure 42 jours.

L’œuf d’autruche pèse 1,700 kg en moyenne et équivaut à 24 œufs de poule. (Un œuf suffit à faire une omelette pour 6 à 7 personnes)


Un œuf peut peser plus d’un kilo et demi


L’œuf est hyper résistant, on peut grimper dessus…de coté il supporte 600kilo et en hauteur il peut supporter jusqu’à 1000 kilo

On élève les autruches pour leur viande, mais aussi pour leur cuir et leurs plumes.

Rien ne se perd dans cette ferme….les restants du resto vont au compost, les restants de la boucherie vont à 3 crocodiles qui servent de poubelles et les os sont séchés au soleil pour ensuite confectionner des bijoux ou autres objets.

Il y a un restaurant très agréable où nous avons mangé…de l’autruche bien sûr !

Vous êtes en train de vous dire que vous avez échappé au quart d’heure d’histoire du pays …mais non !! il arrive

Ce sont les Espagnols qui ont découvert l’île en 1499 et qui se l’approprièrent en réduisant les indiens à l’esclavage. Les Hollandais ont repris l’île aux Espagnols pour le sel (dans les nombreux marais) qui leur était indispensable pour leur pêche aux harengs. Ils ont vite compris qu’avec les deux immenses lagons, ils pouvaient accueillir pas mal de bateaux en toute sécurité et faire du commerce. Et Curaçao devient un centre très important du commerce d’esclaves. A l’abolition de l’esclavage Curaçao a été obligée de chercher d’autres ressources, qu’elle trouva en raffinant le pétrole des ses voisins Vénézuéliens. Après le premier choc pétrolier l’île rebondit encore en favorisant le tourisme. Aujourd’hui Curaçao est indépendante rattachée au royaume de Nederland (qui contient 4 états : la Hollande, St Martin, Aruba et Curaçao), a rallumé ses raffineries et reçoit plus de 20 bateaux de croisière par mois.

 

Lorsque les Espagnols s’approprièrent l’île de Curaçao, ils avaient dans leur soute, des oranges. Ils décidèrent d’en faire la culture sur l’île. Mais, ils n’arrivèrent qu’à produire des petits agrumes au goût si amer qu’ils étaient immangeables. Déçus, les Espagnols se désintéressèrent de l’arbre, le laissant à l’état sauvage. Deux ans plus tard, les Hollandais, qui investirent l’île, furent intrigués par ce petit arbre. Ils ne constatèrent que l’écorce de ces fruits séchés au soleil produisait une savoureuse essence aromatique. Ils distillèrent l’écorce, ils y ajoutèrent des herbes et des épices et c’est ainsi que naquit la liqueur de Curaçao…

 

A partir du mouillage on peut aller à pied au fort Beekenburg, en longeant une plage (qui donne sur notre alien) fréquentée essentiellement par les locaux.

Ce fort a été construit pour protéger l’entrée du lagon de Spanish Water du temps où le commerce était florissant. On est monté au sommet de la tour d’où on a une vue à 360° magnifique (resniff mes photos L )

Nous avons suivit le même parcours de combattant pour faire notre sortie (le permis de navigation en moins) et nous en profitons pour nous balader encore à Willemstad.

Adrien s’occupe pendant que l’on fait des papiers

Non ne vous inquiétez pas, il n’a pas pris la grosse tête (son père veille) ….c’est l’ombre d’un lampadaire J

 

C’est amusant d’aller à une heure pile voir cette horloge carillonner. Une mélodie est jouée par les cloches pendant que des petits personnages défilent en dessous.

C’était impressionnant de visiter la synagogue dont le sol est couvert de sable blanc.

Il y a deux explications : la première est que cela célèbre Moïse qui a vécu 40 ans dans le désert. La seconde est en souvenir des Juifs qui pendant l’inquisition en Espagne (avant qu’ils migrent vers la Hollande ou d’autres pays) se cachaient dans des pièces sécrètes où le sol était recouvert de sable pour amortir les bruits.

Le Hollandais est une langue complètement hermétique pour nous sauf…..

 

Nous partons le lendemain après midi pour Santa Cruz au nord –ouest de l’île pour diminuer la route à faire pour Aruba.

Partie technique

-Ils parlent tous papamiento(le créole local), l’anglais, le dutch.

-La monnaie est le nafle (1US$ = 1.75 nafles), mais le dollar est accepté partout, sauf qu’ils vous rendent la monnaie en nafles. On se retrouve avec un tas de pièces, du coup on a retiré des nafles pour tout payer. La moitié des guichets CB (appelés ici ATM) vous laissent le choix de la monnaie.

-Le ponton à dinghy est à Fisher Harbour au nord du mouillage.

-Pour les autorités : prendre un bus (à la sortie de la marina prendre droite jusqu’au rond point) direction Punda. A la descente du bus continuez tout droit dépasser le marché flottant, devant le canal qui coupe la ville en deux, le bâtiment beige des douanes fait l’angle.

L’immigration est sur l’autre rive (Otra-Banda). Traversez par le pont amovible ou par les navettes gratuites dans le cas où il est ouvert. Longez l’autre rive, après une petite montée vous trouverez une barrière et un guichet. La vigie vous donne un papier qu’il faudra faire tamponner par l’immigration et vous indique le chemin. ( sous le grand pont)

C’est dans le bâtiment (très proche) que le « port
authorities » vous délivre un crusing permit (10$) ….qui est plutôt un permis d’ancrer. Ils vous demandent où vous êtes mouillés (pour nous zone A) et si vous voulez bouger, il faut leur dire et repayer le « cruising permit »….il y a très peu de mouvement de bateau du coup.

 

 

 


  • Les zones sont délimitées par des bouées jaunes
  • Nous étions prés du chenal : attention il n’y a pas de limitation de vitesse dans le chenal et du coup le weekend ça bouge.

 

  • Les supermarchés sont très bien achalandés. Ils organisent des navettes de Spanish Water vers leur magasin. Tout est bien expliqué sur la page d’accueil de Sol.

     

  • Il y a un Island Water Word sur la route qui mène à Punda pas mal achalandé et des vendeurs très gentils.

     

60.BONAIRE

Nous partons de Sotavento (aux Aves) avec le parasailor et nous avançons pas mal (8 nœuds). Ylang est sur des rails et l’allure est confortable pourtant nous sommes inquiets : jusqu’à 4 milles de la cote nous ne voyons pas l’île ! Il faut dire que nous l’abordons par le sud, son coté le plus plat.

La première chose que nous pouvons repérer c’est le phare (jusque là rien d’exceptionnel J )

Et juste après ….des montagnes de sel ! Montagnes irréelles, d’un blanc immaculé

Nous nous dirigeons vers Kralendijk (c’est déjà dur à écrire mais à prononcer c’est improbable !!) où nous prenons une bouée : nous sommes dans un parc et il est interdit de jeter une ancre.

C’est en fuyant une tempête que Don Stewart arrive à Bonaire en 1962. Il travaillait alors à Hollywood et avait acheté un bateau pour tourner un film mais sans avoir jamais navigué.

Le film ne s’est jamais fait et en arrivant à Bonaire, il est tombé amoureux de cette île, subjugué par la beauté cristalline des eaux et n’en est jamais repartit. Peu après son arrivée il achète un club de plongée et n’a bientôt qu’une idée en tête : sauvegarder les fonds marins.

Il arrive à imposer la protection des tortues (à une époque où elles finissaient en soupe, et leur carapace pendue en décoration au mur), puis en 1971 grâce à ses coups de gueule la chasse sous marine est interdite, en 1975 interdiction de toucher aux coraux et enfin en 1979 c’est l’aboutissement de 15 ans de persévérance avec la protection de l’intégrité des récifs. Le tour de l’île est totalement protégé jusqu’à 60m de fond. Il arrive qu’un homme par sa volonté puisse changer l’histoire d’un pays. C’est le cas de « Captain Don », figure de légende qui d’une île sans autre ressource que le sel de ses marais en a fait une île qui accueille chaque année 75000 touristes dont les ¾ sont plongeurs.

D’ailleurs au cas où on aurait des doutes, les plaques d’immatriculations le rappellent : Bonaire Divers  Paradise

Nous sommes sur deux bouées à quelques mètres du bord

Et dès le lendemain de notre arrivée, après une petite ballade en « ville » nous plongeons. L’eau est d’une incroyable limpidité. Si les bouées sont dans 6/7 mètres de fond, les jupes d’Ylang sont elles au dessus d’un tombant de 30m. Mise à l’eau super facile.

 

Les coraux et la vie fixée sont bien développés

Et ce malgré la présence d’anciens déchets de la race humaine

 

Mon préféré c’est lui

Nous avons été attaqués par 2 poissons anges très très féroces J

 

 

Nous avons fait 5 plongées pour moi et 7 pour Martial dont voici les meilleurs moments :

PLONGEES BONAIRE 

Nous louons une voiture pour faire le tour terrestre de l’île. Nous prenons la route direction Nord Ouest qui longe la mer.

