62.ARUBA

 

La traversée de Curaçao à Aruba se fait sous Parasailor, avec 18-20 nœuds de vent on est à 8.5 nœuds, le trajet est sympa mais l’affalage sportif. Nous arrivons par le sud de l’île, son coté industriel et notre première vision n’est pas terrible

Nous continuons jusqu’à Oranjestad la capitale. Après un repérage des lieux (marina)

nous allons nous mouiller un peu plus au sud dans le lagon à côté d’El Gecco. C’est un catamaran avec un couple d’américains que Martial a rencontré à St Martin. Neal nous accueille très gentiment et nous conseille d’aller voir les autorités tout de suite. Sur cette île pour faire notre « clear in » il faut amener le bateau sur un quai et ce sont les autorités qui se déplacent pour le visiter (éventuellement).

Il est 16h mais nous repartons vers la marina en appelant le maitre du port à la VHF. Après plusieurs appels infructueux il daigne nous répondre, dans un anglais incompréhensible (pour nous). Nous finissons par comprendre l’emplacement du fameux quai et nous nous y rendons. Le Pb est qu’il n’est pas du tout adapté à notre type de bateau (plaisance). C’est un quai en béton protégé par des énormes pneus (qui nous laissent des grosses traces noires sur la coque) et des bites d’amarrage bien trop éloignées pour nous.

Cette photo est prise au moment du départ, mais en plus à l’arrivée il y avait pas mal de vent. Difficulté à manœuvrer, sous le regard du « maitre de port » qui ne lève pas le petit doigt pour nous aider. Mes hommes courent partout, Adrien avec les défenses, Martial avec les amarres, moi à la barre. Dans la précipitation Adrien glisse et tombe à l’eau à l’arrière coté quai. Martial hurle pour que je laisse le moteur au point mort, Adrien remonte….nous l’avons échappé belle, sueurs froides, toujours sous l’œil impassible  du « maitre de port » !!

Une fois amarré commence le ballet des voitures : la douane passe, nous amène un papier à remplir et repart. Ils reviennent, prennent le papier rempli, repartent le tamponner et finissent par nous le ramener. Tout cela sans mettre un pied sur le bateau. Même « chorégraphie » pour l’immigration mais en plus long (leur bureau est plus loin apparemment). Nous sommes restés plus d’une heure à quai à se balloter en attendant qu’une voiture revienne !!Mon capitaine ne décolère pas : que de risques (pour le bateau et même pour l’équipage) pris et ils ne regardent même pas le bateau !! Nous décernons à Aruba la palme de la clearance la plus stupide.

 

Nous retournons nous mouiller à coté d’El Gecco à la nuit noire, dans moins de 1.5m d’eau : grosse tension à bord.

Notre mouillage se situe à l’intérieur d’un lagon au sud de la ville. A droite l’aéroport

A gauche le port de commerce et l’hôtel-marina qui nous fournira un wifi correct.

Derrière nous un chenal pour les navettes qui emmènent les touristes de l’hôtel à l’îlot, où ils ont une plage privée.

Devant une plage de sable blanc avec un restaurant (diffusant de la musique), assez courue par les locaux.

Autant dire que le niveau sonore était assez élevé : 6h30 club de natation des 3ieme âge qui crient et rient en nageant. Les navettes et scooteurs démarrent eux vers 9h, le resto devant nous met une musique d’ambiance L vers 11h et les avions atterrissent (à raison de un par quart d’heure) de midi jusqu’à la nuit noire !!

Aruba est l’ile la plus proche du Venezuela (17 milles soit environ 30 km) et qui plus est du golf de Maracaïbo. C’est un immense port naturel industriel et à notre arrivée une vingtaine de cargos stationnaient là (bien visibles á l’A.I.S) .

Les gardes côtes patrouillent très régulièrement : gros zodiac, avec une dizaine d’hommes équipés de gilets pare balles !! je pense que c’est à ce prix que la drogue et les clandestins se tiennent à distance….