On voit nettement le tombant à la différance de teinte de la mer et tout au long de la route nous croisons des plongeurs en …pick-up !! Pour celle là le retour avec le matos sur le dos sera plus dur

De l’autre coté de la route la végétation est sèche et le cactus y est roi

Pour la petite histoire, l’arbre qui est sur cette photo entre les deux cactus est appelé ici« arbre touristes ». Tout simplement car son écorce devient rouge au soleil et qu’il pèle !

La route tourne juste avant les réservoirs de pétrole qui sont discrets pour déboucher sur un grand lac d’eau saumâtre.

Ce sont ces étangs qui attirent toutes sortes d’oiseaux dont le flamant rose qui est le symbole de l’île.

Mes préférés sont les inséparables

Mais celui là (je n’ai pas trouvé son nom) aussi est craquant

Nous arrivons à Ricon la seconde ville de l’île.

Ici les clôtures des maisons sont en…cactus : c’est cela l’adaptation au milieu J

Nous nous dirigeons au nord de Rincon vers le Washington parc. C’est un parc de 5640 hectares, on vous donne une carte détaillée avec tous les points d’intérêts et vous suivez la route avec votre voiture.

A l’entrée un petit snack où nous nous restaurons, à coté des toilettes hommes

Et c’est lui qui surveille les nouveaux venus

On démarre par un décor (et une chaleur aussi) digne d’un film de western

Le point le plus au nord de l’île

La route

Et puis derrière une jolie plage (ou nous reviendrons plonger avec Ylang)

un étang avec des flamands roses

Par endroits il y a si peu d’eau (et tellement de sel) qu’on a l’impression que la surface est glacée

Une fois le plein de cactus et de sécheresse fait nous traversons l’île pour aller voir les marais salants

Un peu plus loin nous tombons sur de drôles de toutes petites maisons

C’est là que les esclaves dormaient et déposaient leurs affaires la semaine, ils étaient autorisés à retourner dans leur famille le weekend : en général à Ricon, à 10h de marche !

Il y a aussi des obélisques très visibles de la mer

Les bateaux venaient se mouiller devant ces repères, de couleurs différentes, en fonction de la qualité (pureté) de sel qu’ils désiraient

En remontant coté Est il y a deux ou trois petites entrées d’eau de mer qui alimentent les marais. Les marais sont un peu plus haut que le niveau de la mer, il faut donc des pompes pour remplir ces marais. Et ces pompes fonctionnent grâce à des éoliennes

 

 

Ils ont sût garder un espace pour les flamands roses

Bonaire n’est pas seulement dédiée à la plongée :dans la zone sud il y a des clubs de kite surf

Et en continuant la route coté est (de la partie sud de l’île…vous suivez ? J ) nous arrivons à Lac Bay qui est un endroit idéal pour la planche à voile : venteux et protégé de la houle

De retour au bateau nous faisons deux belles rencontres

C’est un pélican brun que l’on a réveillé. Et c’est normal au réveil on s’étire. Lui c’était en équilibre sur une patte les ailes déployées et l’autre patte tendue en arrière ! Je les trouve très beaux les oiseaux de cette île….

Un soir nous avons une visite sur le bateau

C’est Martin qui est sur Acapella un bateau voisin de nous : il organise une rencontre entre tous les plaisanciers présents. Le challenge sera de nager d’un hôtel proche à l’île en face Klein Bonaire, soit 2.1 km.

Mes deux hommes vont participer

Je suis fière de mes hommes : partis les derniers (on a du mal à être à l’heure) ils sont arrivés dans les premiers !

A l’arrivée tous les participants sont accueillis avec un verre de champagne

Au total, 25 personnes étaient présentes, dont 12 nageurs de 11 annexes. Presque tous les bateaux dans la baie ont participé. C’était un groupe très hétérogène, il y avait des participants de l’Angleterre, Allemagne, Belgique, France, Italie, Afrique du Sud, l’Australie, les États-Unis, l’Ukraine, le Canada, sans parler, bien sûr, quelques Hollandais.

Adrien était le plus jeune

La plage de Klein Bonaire est magnifique et aménagée avec des petits carbets

« L’after party » était très agréable, chacun a amené un plat et nous faisons des connaissances parmi les marins.

Merci à Martin et Ellen d’Acapella d’avoir organiser cette journée.

Nous retournerons plonger à deux reprises sur Klein Bonaire : on ne se lasse pas de la couleur de l’eau

Ils protègent une nature si belle, et elle le leur rend bien

 

PARTIE PRATIQUE (Pour les bateaux copains qui nous suivent). Juillet 2014

•Il est interdit de mouiller à Bonaire. Il y a des bouées, 2 par bateaux, interdit de monter les bouées sur le bateau, il faut utiliser ses propres amarres.

• nous sommes arrivés un dimanche AM et nous sommes partis tout de suite à la Douane. C’est un bâtiment moutarde au bout du quai à Cargos (à l’Est de la zone des bouées), il y a un petit ponton devant (coté est) que nous utiliserons à chaque fois que nous descendrons à terre. Ils nous ont reçus sans Pb et les agents de l’immigration se sont déplacés dans le bureau des douanes pour nous tamponner nos passeports. Courtois et efficaces.

•Le droit aux bouées est de 10$ par jour (+ une taxe de 0.60$) et c’est à payer à la Habour Village marina au quai des carburants à l’ouest du mouillage.

A la marina ils vous donneront les horaires des bus gratuits qui vous emmènent au plus grand supermarché de l’île. Il est pas mal achalandé, le seul Pb c’est que pas mal de notices de produits sont en hollandais du nord (et moi qui ne comprends que celui du sud !! :-)). Mais on s’en sort soit avec les images, soit grâce à des blisters transparents.

• Pour plonger, nager dans le parc (= partout) et visiter le Washington Parc une taxe de 25$ est demandé (aux adultes) qui permets d’aider à entretenir le parc.

•La langue officielle est le papamiento (mélange entre Anglais, espagnol, portugais que parlaient les esclaves) mais tout le monde parle anglais (ouf !) et espagnol.

Le dollar US est roi, nous n’avons d’ailleurs pas vu d’autre monnaie.

•il y a en face des douanes un petit kiosque avec un vendeur de fruits et légumes vénézuéliens et au bout de la rue principale le syndicat d’initiative

• la plupart des plaisanciers profitent de l’happy hour et se retrouvent sur le ponton bar (à droite sur la photo)

le wifi est difficile du mouillage mais il y a un cybercafé juste derrière ce bar.

 

Au final malgré (ou grâce) ses règles Bonaire est une île bien agréable

 

 

 

59.LES AVES

Les Aves sont 2 petits groupes d’îles situés à une 30ene de milles à l’ouest des Roques.

Après une grosse matinée d’une navigation tranquille sous gennaker et grand voile, nous arrivons à Barlovento.

 

Alors que nous longeons l’île par le sud Martial pêche un premier thon et remet sa ligne à l’eau. Presque instantanément un second se prend dans sa ligne !! où sont mes recettes de poissons ?

 

 

Tout le temps où Martial moulinait pour remonter le thon, les fous ne perdent pas une miette du spectacle.

Ils sont marrants ces oiseaux comme cela, la tête dans l’eau, comme si ils avaient un masque, à tout surveiller.

Nous nous mouillons devant le « phare », nous sommes seuls.

Dés que les manœuvres sont finies, Martial se met à nettoyer les poissons. Et nous comprenons aussitôt pourquoi ces îles se nomment Les Aves (les oiseaux en espagnol).

Ce sont les frégates les plus voraces.

Ces animaux ne sont pas toujours tendres avec les autres oiseaux, n’hésitant pas à leur arracher leur proie du bec. Par contre ce sont de superbes planeurs. Ils font quasiment du stationnaire à l’arrière du bateau, et attrapent en vol les morceaux de poissons que Martial lance.

Dés le lendemain nous partons en exploration. Nous rentrons entre les deux îles, dans un genre de lac bordé de mangroves.

En se rapprochant de la mangrove, nous nous rendons compte que nous sommes dans la chambre à coucher des Fous.

Après le pélican, aux Aves j’ai eu un coup de foudre pour les fous. Ceux des Aves sont des fous à pattes rouges les cousins des fous de Bassan de nos zones tempérées. Je les trouve sympathiques.
Leur surnom leur vient des marins, car les fous se posaient sur les bateaux et se laissaient facilement attraper. Il est vrai que les fous à pattes rouges que nous avons observés aux Aves de Barlovento se sont laissé approcher de très près.

Le fou à pieds rouges est un oiseau marin qui plonge d’une bonne hauteur. Il part en piqué, la tête allongée vers sa proie. Il plonge depuis des hauteurs variables (entre 4 et 10 mètres) dans les bancs de poissons. Il peut aussi attraper des poissons volants en l’air et happer des proies à la surface. Le fou ne porte jamais ses proies dans son bec. Il les avale toujours avant de s’envoler. Il emploie ses ailes pour nager plus profondément sous l’eau. Lorsqu’il se manifeste, il cancane comme le canard… Ou plutôt, son cri ressemble à celui du canard qui aurait un rhume…

 

Les bébés naissent gris terne et presque nus, ils sont minuscules. Puis très vite ils s’étoffent et deviennent blancs, gardent un bec noir, leurs plumes duveteuses les font ressembler à une peluche adorable. Pendant leur adolescence et jusqu’à l’âge de trois ans, ils sont bruns au bec noir et leurs pattes sont couleur crème, leur pupille est marron clair, ils n’atteindront leur maturité sexuelle qu’au bout de cette phase dite juvénile.

 

Les adultes ont deux robes totalement différentes selon la phase de mue dans laquelle ils se trouvent. Les jeunes adultes ont le dos brun, le cou est couleur café au lait, le dessous de queue est blanc, le bec bleu avec des fossettes roses et les pieds rouges.

Les adultes accomplis sont tout blanc, ils ont le bout des ailes noir, le bec et les pattes sont identiques aux jeunes adultes (bleu et rose), le dessus de la tête a une teinte légèrement crème.

Ce qui les rend attachant c’est leur attitude, calme, débonnaire et expressive.

Nous les avons surpris dans leur intimité : en pleine toilette…humm, c’est bon…

Bien nettoyer partout…

Au plus chaud de la journée on voit le fou, face au vent. Il a le bec légèrement entrouvert. Il semble haleter. En fait il dispose de la climatisation intégrée! Pas si fou! C’est une méthode efficace pour se rafraîchir. A le regarder de plus près, on voit bien au frémissement de sa gorge que l’air circule parfaitement.

Sinon, ils passent beaucoup de temps en cours magistraux :

Hep ! Vous là à gauche, il est interdit de regarder ses pompes… J

Leur loisir favori est de regarder des matchs de tennis

A droite

A gauche

Elle est passée où la balle ?

Malheureusement cet oiseau si sympathique est menacé.
Le fou brun a quasiment disparu dans certaines zones de surpêche. Il est totalement absent aux Antilles françaises et dans la plupart des îles anglophones de l’Arc antillais.

Le fou à pieds rouges n’est pas globalement menacé, parce qu’il est largement dispersé. Les plus grandes menaces qui pèsent sur cette espèce sont la déforestation qui détruit ses aires de nidification et l’industrie de la pêche qui réduit ses sources de nourriture.

Ce qui est impressionnant aussi aux Aves, c’est la taille des palétuviers : je n’en avais jamais vu d’aussi grands.

Nous sommes partis en annexe au bout de l’île, juste pour le plaisir des yeux.

J’avais lu dans un blog qu’il y avait un « monument aux navigateurs », nous l’avons cherché en vain, mais nous avons découvert une nature magnifique. Nous avons passé deux jours seuls (à part le passage de pêcheurs le temps d’une soirée), tranquilles, où la boulangerie d’Ylang a dû reprendre du service.

Nous partons ensuite pour Sotavento. Martial avait repéré en apnée des barracudas qui tournaient toujours dans la même zone. Nous passons dessus avec Ylang, et la ligne part tout de suite : un énorme barracuda. Le congélo est plein, on arrête la pêche.

Nous arrivons vers 13h devant le poste de garde de Sotavento.

Un homme nous fait des signes. Martial, accompagné de son interprète personnel(AdrienJ ) descend à terre. Les papiers étant déjà fait, je pensais que c’était juste une vérification…pas du tout. Ils subissent un interrogatoire en règle : nombre de gilets, fusées, etc… 1h30 de palabres plus tard mes hommes rentrent enfin !! je commençais à me poser des questions…

Habituellement ils sont 3 permanents à ce poste, mais là une 10ene d’ouvriers sont là pour leur construire une cuisine en dur. On est au bout du monde, derrière une toute petite île, balayée par les vents et….il y a un réseau internet d’enfer !! Évidemment ouvert (pour qui le fermeraient ils ?) nous en profitons, nous nous mettons à jour.

Nous ferons un petit stop sur l’île la plus au nord de l’archipel (l’île longue), avant de mettre le cap sur Bonaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

58.LES ROQUES

 

Nous quittons la Martinique accompagnés de dauphins direction les Roques, petit archipel au nord ouest du Venezuela. A ce moment là nous avons la sensation de tourner une page…les Antilles c’est finit…

Nous aurons du vent plus ou moins fort mais toujours ¾ arrière rendant la traversée plutôt agréable. Tout au long du voyage nous croisons des tapis d’algues…pas terrible pour la pêche.

Mais la ténacité de Martial sera récompensée à l’arrivée

C’est évidemment à l’arrivée que le vent se met le plus à souffler, quand on est sous parasailor et qu’il faut l’affaler.

Les hommes se préparent à la bataille.

Ils la gagnèrent (évidement  J ) et nous pouvons nous mouiller tranquillement devant Grand-Roques à la tombée de la nuit.

Notre première impression n’est pas très encourageante : des iles grises, où ils ont mis le feu à des champs de poubelles !!

Le lendemain avec le soleil tout est plus beau

Nous descendons à terre à la recherche des autorités. Le village est fait de maisons basses colorées avec des rues de sable. L’essentiel des maisons sont des pousadas, petits hôtels de charme, réservés aux touristes.

Les autorités sont en face de ce qui sert d’aéroport : un cagibi qui en France serait tout juste bon pour vendre des glaces.

Nous sommes étonnés du nombre d’avions qui atterrissent et décollent d’ici : quasiment un par heure ! C’est le lieu de villégiature des Vénézuéliens aisés.

La discussion avec les autorités est un peu compliquée : ce sont nos premiers palabres en espagnol, Adrien nous aide un peu. Nous devons aller à la banque régler notre entrée, et heureusement ils changent les $US car pour la première fois , nous sommes dans un pays où nous (ni nous, ni aucun étranger) ne pouvons pas retirer de l’argent avec notre CB !

Nous leur demandons si nous pouvons faire la sortie en même temps, vu que nous comptons passer 2 à 3 jours seulement et que c’est le seul bureau pour les autorités des parages. Là cela se complique, le douanier entraine Martial à l’extérieur et lui fait comprendre que s’il paye 14 $ il aura sa sortie. Martial fait semblant de ne pas comprendre…pour une fois ne pas parler la langue, nous avantage ! Nous reviendrons.

Il se met à tomber des trombes d’eau et nous cherchons un restaurant qui accepte de nous servir et d’être payé en US$. Pas simple le midi, le village est déserté, les gens partent à la journée sur les îlots alentours. Nous finissons par manger très bien et le change en $ est plus intéressant que celui de la banque !!

Le lendemain nous partons pour la passe sud est de l’archipel (point n°2)

Nous slalomons au milieu des patates de corail

Nous découvrons des nuances de bleu que nous ne connaissions pas.

Par moments les couleurs semblent même irréelles. Nous avons une pensée pour tous nos copains, et copines qui n’ont pas pu venir, nous aurions aimé partager ce moment là avec eux…

Nous allons nous mouiller derrière le petit îlot de Buchiyaco. Dés l’arrivée les hommes partent à l’eau

 

Nous passons une bonne partie de l’après midi en snorkling . Si le tombant de sable passant d’un coup de 7m à 0,5m est décevant (habité essentiellement par des lambis) la mangrove de l’îlot abrite une faune impressionnante, un foisonnement de vie.

Le lendemain nous partons pour Franscisqui (point n°3) à l’est de Grand Roques. Là le vent est avec portant, et nous naviguons tranquillement à la voile. A midi nous faisons une pause devant l’îlot de Botoqui.

Le temps que je prépare le repas, Adrien part en paddle et Martial à la nage découvrir l’îlot. Ils reviennent déçus, l’île est jonchée de poubelles et ils se sont faits attaqués par des mouches qui piquent !! La notion d’écologie reste abstraite par ici.

C’est dimanche et nous voyons arriver une famille de pêcheurs, qui vont piqueniquer sur l’îlot et visiblement nous sommes dans leur piscine… Nous ne trainons pas, nous reprenons notre route.

Nos cartes électroniques ne sont pas fausses, elles sont décalées (ici celles d’Open CPN sont le moins fausses), du coup Martial est souvent à l’avant pour me guider à travers les patates de corail. C’est là qu’il s’aperçoit que le génois est roulé à l’envers : bande UV (blanche) à l’intérieur. Je suis autant en colère contre Jo. d’Apaca le soit disant expert qui nous a monté le bateau, que contre nous qui avons mis deux ans à nous en apercevoir. Nous changeons immédiatement le sens d’enroulement et reprenons notre route.

Nous passons devant une école de kite-surf …le rêve pour débuter.

Ca claque …comme dit Adrien

Le mouillage de Franscesqui est un genre de petite mer intérieure protégée par une passe en S.

Elle est bordée de belles plages et par sa proximité avec Grand-Roques c’est un lieu de bronzette privilégié.

Il y a aussi un club de voile

Beaucoup d’allé et venue entre les rives.

Mais heureusement vers 16h le bar ferme et tout le monde retourne à Grand-Roques.