Vous avez un aperçu de l’ambiance dans laquelle nous avons attendu (une quinzaine de jours) une fenêtre météo.

En effet la prochaine étape de notre voyage est la Colombie, mais pour cela il faut passer le Cabo de la Vela au nord de la Colombie, à la frontière vénézuélienne. Or ce cap a très mauvaise réputation, dû à une dépression qui a tendance à vivre là, couplée à une remontée des fonds brusque et importante qui lève des vagues dangereuses. Ce cap est surnommé le « cap Horn de la Caraïbe » c’est tout dire…

Un soir nous avons invité nos deux voisins El Gecco(américains) et Jammin'(hollandais). Neal Peterson a écrit un best seller sur sa vie et donne des conférences sur sa vie. Parcours de vie très différents, échanges tout en anglais où Martial et moi avons finit avec des nœuds dans la tête (vu notre niveau en anglais) mais nous avons passé une très bonne soirée.

Notre première sortie a été pour faire un tour en ville.

Nous remontons (en se bouchant le nez) une petite rivière pour laisser l’annexe.

Nous apprendrons par la suite que la marina dispose d’un ponton à dinghy beaucoup plus pratique.

Tout est fait pour les touristes (américains), les marques de luxe et les joailliers se succèdent.

 

Vision sympa de la marina :

Toutes les marques de restauration rapide américaine sont là, mais nous nous dirigeons vers un snack très authentique : les murs sont tapissés de dollars !!

Amateurs de wifi passez votre route…

A coté de notre mouillage, il y a un bar-grill installé sur un ponton que nous utilisons pour laisser l’annexe.

Sous le regard de Roger qui a élu domicile au bout du ponton.

A la tienne Roger…

Comme sur chaque île nous louons une voiture.

Elle est disponible à partir de 15h, nous nous dépêchons de faire une virée au sud

Cimetière d’animaux :

Les gens ne semblent pas être gênés par la proximité des usines, les maisons sont coquettes et tournées vers des horizons dégagés. Par contre la plage…

Une « petite » ancre dédiée aux marins disparus :

Nous finissons la journée dans un super marché étonnement très bien achalandé. (J’avais jamais vu autant de sorte de gouda : au cumin (bien sûr, aux graines de moutarde, au piment, aux clous de girofles, tomates, un bleu ?? etc…)

Nous avons laissé la voiture sur un parking devant le bateau pour la nuit et le lendemain nous la retrouvons emboutie à l’arrière !! cela nous vaudra 3 allers retour à l’agence, une déclaration chez les flics, des papiers et des palabres…heureusement que tout le monde parle anglais !

Nous profitons tout de même de cette journée pour visiter le National Park.

Là aussi à l’entrée du parc on nous donne une carte avec tous les points d’intérêts et nous circulons à notre rythme avec notre voiture. Nous traversons une succession de petites collines recouvertes de cactus.

pour arriver sur la façade est de l’île.

De ce coté là nous trouvons une jolie plage :

Cette plage alimente des dunes qui sont toujours en mouvements poussées par les vents dominants de Nord Est.

Ce phénomène est freiné par les racines.

Nous nous dirigeons vers une grotte, où nous attend un guide.

Notre guide nous montre des dessins d’indiens vieux de plus de 1000 ans.

Dans les années 1800 il y avait une plantation de cocos à coté et cette grotte servait d’habitation pour les esclaves. Des sièges sont taillés dans la roche à l’entrée.

Notre guide nous emmène vers un bassin d’eau douce, improbable dans cette zone désertique.

Où je me fais « nettoyer » les pieds par des petits poissons : séance de pédicure inattendue.

Une deuxième grotte : « Quadirikiri cave » du nom d’une princesse indienne enfermée là pour être tombée amoureuse d’un fermier blanc.

Un petit tour sur le point le plus haut de l’île : 188m tout de même J

Encore une petite dose de cactus et la visite est finie.

Le second dimanche, il y a régate et nous avons eu du spectacle : une des bouées était à quelques mètres derrière Ylang.