Nous partageons maintenant l’endroit avec :

Le lendemain nous partons avant l’affluence (mais après l’arrivée des moustiquesL). Vue de Grand-Roques à partir de la passe en S :

Nous retournons faire notre sortie au même endroit sur Grand-Roques.

Nous croisons 3 jeunes français, qui viennent d’arriver avec leur bateau de Guadeloupe. Ils sont très ennuyés car ils ont 50€ en poche (personne ne prends les euros ici, même pas la banque !) et ils comptaient sur leur CB pour passer leurs vacances…ils ne peuvent même pas faire leur entrée !!

Nous partons dans l’après midi pour le mouillage de Noronquises. En s’approchant on constate qu’il a là une dizaine de gros bateaux à moteur. Villégiature de jet-setters ou meeting de mafieux ? Je n’ai pas envie de le savoir, et courageusement nous fuyons un peu plus à l’ouest. Nous mouillons sur une petite île déserte que nous partageons avec un voilier allemand.(point n°4)

L’endroit est sauvage, avec beaucoup d’oiseaux, moins de moustiquesJ et les patates de corail mieux préservées.

Le lendemain, on ne traine pas : le capitaine est stressé, la sortie est faite et il ne veut pas trop trainer dans les parages. Nous partons pour l’île la plus à l’ouest de l’archipel Cayo de Agua (point n°5). C’est un ancien volcan effondré et l’ensemble est circulaire. L’eau est magnifique, le tout est bordé de plages de sable blond

Il y a à l’extrémité ouest un phare

Le phare est sur une île, qui peut être rejointe à pieds à marée basse.

Nous attendons la dernière limite et le départ de la dernière lanchas, pour avoir l’île à nous, mais au retour la marée est montée et le passage est très humide.

Nous partons le lendemain pour les Aves.

Un grand merci à Mickael qui m’a récupéré mes photos bloquées sur une carte SD récalcitrante.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

57.LA MARTINIQUE OUEST

Nous arrivons le 12 juin en Martinique à St Pierre au nord ouest de l’île. Adrien doit passer son brevet des collèges à la fin du mois et n’a toujours pas bouclé son programme. Nous resterons 12 jours là ….cned à donff !! Mais il faut reconnaitre qu’on aurait pu plus mal tomber : St Pierre est une petite ville, calme et sympathique.

Il y a un marché juste à la sortie du ponton et un petit supermarché pas loin, on ne peut rêver mieux J

Un après midi nous laissons (lâchement) Adrien dans ses cours et nous partons visiter

C’est le rhum préféré de Martial (même si il les aime tous ;-)). Ce n’est pas la distillerie qui nous intéresse le plus (on commence à en avoir quelques unes à notre actif), mais plutôt le domaine dans lequel elles sont installées et leur histoire.

La maison d’habitation Depaz ne manque pas de charme (elle est malheureusement fermée lors de notre passage)

Mr Depaz est parti faire ses études à Paris et pendant son séjour la montagne Pelée a explosé et a anéantie toute sa famille et sa ville. Il a repris le terrain de famille, est repartit de zéro et en a fait une grande plantation.

Il y avait une source qui faisait tourner la « petite » roue

On voit les cases des travailleurs

Cet arbre est un caoutchouc planté en 1960, il atteint 20m de hauteur et d’envergure

Dans une case ils ont regroupé les objets anciens quotidiens ou de travail, et la visite se finit par la boutique (évidemment).

Un matin nous prenons un guide (5€ par personne entrée du musée compris) qui nous fait faire le tour de St Pierre à pieds en nous racontant son histoire.

St Pierre a été la première capitale de la Martinique, elle devient si florissante grâce à l’industrie du sucre, du rhum et des esclaves qu’on la surnommait « le petit Paris ».

A la fin du 19ieme siècle c’était une cité riche et moderne qui possède l’eau courante, l’électricité et un tramway (à cheval) jusqu’au jour du 8 Mai 1902 où une éruption de cendres de pierres et de gaz enflammés anéantie la ville et ses 30000 hab. Ce fût l’éruption la plus meurtrière du 20ieme siècle.

Nous avons rdv avec notre guide à la sortie du ponton à la maison de la bourse qui a été reconstruite à l’identique

Nous nous dirigeons ensuite vers ce qui avait été des magasins et des entrepôts

Là ce n’est ni réhabilité, ni entretenu…dommage !

C’est par là que passait toute la richesse de la ville

Notre guide nous explique qu’ils avaient fait un système d’irrigation de la ville et partout il y avait des canaux et des fontaines, mettant l’eau à la portée de tous

Nous poursuivons par la visite du musée : impressionnant par les anciennes photos du temps de la gloire de la ville, des photos de la catastrophe, mais ce qui est très parlant sont les objets du quotidien déformés par la chaleur de l’éruption. Malheureusement il est interdit de faire des photos dans le musée mais avec l’aide de Google, j’ai une photo de la cloche de l’église déformée par la chaleur

Nous poursuivront par le théâtre

Il y avait même des loges où les gens pouvaient regarder le spectacle sans être vu…

Un petit air de Pompéi, non ?

Juste à coté du théâtre il y avait la prison et particulièrement le cachot où on a retrouvé un des deux survivants de la catastrophe (l’autre étant un cordonnier vivant en périphérie de la ville) Cyparis.

 

Cyparis fut gracié, mais eut une vie pathétique : il rejoignit le cirque Barnum où il fût exhibé (avec ses brulures) comme une bête de foire, dans une réplique de son cachot….

Nous allons au nord de la ville sur un pont de pierre rescapé de l’éruption

C’était le quartier des lavandières

En longeant la rivière nous nous dirigeons vers la

Ainsi nommée car en plus de grimper dur, elle menait à un séminaire et une école religieuse

Avant et juste après la catastrophe


Et maintenant

Finalement la ville de l’époque

Etait certainement plus luxueuse que celle d’aujourd’hui

En rentrant au bateau nous regardons la montagne Pelée différemment

Toujours entre deux cours de Cned nous avons plongé dans la rade. Une douzaine de bateaux ont été coulés par la nuée ardente. La plupart été en bois et nous avons eu du mal à imaginer qu’il s’agissait de bateaux. Le seul qui a encore des structures est le Roréma (construit en acier) qui brula pendant 3 jours avant de sombrer

Le dimanche nous partons pour faire une petite randonnée : le canal Beauregard. Après avoir attendu une heure que le bus veuille bien partir (il part quand le chauffeur est décidé !), il nous dépose à Fonds St Denis et « yapluka ». Le canal aussi nommé « canal des esclaves » construit en 1760 (vous avez deviné par qui !) servait à alimenter des distilleries de St Pierre et du Carbet. Après une descente à pic jusqu’au début du canal la ballade sera facile.

A la sortie du tunnel

Nous tombons sur une plantation de roses de porcelaine. Je trouve ces fleurs incroyables, comme ciselées dans du plastique et si belles.

 

Le canal est bordé de manguiers (entre autres) mais malheureusement les mangues sont encore trop vertes

La ballade a été très agréable mais le retour à pieds à St Pierre fût très très long, on a bien dormit le soir J

La date du brevet approche et nous nous déplaçons vers Fort de France

A part le fort (devant le mouillage) qui appartient à l’armée c’est une capitale tristounette où parait-il, il y a beaucoup moins de délinquance qu’avant (??!).

Le collège où Adrien doit passer son diplôme est au sud de F2F (Fort de France pour les fainéants !). Les bus ont des horaires incertains, voir inexistants, il y a d’énormes bouchons aux sorties de la ville le matin, nous décidons de nous mouiller au plus prés possible et de compter sur nos jambes (qui ont, elles, des horaires prévisibles).

Nous nous mouillons à 1/2h de marche, devant un port de plaisance en construction, où le gardien accepte que nous laissions notre annexe. Nous sommes seuls avec une super connexion wifi !!!

Adrien réussira son brevet avec mention AB : gros soulagement pour Maman !!

Aussitôt après nous continuons notre descente vers le sud : les Anses d’Arlets pour un petit snorkling et le Marin pour des courses. C’est là que Martial change le thermostat sur le frigo, ce qui m’évite de le dégivrer tous les deux jours et nous fait gagner en consommation électrique (au passage je remercie Tilikum spécialiste frigo qui est passionné par son métier et n’est pas avare de conseils et astuces. Une adresse à retenir)

Un dimanche matin nous assistons à une régate de mini yoles au milieu des bateaux

Nous louons une voiture une journée et nous partons pour les gorges de la falaise au sud de la montagne Pelée. Nous passons par une banlieue de F2F qui n’a rien à envier aux favelas brésiliennes mais en France (!!) et nous prenons la « route de la trace » dans les hauteurs de l’île entourée d’une végétation luxuriante.

Nous arrêtons à Morne Rouge (le Bourg au pied de la montagne Pelée) chez Malou. C’est un petit restaurant haut en couleurs

où une mamie nous offre le ti punch en m’appelant « chèrie doudou » avec une grande gentillesse dans le regard.