Les plus étonnants étaient ces maquettes :

On a cherché qui les télécommandait…en fait, personne ! Les propriétaires les posent à un bout de la baie et les récupèrent à l’autre bout. C’est sympa à regarder naviguer sauf quand c’est le 10ieme qui vient s’écraser sur Ylang…mon capitaine n’aime plus les maquettes L

Nous ferons une virée au nord ouest de l’île où Gégé notre voisin hollandais nous a dit qu’étaient les plus belles plongées. C’est là que se situent tous les grands hôtels et il y a tout pour amuser le touriste : parachute ascensionnel, scooters des mers, ballade en catamaran etc…

L’extrême nord est un peu plus préservé : California Lightouse

Il y a des bouées sur les sites de plongée et il faut prendre un ticket pour y accéder…

C’est une grande épave couchée sur le coté avec pas mal de vie dessus.

Nous ferons une deuxième plongée pratiquement en face du port de commerce, à l’extérieur du lagon.

Cette fois ci c’est une jolie petite épave.(photo du capitaine)

La fenêtre météo tant attendue arrive enfin, nous sommes prêts.

Malgré les demandes de Martial nous sommes obligés de repasser par « l’horrible quai » des autorités mais cela se passe mieux qu’à l’aller. Entre deux allers retours des douanes nous avons le temps de manger, d’admirer des manœuvres de super tankers de prés.

Et nous partons sans vent, au moteur direction la Colombie.

Partie technique

-Aruba est un état indépendant, avec sa propre monnaie. Mais partout vous avez le choix de payer en USD$, ou en Guilders. Attention de temps en temps ils vous rendent des pièces d’Aruba carrées !

-Ils parlent partout anglais, mais aussi espagnol, hollandais et papamiento.

– le clearance est gratuite mais vraiment pas pratique.

– derrière la marina il y a un shipchandler qui fait office de capitainerie/office du tourisme. La dame nous a renseignés avec beaucoup de gentillesse. Il y a un Budget marine dans une zone industrielle après l’aéroport, mais il faut une voiture pour y aller.

– à partir du mouillage, à 10mn à pieds direction l’aéroport, il y a plusieurs loueurs de voitures. Attention aux assurances, le notre n’avait qu’une assurance au tiers, heureusement que les réparations n’étaient pas importantes.

– il y a un super marché très bien achalandé au nord ouest d’Oranjestad. Il faut une voiture pour y aller à partir de notre mouillage ou de la marina. Nous sommes allés mouiller en face.

Avantage : c’est à 5mn à pied en suivant la route qui passe le long du « donjon ». Inconvénients : le fond n’est pas terrible pour mouiller(plateaux rocheux recouverts de très peu de sable) et c’est une zone de scooteurs de mer avec que des abrutis (et je suis polie) dessus.

-l’île est plus belle que Curaçao, plus propre, plus riche mais c’est surtout une halte pratique sur la route de la Colombie.

 

 

 

 

 

61.CURACAO

 

En préambule : dans la série « j’ai des problèmes avec mes photos » là c’est de mon ordi. qu’elles ont disparu suite à une mauvaise manipulation. J’ai pu en récupérer quelque unes et j’ai trouvé les autres (qui correspondent à ce que l’on a vu) sur le net.

Le trajet de Bonaire se fait sous Parasailor à 8 nœuds : rapide (une 40ene de milles séparent Bonaire de Curaçao) et agréable. Dés notre passage au sud de l’île nous sommes survolé à basse altitude par les gardes cotes. Pas arrivés et déjà fichés !! Ils tournent dans la zone jusqu’à Klein Curaçao (îlot désert au sud de l’île).

Nous remontons avec pas mal de vent sud-est l’île jusqu’à Willemstad la capitale. J’avais lu qu’il fallait rentrer dans une lagune pour arriver au mouillage (de Spanish Water) et j’étais persuadée que c’était celle de Willenstad. Il faut dire à ma décharge que je n’ai pas trouvé de guide de Curaçao, que sur mes 2 cartes électroniques Spanish water est noté Spaanse et c’est seulement en agrandissant qu’il apparait Spaanse Water.

Nous dirigeons donc nos étraves devant le canal Willemstad et trouvons un pont…. fermé. Un peu inquiet (nous n’avons pas d’horaires d’ouverture du pont et pour cause, il ouvre à la demande), mon capitaine me dit « appelle sur la VHF ». Oui mais j’appelle qui ? (déjà que mon anglais n’est pas terrible) je tente un timide « the bridge for Ylang Ylang » et à ma grande surprise il nous répond (le bridge!).

Après nous avoir fait patienté 1/2H pour laisser sortir un cargo, nous pouvons pénétrer dans les eaux calmes du canal. Nous longeons une haie de maisons très colorées caractéristiques de Curaçao.

Nous passons ensuite sous le pont très haut perché où circulent des voitures. A chaque fois qu’il verra ce pont Adrien ne pourra s’empêcher de dire « mais qu’est ce qu’elles sont hautes ces voitures », impressionné à chaque fois. J

Nous nous retrouvons dans une vaste zone industrielle avec des cheminées crachant des flammes et des nuages de poussières, des cargos et pas un seul bateau de plaisance en vue !! Impression de s’être trompés de planète. Nous explorons les recoins dans l’espoir de trouver un endroit plus agréable, mais rien ! la tour de contrôle (que Martial a appelé á la VHF) nous confirme que nous ne sommes pas à notre place et nous conseille le lagon 6 milles au sud. Nous repartons, redemandons l’ouverture du pont (euhh excusez nous, on s’est trompés, on peut sortir svp ?).

Il faut savoir que ce pont c’est LE point touristique de Curaçao et il y a toujours beaucoup de monde dessus. Et à chaque ouverture les gens sont bloqués et doivent attendre le passage du bateau. Impossible d’être discret

Ensuite il a fallu remonter contre le vent et la mer au moteur pour atteindre Spanish Water. Une heure d’essoreuse plus tard, nous passons un petit canal :

Il est bordé par un hôtel qui s’est aménagé une plage-piscine :

Nous pénétrons dans une immense mer intérieure bordée de belles villas :

Cela forme une sorte de dédalle avec des ilots de verdure et des criques profondes :

Il y a pas mal de bateaux au mouillage, nous mouillons au mieux. Peu de temps après notre arrivée, le français qui est derrière demande (sans dire bonjour) à Martial s’il est sûr de son ancre (quels râleurs ces français L ). Et il est mal tombé : si il y a un sujet sur lequel on ne peut attaquer mon capitaine c’est bien son ancrage ! Martial lui répond simplement « oui » et tourne les talons ! Taiseux contre râleur, c’est mon capitaine qui marque un point mais quelle arrivée !

Le lendemain nous nous déplaceront, car nous n’aimons pas les voisins ronchons. Ces îlots de verdure avec de belles villas sont agréables mais à tribord nous avons vue sur un alien :

On a jamais su de quelle planète il venait : plateforme pétrolière en construction ? en réparation ? à quoi lui sert l’énorme trompe qu’il a devant ? Il y a toujours des hommes qui travaillent dessus que font ils ? la nuit il est éclairé comme un arbre de Noël !pourquoi ?

Nous avons eu un vent soutenu tout le temps de notre séjour, et nous sommes sous le vent d’une carrière qui nous remplit le bateau de poussière :

Voilà pour l’ambiance au mouillage…

Le premier matin après avoir déplacé le bateau nous partons pour le parcours de combattant qu’est la Clearance sur cette île.

Tout d’abord prendre le bus. Il y a un réseau wifi (Sol) qui en première page donne toutes les infos et les horaires de bus, mais c’est à titre indicatif, parce que le bus, lui il passe quand il veut !! Nous attendons donc une heure sous un soleil de plombs. La dame conductrice fait la tête quand je la paye en UD$ (il n’y a par de retrait d’argent dans la zone). Nous allons au terminus Punda, qui est le quartier central de Willemstad. Là nous ne sommes pas très loin des douanes où nous attendons car il y a du monde. Il y a beaucoup de papiers à remplir mais le douanier le fait avec sourire et gentillesse. Ensuite il faut se rendre à l’immigration. Pour cela nous devons emprunter le (fameux) pont flottant.