C’est le jour de la rencontre au mondial de foot France-Allemagne, elle nous installe donc devant un grand écran pour que nous puissions suivre l’événement ! nous sommes seuls dans son restaurant mais il faut dire qu’un des footballeurs est originaire de Morne Rouge et la mairie a décrété un jour férié pour que tout le monde puisse suivre le match !! en partant elle nous offre des mangues de son jardin, et l’impression d’avoir bien mangé et plus encore….

Après ce repas nous rejoignons

Cela démarre par une descente abrupte dans un décor à la Indiana Jones

 

Nous arrivons dans le lit de la rivière où nous attends un guide et où nous pouvons nous changer dans un abri rudimentaire

Et c’est en maillots que nous remontons la rivière jusqu’à …

La ballade est aménagée et notre guide est là pour nous dire où il faut mettre les pieds

Pour arriver à la douche finale

Notre guide n’a fait que le strict nécessaire, sans un mot de plus. De retour dans la cabane, il me demande par habitude dans quel hôtel on est…et dès que je lui dis que nous sommes arrivés en bateau de France, l’homme se transforme, les questions fusent, son regard est éclairé… le rêve est entré dans sa vallée !!

Mon amie Marie Georges était en voyage mais dès son retour avec ses amis Eddy, Catherine et Pipo son mari, ils ont eu la gentillesse (ils ont traversé la moitié de la Martinique après leur boulot) de venir passer une soirée avec nous au Marin. Encore un très bon moment passé ensemble.

Cela fait plus ou moins un an que nous sommes dans la zone Antilles, nous sommes très heureux des rencontres que nous y avons faites, en Martinique grâce à Marie Georges, sur l’eau Lady Anne et Quatra, nous avons beaucoup de très beaux souvenirs , de beaux paysages, mais c’est avec curiosité et impatience que nous ouvrons une nouvelle page de notre voyage : direction Los Roques, îles du Vénézuela et le Nord de l’Amérique du sud.

 

 

 

 

56.DOMINIQUE SUD

Nous quittons Portsmouth pour la capitale Roseau au sud ouest de la Dominique.

Nous sommes accueillis par un premier boat boy un peu agressif  et comme je n’aime pas que l’on me force la main je l’envoie balader. L’ennui c’est que l’on ne peut mouiller que sur bouée(les fonds sont très vite profonds) mais finalement arrive un second boat boy qui nous place.

Dès le lendemain nous partons faire un tour du sud de l’île. Tout d’abord Roseau capitale et siège du gouvernement

Puis visite du jardin botanique

L’arbre à boulets

Un car (tout neuf) qui s’est fait écrasé lors du dernier cyclone (ah c’est sur elle va moins bien rouler maint ‘nant !)

J’ai craqué pour cette classe venue admirer 3 perroquets en cage


Puis nous partons dans les montagnes. Une retenue d’eau qui alimente Roseau en eau

Un peu plus loin, sources chaudes sulfureuses

Et sources froides se mélangent

Il y a de l’eau partout et sous toutes ses formes : lac, lac bouillant, ruisseaux, cascades (chaudes et froides), fleuves qu’ils captent et distribuent par l’intermédiaire d’énormes tuyaux en bois( !!) qu’ils goudronnent régulièrement

Nous découvrons ensuite les « Titou Gorges ». Nous guide nous avait prévenu : emmenez maillots de bain et serviettes. Nous nous mettons à l’eau dans un petit bassin d’eau fraiche et nous progressons avec de l’eau jusqu’à la poitrine, parfois en nageant (moi plus souvent que MartialL )

Pour arriver à une cascade

Au retour nous avons des sauts

 

 

Ce fut un grand moment ludique (et tonifiant), moment de plaisir partagé avec notre guide.

Tout cela nous a ouvert l’appétit, nous nous arrêtons dans un snack, d’où on peut observer des colibris

L’après midi nous sommes aux plus classiques

Avec le papa et ma mama , une chaude , une froide

 

Le matin nous avons déposé nos bouteilles de gaz pour qu’elles soient remplies (2 fois moins chère que sur nos îles françaises), mais il faut les reprendre avant 16h, heure de fermeture et nous avons un peu trop trainé dans les falls…

Mais notre guide se transforme en Prost, klaxonnant pour gagner une place et nous arrivons blancs mais dans les temps !!

Ouff. Nous prenons le temps de trainer un peu en ville, notre guide nous montre des investissements fait par des chinois…Nous prenons le temps de passer au marché, très bien achalandé. Je suis frappée par la gentillesse des vendeuses, de notre guide et des Dominicains en général. La vie parait simple mais douce dans cette jolie île où nous avons découvert que les flamboyants pouvaient être jaunes.

 

55.DOMINIQUE NORD

Après Statia nous poursuivons notre route vers le sud : St Kitts, Nevis, Montserrat, sans mettre pied à terre, et enfin la Guadeloupe. Adrien et moi resterons au port de Ponte à Pitre une 10ene de jours le temps que Martial aille fêter les 100 ans de sa grand-mère.

Nous aurons deux faits marquants : le premier c’est l’arrivée de Salvatore que nous avions croisé à Marie Galante. Grâce à lui nous passons deux super soirées : il invite les voisins qui nous font un véritable concert deux guitares et trois chanteurs, moments magiques. Salvatore a promis à ses copains d’être à Salvador de Bahia pour la coupe du monde de foot: 5400milles face aux vents et courants et seul à bord. Et il l’a fait !! il en a bavé, son bateau s’en est sortit sans trop de casse, chapeau et bon vent pour la suite de tes voyages l’artiste.

Le deuxième c’est une réunion d’internes des hôpitaux. C’est difficile à décrire tellement cela dépasse l’entendement, seul le mot orgie me vient. Ils font le tour de Guadeloupe en une semaine sur des bateaux loués, ça c’est le prétexte, la réalité c’est qu’ils viennent pour se défoncer : et dire que ce sont eux qui soigneront nos vieux jours !!

aucun respect des bateaux, écœurant pour tous les marins qui les regardent partir avec soulagement.

Après une radio au centre ville de Pointe à Pitre (mémorable), nous libérons le poignet d’Adrien.

Après cette petite pause nous partons pour la Dominique. La traversée fut houleuse avec des grains, génois, 1 /2 génois, plus rien moteur, génois….le bonheur de naviguer sous les grains ¾ avant !!

Nous arrivons à Portsmouth au nord Ouest de la Dominique en milieu d’après midi et à un mille de l’arrivée Albert (boat Boy de profession !) vient nous voir

Mais il n’insiste pas trop, n’est pas trop lourd. Du coup quand il revient à la charge le soir nous sommes plus réceptifs. Il nous explique où se trouve les autorités, le grand marché c’est le samedi et nous propose ses services pour aller visiter l’Indien River.

La Dominique fut découverte en 1493 par Christophe Colomb (toujours lui), un dimanche d’où son nom (un peu en panne d’imagination Christophe ?). L’île est une réunion de volcans très pentus, érodés par plus de 200 rivières et cascades. Ile escarpée, cathédrale de verdure, elle abrite 172 espèces d’oiseaux et possède une faune et une flore riches.

Le gouvernement facilite les formalités d’entrée aux navigateurs qui veulent bien s’arrêter : entrée et sortie en même temps (si on reste moins de 15 jours), douanes et immigration dans le même bureau et petits frais. Ils ont la palme de la clearance la plus agréable.

Nous partons le lendemain avec Albert (comme promis) visiter l’indien River. C’est une rivière où il est interdit d’utiliser un moteur, tout se fait à la rame à partir de là :

On est tout de suite dans l’ambiance

Premier bras de rivière nous découvrons une cabane, montée de toutes pièces pour « Pirates des Caraïbes 2 »

Albert nous parle des arbres : ceux qui soignent, ceux qui permettent de faire des bateaux comme le sien, ceux qui font les maisons etc….et nous montre un crabe de rivière

Une aigrette

Un pigeon (« à cou rouge ») qui préfère des zones boisées et humides à nos villes !!

Un crabier migrateur

Et un ??….

 

Séchage en vue de la confection d’un toit

A partir de là les barques ne passent plus

Il y a un petit snack qui malheureusement est fermé ce jour là

On continu un peu à pieds

 

Une sauterelle qui imite une feuille

Quand nous entamons la descente, une musique nous interpelle

C’est un ramasseur de cocos, qui c’est taillé un pipo dans un bambou et en joue remarquablement bien !! Il nous offre des cocos secs, Adrien adore (il faut dire que son T-shirt à l’effigie de Bob Marley a encore fait sensation, un vrai sésame !)

Albert nous parle de son enfance où le coco servait pour tout : huile, alimentaire, ustensiles de cuisine, combustible, etc ….

Ce fut une jolie ballade qui valait le détour

Le lendemain nous partons avec Winston(recommandé par Albert) pour faire en voiture le tour de la moitié nord de l’île. La route s’élève très rapidement, l’air devient frais

Nous passons Coté Atlantique (=est) de l’île où la moindre parcelle, même la plus improbable est cultivée : la Dominique, ayant du mal à développer son tourisme est le potager de ses voisines françaises (Martinique et Guadeloupe)

Je fais un aparté : sur le poteau il y a un drapeau rouge et tous (ou presque) de la Dominique ont un drapeau rouge ou bleu. Les rouges pros gouvernementales et les bleus antis. La politique s’affiche clairement.