Remonter sur l’autre rive pour arriver sous le grand pont (où les voitures sont toujours aussi hautes J ). Remplir des papiers encore et encore (un questionnaire pour savoir si l’île nous a plait….euh je sais pas, j’suis arrivé hier…mais on répond « oui » bien sûr pour pas contrarier) et là il est déjà plus de 12h30. Il nous manque un permis de croisière. Le bureau qui le délivre est à coté de l’immigration mais est fermé entre 12h30 et 13h30…nous patientons une heure. Il faut déclarer où on est mouillés et si on veut bouger il faut le déclarer avant ! On se sent un peu parqués. Finalement à 13h45 nous sommes en règle mais affamés. Nous retournons autour du pont flottant et faute de mieux nous mangeons dans un Subway !!

Nous nous baladons en ville, qui semble être un décor de théâtre pour touristes, avec des boutiques de T-shirts et autres babioles importées de Chine. Il faut dire que c’est une destination très courue par les paquebots de croisière.

Pour finir nous faisons un petit tour du coté du marché flottant :

Ce sont des lanchas vénézuéliennes qui viennent vendre leurs fruits, légumes et poissons. J’ai voulu acheter des fruits, ils se sont avérés très chers et ils se sont périmés très vite. Les vénézuéliens nous ont vus arriver…

Une des rares choses, facile et pas chère a été d’avoir du wifi : sur la page du réseau Sol, il est indiqué le nom d’un bateau mouillé dans la rade. Tu va le voir, tu trouve le cousin du père Noël (par sa barbe J) il te fait payer 10$ pour une semaine, il te donne un code et…ça marche presque comme à la maison!

Nous avons du mal à trouver nos marques au début, il y a un quai à dinghy très petit. En face un genre de petit snack mais pas très accueillant, et pas grand-chose alentour. Heureusement nous trouvons un canadien avec une bière attablé au snack. Il est là depuis des années et semble un peu désabusé. Non il n’y a plus d’ « happy hour » où tous les marins se rencontrent et s’échangent des adresses. Il nous indique que par l’intermédiaire du snack quelqu’un loue des voitures. 2h après nous avions une voiture pas terrible, pas chère, avec un contrat fait sur un bout de papier, mais qui nous a permis de nous balader.

La première journée est grandement consacrée aux courses nautiques (Ylang aime se faire bichonner par Martial) et des courses alimentaires (il faut nourrir le capitaine sinon il mord J ). Nous avons eu le temps de faire une virée dans le nord de notre mouillage : impression pas terrible : les maisons ne sont pas soignées, c’est sale dans pas mal d’endroits, c’est très sec, bref on n’est pas emballés. Nous faisons un tour dans une plantation d’aloa vera qui fait ses propres produits de soins.

Le lendemain nous faisons un tour d’île.

Visite d’une grotte et tour de l’île coté nord ouest. Impression très mitigée, avec toujours des maisons tristounettes, des ordures qui trainent, un paysage très sec avec quelques cactus pour la côte au vent (Est). La côte sous le vent a quelques belles plages où des complexes touristiques ont été aménagés. Certains sont maintenant laissés à l’abandon et commencent à tomber en ruines….

C’est la visite d’une ferme aux autruches qui m’a le plus emballée.

Les visites sont guidées et à heures fixes. Nous attendons notre tour en observant les autres pensionnaires de la ferme.

Un fourmilier qui dormait comme un bien heureux dans sa piscine d’eau boueuse (j’avais une très belle photo snifff)

Mais ceux qui nous ont le plus attendris ce sont deux inséparables.

Il suffisait de tendre le doigt à coté de leur perchoir pour qu’ils nous montent sur le bras.