Watson qui parle un français qui nous demande de la concentration pour le comprendre, nous arrête à chaque point de vue avec un fier « amuse ton photo » qui nous est resté et qui en fin de journée fera partir en fou rire mes hommes.

 

Nous allons voir une vieille église, en cours de rénovation, dont les peintures racontent l’arrivée de Christophe Colomb et la colonisation de l’île

Tout le long de la route il y a des petits stands qui vendent leur production

Nous leur achetons des ananas délicieux

Watson ne trouve pas de restaurant ouvert pour le déjeuner, mais nous passons par un village indien (on a du mal a voir la différance, quelques visages sont plus typés mais la plupart sont métissé) où nous nous arrêtons pour acheter une Kassav au coco. C’est une galette faite à base de farine de manioc et de coco très bonne mais qui tient bien au corps. Il faut boire pour faire descendre tout ça mais la bouteille d’eau avec laquelle on est partit est rapidement sèche. Watson nous arrête boire une eau de coco fraiche, un délice

Il faut parfois partager la route

Nous faisons un petit stop aux « Jacko Falls » au centre de l’île : rafraichissant

Et repassons coté Caraïbe (= ouest) de l’île

Cette petite ville s’appelle Méro et toute la petite montagne au dessus est recouverte de citronnelle ! on le sent en passant en voiture ! c’est aussi la plage préférée des Dominicains

A l’arrivée par le sud de Portsmouth nous passons par un immense et très moderne campus universitaire : c’est une université américaine de médecine avec des immeubles tout autour pour loger tout ce petit monde. Surprenant et très décalé.

Avant de partir de Portsmouth nous partons au nord de la baie visiter le Fort Shirley

Il a était rénové

Les canons (qui n’ont jamais servit !) étaient orientés pour défendre les bateaux qui mouillaient dans la baie. (Toujours les guerres entre Anglais et Français)

Nous quittons Portsmouth pour la capitale Roseau au sud ouest de la Dominique.

54.STATIA

Après un très looooongue pause nous sommes contents de nous retrouver. Adrien est revenu avec le poignet droit cassé de son séjour linguistique. Cela n’arrange pas son retard au Cned. Martial a bien travaillé et Ylang est tout propre. En dehors du carénage il a fait ressouder l’épontille de mat. Nous nous sommes aperçu par hasard de ce Pb et avons cherché assistance auprès de notre vendeur (Apaca). Comme à chaque demande ils nous font répondre par la secrétaire qu’ils ne peuvent rien pour nous, en pleine contradiction avec leur discours (très commercial) tenu sur les salons. D’autre part Martial s’aperçoit que le génois est roulé à l’envers : bande UV à l’intérieur !! nous ne sommes pas très fiers de nous (il nous a fallut 2 ans pour s’en apercevoirL) mais le « super » technicien qui nous a monté le bateau devrait changer de métier. Du coup nous nous sommes retournés vers d’autres revendeurs de Lagoon, qui nous ont écoutés et aidé au mieux de leurs possibilités. Merci à eux pour leur gentillesse

Bref Ylang Ylang est prêt pour de nouvelles aventures, nous faisons quelques dernières courses en annexe

Après une soirée de pluies diluviennes nous sortons du lagon de St Martin direction Saba. Avant de prendre la route nous faisons un tour dans le mouillage pour dire au revoir à Lady Anne (que nous ne trouvons pas) et nous « tombons » sur Tahaa. Ils nous suivent depuis la méditerranée, nous aurions dû faire le voyage ensemble, partager des bons moments mais les aléas du voyage en ont décidé autrement. Eux poursuivent leur route vers le nord, les Açores, nous redescendons au sud. Bon vent à eux.

Nous arrivons à Saba dans l’après midi sous un ciel de plombs.

Mouillage sur bouée avec un courant travers au vent. L’abri n’est pas terrible et nous passerons notre plus mauvaise nuit depuis le début du voyage (et encore nous avons un catamaran !) Le lendemain, il n’est plus question de visiter Saba (encore moins d’y plonger), nous partons dès le lever du jour pour St Eustache (Statia pour les intimesJ )

Le trajet se fait au moteur contre le vent et avec de la pluie : que du bonheur J . A l’arrivée à Statia ambiance golfe de Fos

Nous apprendrons par la suite que Statia est une « station essence » pour cargos. Ils sont une quinzaine en rade qui stationnent pour faire le plein. Nous ne nous attendions pas à trouver cela en plein cœur des Antilles. Nous nous mouillons au sud ouest de l’île devant la capitale Oranjestad

Nous descendons nous balader à terre, au loin Saba a encore la tête dans les nuages

On est samedi 13h et tout est fermé, heureusement nous finissons par trouver un restaurant qui sert des hamburgers pour le plus grand bonheur d’Adrien.

Nous réussiront à avoir du wifi et nous découvrons que St Martin est en alerte orange pour fortes pluies et orages.

Nous n’avons pas été en reste. La soirée fut apocalyptique. De la pluie, mais surtout des orages avec des éclairs qui lézardent le ciel accompagnés d’un vent d’ouest et d’une forte houle. Les vents sont d’Est en général dans la région et du coup nous ne sommes absolument pas abrités. Nous apprendrons plus tard que même les locaux n’avaient jamais vu cela. Nous sommes sur ancre et notre chaine s’est tendue et nous nous rapprochons dangereusement d’un catamaran qui est sur bouée derrière nous. Heureusement pour nous, eux même sont (trop) proches de la plage et ils décident de partir, nous laissant la place d’éviter. Comme toutes les bonnes choses ont une fin, les orages, le vent et la houle se calment vers 22h et nous pouvons dormir.

Le lendemain c’est le soleil qui nous réveille à notre grand étonnement. Après une matinée de cned nous partons en visite. L’île surprend par la richesse de son histoire.

L’île fut découverte par Christophe Colomb (comme la plupart des îles du coin !) en 1493. Les Français et les Anglais se la disputèrent (comme la plupart des îles du coin !).Des juifs hollandais l’occupèrent et en 1713 et l’île devient hollandaise (non non c’est la seuleJ ). Ils en firent un port franc qui devint un des plus actifs des Caraïbes. La richesse de ses habitants lui valut le surnom de  « Rocher d’Or ». Oranjestad fût la première à saluer en 1776, avec les canons de son fort, le jeune pavillon d’un vaisseau américain et reconnaitre ainsi l’existence des Etats Unis. Cela leur a permis d’augmenter leurs échanges commerciaux, mais en 1781 l’Amiral Rodney vengea ce qu’il considérait comme un affront à l’Angleterre, en pillant complètement l’île (les Anglais s’approprièrent ainsi 75 millions de marchandises. Il
fallut trente bâtiments pour charger l’ensemble en Europe. Le convoi fut capturé à la hauteur des îles Scilly, par la flotte française de La Motte-Piquet). Ce fût le début du déclin de l’île. La population de 18000 hab. pendant sa période faste est passée à 3000 hab. Un tourisme timide et quelques cultures aident Statia à vivre dans une demi-somnolence.

Oranjestad seule ville de l’île se divise en ville haute, bâtie sur la falaise et ville basse. C’est à la ville basse que se situait le commerce, ils avaient même construit de grandes avancées sur la mer pour que les bateaux puissent décharger plus facilement.

La plupart des bâtiments de la ville basse n’existent plus ou sont en ruines. Cependant quelques uns rénovés révèlent la belle architecture de ces entrepôts

C’est dans l’un d’eux que nous trouvons le club de plongée et nous prenons rdv pour le lendemain. L’île est une réserve où il est interdit de plonger hors structure.

Une route étroite et pentue, la « Old Slave Road » relie directement les deux niveaux de la ville. Edifiée au début du 18 siècle, elle servait à l’acheminement des esclaves.

Arrivés à la ville haute nous découvrons Fort Oranje qui a été restauré dans les moindre détails, ce qui lui donne un aspect décor de cinéma.

L’entrée du fort

La cour intérieure

Nous découvrons la vue sur la baie

La petite ville a de jolies maisonnettes à véranda

Carrefour principal

Même les feuilles des plantes sont tirées à 4 épingles

C’est propre, joli et très calme (pas de boites de nuit J ). Nous trouvons un super marché très bien achalandé à mon grand étonnement.

Le lendemain nous ferons une petite plongée où nous voyons ce que l’on voit en apnée du bateau. Le club a besoin de nous « tester » avant de nous emmener sur des « vraies » plongées. Tout le monde a une gentillesse très commerciale. Le club est à 5mn à pieds du port où sont les bateaux. Ils ont donc des camionnettes dans lesquelles nous montons avec notre matos. Mais ce qui est très surprenant c’est qu’à l’entrée du port : interdit de passer la barrière dans la camionnette, tout le monde descend et passe à pied le portique !! c’est ridicule, personne ne comprends la cause, mais les autorités (par ailleurs assez cool) sont intraitables sur ce point !! nous remontons juste après la barrière !

Nous prenons rdv pour plonger sur le « Charles Brown » épave du coin mythique apparemment. (Ils vendent même des T-shirts à son effigie !!)

En 2003, l’île de St. Eustache a racheté le Charles Brown (un câblier de 100m de long construit en 1954) pour un dollar symbolique dans l’optique d’en faire un récif artificiel pour les plongeurs. Beaucoup de volontaires ont participé au nettoyage et à la préparation du navire en vue de l’immersion. L’épave est posée sur 30m de fond et a basculé sur le coté.

L’épave est bien conservée, mais tristement vide, heureusement qu’une petite tortue est venue nous rendre visite en fin de plongée ! C’est un club où les paliers sont interdits et nous sommes surveillés par une dame teutonne (qui ne plaisante pas), donc impossible de descendre sous la coque pour voir si c’est « habité ».

Malgré ce que peuvent en dire les journaux de plongée, pour moi il manque 10 bonnes années de « cuisson » pour que cela devienne une plongée intéressante (=avec de la vie).

Le lendemain nous partons avec un guide local pour un tour de l’île. C’est un Monsieur passionné par l’histoire de son île qui était chargé de la vendre à l’étranger. Adrien (et nous) aura ce matin là un cours d’histoire en anglais ( 2 en 1 !). Nous débutons notre visite par le « Simon Doncker House »

Ancienne maison du gouverneur qui a été transformée en musée. A l’intérieur toute l’histoire de l’île est racontée documents à l’appui. Statia est aussi appelée « l’île aux perles bleues »

Ces perles servaient à acheter des esclaves. A l’abolition de l’esclavage, les anciens esclaves se sont précipités sur ces perles pour les jeter en mer.

Ces perles en simple verroterie, sans grande valeur marchande ont une grande valeur sentimentale et historique pour les habitants de l’île. Elles sont recherchées (notamment en plongée) et aujourd’hui ceux qui sont les descendants d’esclaves aiment les porter. Thalassa a tourné un petit film là-dessus (avril 2012 « l’île aux perles bleues »)

Nous découvrons ensuite des objets de la vie quotidienne de l’époque

La suite de la visite passe par une synagogue (construite en 1739, elle rappelle l’importance de la communauté juive qui participa à l’essor de St Eustache) ….qui attend d’être remise en état

Et le « Gouvernement Guest House »

A l’étage siège le tribunal, et nous pouvons assister en direct à une audience. Notre guide est fier de nous montrer une photo de son père (juste au dessus du juge) qui a été longtemps le maire d’Oranjestad.

Nous partons ensuite pour le point le plus au sud de l’île sur les dernières traces du Fort de Windt. Sur la route nous voyons de belles propriétés installée sur les contreforts du volcan (éteint) qui est à l’origine de l’île : the Quill 600m d’altitude

Ce qu’il reste du Fort de Windt

Au loin c’est St Kitts que l’on voit

Notre guide nous ramène en ville en passant par le cimetière(de l’époque) surtout impressionnant par la taille du flamboyant qu’il abrite

La visite avec notre guide s’arrête là, il doit trouver que seul le coté historique vaut le coup : Statia perle historique c’est indiqué sur les plaques des voitures

Nous irons seuls et à pieds au centre de l’île. Là où jadis les esclaves travaillaient dans des champs de canne à sucre, se situe aujourd’hui l’aéroport

Devant l’entrée des panneaux expliquent que l’île était habitée depuis très très longtemps par des indiens, ils montrent leur façon de vivre en énorme hutte. Ils ont retrouvé des os, des outils et des objets du quotidien qui sont exposés au musée que nous avons visité avec notre guide.

Nous retournons à notre bord la tête pleine de petites et de grande histoires.

Une petite visite aux autorités pour faire notre sortie

Et nous reprenons notre route vers le sud.

Moi qui ne suis pas très portée sur l’histoire, j’ai plus apprécié la richesse du passé de Statia, que ses fonds marins, c’est assez rare pour être souligné

53.ST MARTIN-TINTAMARRE

 

Dès la fin du Carnaval nous quittons Marigot pour aller se mouiller à Grand Case une baie au Nord Ouest de St Martin. Nous y retrouvons Lady Anne et Quatra

Grand Case est une petite ville touristique dont la rue principale longe la mer

Avec de nombreux bars restaurants et hôtels. Tous les mardis soir (« les mardis de Grand Case ») la rue est fermée à la circulation, et viennent s’installer des vendeurs ambulants, des musiciens et c’est la fête. Et juste après le Carnaval il y a même des gens déguisés et l’ambiance est très festive.

Martial était désolé d’avoir raté l’élection de « Miss élégant Plus Size »

Mais «heureusement » nous apercevrons les gagnantes sur un char

A Grand Case, le matin c’est recherche de wifi (douloureux), ménage et bricolage pour les parents, Cned pour les enfants. L’après midi : on les lâche J

Adrien (de Quatra) emmène les deux grands (Axel et Adrien) faire de wakeboard.

Adrien (le notre) est aux anges

Nous avons loué une voiture pour faire le tour de l’île. Nous passons par le plus haut sommet de l’île : le pic Paradis d’où nous découvrons une vue superbe sur Marigot et le lagon.

Puis nous passons côté Hollandais, à l’autre bout du lagon cela donne

Vous comprenez pourquoi on a mis du temps à s’orienter sur cette île….Nous faisons le tour des chantiers pour le carénage d’Ylang, des shipchandlers pour les pièces. On peut payer partout en US$ et c’est souvent plus intéressant qu’en Euros, on convertit, on calcule. Au final le fantasme du paradis hors taxe en prends un coup, c’est loin d’être valable sur tout, je dirais même que les bonnes affaires sont plutôt rares. Nous nous dirigeons vers Phillipsburg capitale du coté Hollandais. C’est une ville qui a fait sa réputation sur les achats hors taxe. Quand nous sommes passés en bateau devant il y avait 5 cargos à touristes !! heureusement ce jour là il n’y en avait pas et nous avons la ville pour nous

On a un peu l’impression que la moitié des boutiques sont des bijouteries et que toutes vendent la même chose

Là non plus nous n’avons pas fait des affaires….au moment d’aller manger nous nous faisons accoster par un couple, ils nous font gratter des tickets ET…..Martial gagne « le gros lot ». Lui est septique, Adrien et moi nous avons envie d’y croire…le couple nous pousse, nous briffe : il ne faut pas dire que nous sommes sur un bateau. C’est un hôtel qui cherche à vendre des vacances par répartition. Ils ont lancé un jeu pour « faire connaitre leur hôtel et leur système de vente » et il nous suffira d’écouter pendant une heure la commerciale et notre cadeau est à nous ! On nous promet une semaine de vacances tous frais payés dans tous les hôtels de la chaine. Nous partons pour l’hôtel (4 étoiles), que nous trouvons moche mais avec une belle piscine et sa vue sur l’océan

En fait d’une heure la commerciale nous fait perdre l’après midi et le cadeau et effectivement une semaine mais que dans cet hôtel, mais il faudra revenir (repayer un vol d’avion), et sans les repas et pas cessible !! bref une belle arnaque. Nous sortons de là fatigués mais Adrien qui n’en revient pas, a appris pas mal de choses sur les arnaques du monde « civilisé ». Moi cela renforce l’impression de haut lieu de la magouille que j’ai déjà de St Martin, qui jongle sur ses deux nationalités sans vraie frontière pour brouiller les pistes fiscales et administratives.

Le weekend suivant nous décidons de partir avec les Quatra sur l’île de Tintamare au nord Ouest de St Martin. Ce petit îlot est classé réserve naturelle.

Dés notre arrivée nous voyons des tortues en apnée sous le bateau et Martial filme en apnée : Tortues de Tintamarre (clic clic)

Les rires de nos ados s’entendent dans tout le mouillage

Nous passons une agréable soirée sur Ylang avec tout l’équipage de Quatra et nous improvisons une plongée pour les adultes le lendemain. C’est une petite épave Le Remorqueur de Tintamarre dans 15m d’une eau cristalline et pas mal de faune.

Merci à Audrey l’actrice principale, à Adrien le caméraman et aux figurantes les raies pastenagues.

Après cette petite escapade bien agréable nous retournons sur Marigot.

Le temps presse pour tout le monde. Quatra doit continuer son voyage vers le nord (îles Vierges, Haïti etc…) et nous devons faire un loooooooooooooong stop, carénage d’Ylang pour Martial et retour au travail pour moi. Nous passons une super soirée sur Quatra, nous nous « prêtons » nos enfants (Axel vient dormir à bord, Adrien va dormir sur Quatra qui pour une nuit devient Cinqua J )

A Marigot il y a des marins qui ont poussé loin leur sens de l’écologie : annexe à voile et moteur électrique avec son panneau solaire pour le recharger

Nos ados savent que leur temps ensemble est compté et ils en profitent ….à fond…

Et oui nos routes se séparent, mais nous espérons qu’elles se croiseront à nouveau, le monde n’est pas si grand….