 

 

A un moment donné ils ont poussé leurs gamelles vides. Je suis allée leur remplir d’eau et Martial a piqué une cacahuète dans la cage du perroquet. Quel spectacle de les voir décortiquer la cacahuète et en manger chacun une graine avec application !!

La visite se fait dans un truck et notre guide alterne le papamiento, l’espagnol et l’anglais, impressionnant !

J’ai découvert que le plus grand et le plus rapide des oiseaux terrestre…. ne vole pas !

Le mâle possède un plumage noir avec l’extrémité des ailes blanches tandis que la femelle a un plumage brun terne. On dit que leurs yeux sont généralement plus grands que leurs cerveaux.

Le mâle adulte pèse environ 140/170 kg et la femelle 110/130 kg.

Ses pattes n’ont que deux doigts. La faculté de voler a été remplacée par la puissance des pattes pour courir et se défendre. Un coup de pieds à une force d’impact de plus de 200 kilos, et l’ongle de leurs pieds peut apparemment vous scalper en deux.

Les nouveaux nés mesurent environ 20 cm et pèsent entre 800 g et 1 kg.

Ils grandissent de 15 cm par mois pendant les dix premiers mois.

D’après Adrien qui les a nourrit, elles ont un cou très doux.

Elle peut se reproduire pendant 40 ans. Un œuf est pondu tous les trois jours, soit une moyenne de 30 à 60 œufs dans la saison. L’incubation dure 42 jours.

L’œuf d’autruche pèse 1,700 kg en moyenne et équivaut à 24 œufs de poule. (Un œuf suffit à faire une omelette pour 6 à 7 personnes)


Un œuf peut peser plus d’un kilo et demi


L’œuf est hyper résistant, on peut grimper dessus…de coté il supporte 600kilo et en hauteur il peut supporter jusqu’à 1000 kilo

On élève les autruches pour leur viande, mais aussi pour leur cuir et leurs plumes.

Rien ne se perd dans cette ferme….les restants du resto vont au compost, les restants de la boucherie vont à 3 crocodiles qui servent de poubelles et les os sont séchés au soleil pour ensuite confectionner des bijoux ou autres objets.

Il y a un restaurant très agréable où nous avons mangé…de l’autruche bien sûr !

Vous êtes en train de vous dire que vous avez échappé au quart d’heure d’histoire du pays …mais non !! il arrive

Ce sont les Espagnols qui ont découvert l’île en 1499 et qui se l’approprièrent en réduisant les indiens à l’esclavage. Les Hollandais ont repris l’île aux Espagnols pour le sel (dans les nombreux marais) qui leur était indispensable pour leur pêche aux harengs. Ils ont vite compris qu’avec les deux immenses lagons, ils pouvaient accueillir pas mal de bateaux en toute sécurité et faire du commerce. Et Curaçao devient un centre très important du commerce d’esclaves. A l’abolition de l’esclavage Curaçao a été obligée de chercher d’autres ressources, qu’elle trouva en raffinant le pétrole des ses voisins Vénézuéliens. Après le premier choc pétrolier l’île rebondit encore en favorisant le tourisme. Aujourd’hui Curaçao est indépendante rattachée au royaume de Nederland (qui contient 4 états : la Hollande, St Martin, Aruba et Curaçao), a rallumé ses raffineries et reçoit plus de 20 bateaux de croisière par mois.

 

Lorsque les Espagnols s’approprièrent l’île de Curaçao, ils avaient dans leur soute, des oranges. Ils décidèrent d’en faire la culture sur l’île. Mais, ils n’arrivèrent qu’à produire des petits agrumes au goût si amer qu’ils étaient immangeables. Déçus, les Espagnols se désintéressèrent de l’arbre, le laissant à l’état sauvage. Deux ans plus tard, les Hollandais, qui investirent l’île, furent intrigués par ce petit arbre. Ils ne constatèrent que l’écorce de ces fruits séchés au soleil produisait une savoureuse essence aromatique. Ils distillèrent l’écorce, ils y ajoutèrent des herbes et des épices et c’est ainsi que naquit la liqueur de Curaçao…

 

A partir du mouillage on peut aller à pied au fort Beekenburg, en longeant une plage (qui donne sur notre alien) fréquentée essentiellement par les locaux.