OK

 

 

 

 

 

52. CARNAVAL de ST MARTIN

Nous arrivons à St Martin à la tombée de la nuit et sur la route Martial pêche un barracuda mais nous le rejetterons car il y a trop de risque de ciguatera sur ces poissons dans la zone.

 

La Ciguatera est une toxi-infection alimentaire causée par l’absorption de la chair vénéneuse de certains poissons. Une algue prolifère sur les coraux cassés ou abimés. En mangeant cette algue, les poissons stockent une toxine qui s’accumule tout le long de la chaine alimentaire, ce qui explique une toxicité plus forte à la fin de cette chaine parmi les grands prédateurs.

 

Nous sommes mouillées en baie de Marigot et nous ne sommes pas seuls. L’île est française au Nord et hollandaise au sud. Ce qui est typique de St Martin c’est son immense lagon coupé en deux par la frontière. Ici le lagon est en arrière plan

Nous retrouvons Lady Anne rencontrée à Tobago. Patrick vient nous voir et nous donne le « mode d’emploi » du coin. Il faut faire sa clearance à la marina qui est à l’intérieur du lagon, c’est 3 fois moins cher !!! Tout ici est accessible en annexe, magasins de bricolage, super marché hollandais, français. Merci à Lady Anne pour les bons tuyaux.

Dès le premier matin nous avons la visite d’Axel. Il a un an de moins qu’Adrien et aimerait le rencontrer. Depuis Grenade nous nous sommes croisés plusieurs fois sans oser faire le premier pas. Le RDV est pris pour le début d’AM après le CNED .Après un (tout) petit moment de timidité les deux compères s’en vont comme si ils se connaissaient depuis toujours.

Un matin Martial filme sous le bateau dans 3m d’eau  et

Raies Aigles St Martin


Incroyable non ?

Grâce à Patrick nous nous rendons à des puces nautiques : c’est un rassemblement de marins de toutes nationalités qui essayent de vendre leurs vieilles m……s. L’ambiance est bon enfant

Cela se passe à l’intérieur du lagon : nous passons en annexe le pont qui se lève 3 fois par jour

Feu rouge : ceux d’en face qui passent (ici les bateaux sortent du lagon), feu vert c’est à nous de passer

Nous faisons un peu plus ample connaissance des parents d’Axel, Audrey, Adrien et de son petit frère Arsène, d’où le nom de leur bateau : Quatre A. On est à la veille du carnaval et nous décidons de nous y rendre ensemble.

Comme nous sommes en avance nous grimpons au fort qui domine la baie

Vue panoramique de la baie

Nous redescendons pour le défilé. Nous n’aurons jamais vu autant de carnavals : c’est le 5ieme en un an !! Comme à Grenade nous sommes spectateurs (au brésil les Carnavals que nous avons vu sont plus interactifs), mais ici chaque groupe a sa musique et sa chorégraphie.

 

Pas toujours simple de danser….

 

 

 

Des beaux visages d’enfants

Et des spectateurs heureux

51. ST BARTH

 

Nous partons de Guadeloupe direction Antigua avec un vent de 15noeuds travers et une grosse houle heureusement assez longue, donc Ylang ne tape pas. Nous passons la nuit devant l’hôtel de Five Island Bay à Antigua qui en plus de nous procurer un super wifi, diffusera une soirée jazz…super agréable

Nous repartons le lendemain et pour une fois nous sommes vent arrière, nous en profitons pour sortir le parasailor que nous affalerons sous le vent de St Barth, à l’arrivée.

Sur la route Martial pêche un thazard

Moi je révise mes recettes de poisson….

Nous jetons l’ancre en fin de journée à St Barth dans un mouillage bondé et rouleur.

Le lendemain matin un gars vient nous dire qu’il faut passer au bureau, qu’il faut faire notre entrée malgré que nous soyons français, que nous venions de France (Gwada) et que St Bart soit français!

La clearance se fait comme si nous étions dans un pays étranger et nous payons 19€! sans savoir pourquoi(le gars n’est pas clair : St Barth n’est pas tout à fait français ?! taxe de mouillage même si on est pas sur bouée?). Bienvenue au royaume de l’arnaque, on est tout de suite dans l’ambiance. A la sortie nous tombons sur un panneau : ce quai a été construit grâce à des fonds Européens….grâce à vos (et mes) impôts !!

Tout est « mignon », tiré à 4 épingles, un vrai décor d’opérette

Avec de grosses unités briquées par des hommes en uniforme : polo et short

Il ne reste pas une tache un peu plus à droite ?

Les vieux bâtiments ont été retapés

La rue principale alterne notaires, avocats, et boutiques de luxe.

Nous partons voir l’aéroport : sa piste est connue par sa petite longueur et son grand nombre d’accidents.

Il faut poser ses roues entre les deux grosses marques blanches….sinon c’est le grand plongeon !! nous avons su plus tard qu’il faut passer un diplôme spécial pour avoir le droit d’atterrir sur St Barth !!

En rentrant nous nous arrêtons à un petit phare qui se situe à l’emplacement d’une ancienne batterie où la vue est très belle

Malgré cette belle vue, le mouillage est inconfortable et nous n’aimons pas l’ambiance de cette île.

Nous partons donc pour St Martin l’après midi même.

50.MARIE GALANTE

 

Marie-Galante, également appelée « l’île aux cent moulins », est une île des Antilles située à 20 milles au sud-est de Pointe à Pitre. Sa superficie de 158 km2 en fait la 3e île des Antilles françaises, après la Guadeloupe (1 434 km2), et la Martinique (1 128 km2). Nous mouillons dans la baie de St Louis au nord ouest de l’île.

L’île vit au rythme de flux et reflux….des touristes. Les gens ne restent en général qu’une journée sur l’île, arrivent avec les premières navettes en provenance de Pointe à Pitre ou du François, et repartent en fin de journée.

Nous descendons à terre après le départ de la dernière navette, du coup c’est un peu désert.

Evidemment à la sortie du quai nous sommes dans l’ambiance Voulzy, grâce à qui Marie Galante est connue de tous.

Il y a un loueur de voiture encore ouvert et nous avons une voiture pour le lendemain (plus facile et moins cher qu’à Pointe à Pitre !) De retour à notre annexe un groupe de Belges nous interpelle : à quoi elles servent les oreilles de votre annexe ?? Martial dit que cela lui permet d’entendre quand il la siffle et qu’elle accourt…. du même coup elle hérite du surnom de Mickey.

Tout le monde rigole, ils nous invitent sur leur bateau le soir même. C’est Salvator, Françoise, Alexis (leur fils) et 2 copains qui viennent juste d’atterrir de la transat (traversée de l’atlantique), bien contents de retrouver la terre ferme. Soirée pates, arrosée à refaire le monde à la sauce belge, un très bon moment passé ensemble. Le lendemain c’est eux qui viendront à bord pour un (rituel) rougail saucisses. Salvator veut partir sur Bahia au Brésil pour la coupe du monde de foot. Nous lui souhaitons bon vent

Avec la voiture nous avons fait un tour de l’île. Premier arrêt l’habitation Murat. En 1839 , l’habitation recensait 300 esclaves qui s’échinaient sur plus de 200 Ha de cannes. La sucrerie est en cours de réhabilitation

Et la maison des maîtres abrite un musée

Avec pas mal d’objets usuels d’époque : une trottinette

 

Un masque …comment ils faisaient le Valsalva ??

En continuant notre route nous avons une belle vue sur la Dominique au sud

Et dans la série des panneaux exotiques

Et après

en Martinique

Nous découvrons

Nous nous demandons qui était ce Robert ??? peut être lui ?

Nous enchainons ensuite des visites de rhumeries. Il y en a 3 sur l’île .La particularité sur l’île c’est que la canne était broyée grâce à des moulins à vent. Celui de la distillerie Bellevue a été entièrement rénové

La grosse poutre qui pose à terre servait à faire tourner le toit du moulin et à orienter les ailes en fonction de la direction du vent.

C’est à la distillerie Bielle que Martial a rencontré ses doudous

Nous leur avons acheté des beignets, des accras et autres coupe faim créoles

Au sud la ville de Capesterre est protégée par un lagon aux couleurs magnifiques

L’heure de la sieste est respectée par tous….

Nous partons voir les « galeries » nées de l’affrontement des plaques tectoniques dans les fonds marins

Mes hommes en pleine réflexion

Les maisons sur l’île sont coquettes, bien tenues

Celle-ci a une copie miniature dans son jardin (maison de poupées ou niche pour son chien ??)

On voit pas mal de charrette à bœuf dans les champs

avec leur moteur

Mais je pense qu’elles ne doivent plus servir qu’à balader les touristes.

Sur le chemin du retour nous nous arrêtons au « Grand Gouffre » au nord de l’île. C’est une arche naturelle creusée par la mer, vue magnifique

Nous avons aimé cette île souriante et sereine, un peu en dehors des gros flux touristiques