Ce fort a été construit pour protéger l’entrée du lagon de Spanish Water du temps où le commerce était florissant. On est monté au sommet de la tour d’où on a une vue à 360° magnifique (resniff mes photos L )

Nous avons suivit le même parcours de combattant pour faire notre sortie (le permis de navigation en moins) et nous en profitons pour nous balader encore à Willemstad.

Adrien s’occupe pendant que l’on fait des papiers

Non ne vous inquiétez pas, il n’a pas pris la grosse tête (son père veille) ….c’est l’ombre d’un lampadaire J

 

C’est amusant d’aller à une heure pile voir cette horloge carillonner. Une mélodie est jouée par les cloches pendant que des petits personnages défilent en dessous.

C’était impressionnant de visiter la synagogue dont le sol est couvert de sable blanc.

Il y a deux explications : la première est que cela célèbre Moïse qui a vécu 40 ans dans le désert. La seconde est en souvenir des Juifs qui pendant l’inquisition en Espagne (avant qu’ils migrent vers la Hollande ou d’autres pays) se cachaient dans des pièces sécrètes où le sol était recouvert de sable pour amortir les bruits.

Le Hollandais est une langue complètement hermétique pour nous sauf…..

 

Nous partons le lendemain après midi pour Santa Cruz au nord –ouest de l’île pour diminuer la route à faire pour Aruba.

Partie technique

-Ils parlent tous papamiento(le créole local), l’anglais, le dutch.

-La monnaie est le nafle (1US$ = 1.75 nafles), mais le dollar est accepté partout, sauf qu’ils vous rendent la monnaie en nafles. On se retrouve avec un tas de pièces, du coup on a retiré des nafles pour tout payer. La moitié des guichets CB (appelés ici ATM) vous laissent le choix de la monnaie.

-Le ponton à dinghy est à Fisher Harbour au nord du mouillage.

-Pour les autorités : prendre un bus (à la sortie de la marina prendre droite jusqu’au rond point) direction Punda. A la descente du bus continuez tout droit dépasser le marché flottant, devant le canal qui coupe la ville en deux, le bâtiment beige des douanes fait l’angle.

L’immigration est sur l’autre rive (Otra-Banda). Traversez par le pont amovible ou par les navettes gratuites dans le cas où il est ouvert. Longez l’autre rive, après une petite montée vous trouverez une barrière et un guichet. La vigie vous donne un papier qu’il faudra faire tamponner par l’immigration et vous indique le chemin. ( sous le grand pont)

C’est dans le bâtiment (très proche) que le « port
authorities » vous délivre un crusing permit (10$) ….qui est plutôt un permis d’ancrer. Ils vous demandent où vous êtes mouillés (pour nous zone A) et si vous voulez bouger, il faut leur dire et repayer le « cruising permit »….il y a très peu de mouvement de bateau du coup.

 

 

 


  • Les zones sont délimitées par des bouées jaunes
  • Nous étions prés du chenal : attention il n’y a pas de limitation de vitesse dans le chenal et du coup le weekend ça bouge.

 

  • Les supermarchés sont très bien achalandés. Ils organisent des navettes de Spanish Water vers leur magasin. Tout est bien expliqué sur la page d’accueil de Sol.

     

  • Il y a un Island Water Word sur la route qui mène à Punda pas mal achalandé et des vendeurs très gentils.

     

60.BONAIRE

Nous partons de Sotavento (aux Aves) avec le parasailor et nous avançons pas mal (8 nœuds). Ylang est sur des rails et l’allure est confortable pourtant nous sommes inquiets : jusqu’à 4 milles de la cote nous ne voyons pas l’île ! Il faut dire que nous l’abordons par le sud, son coté le plus plat.

La première chose que nous pouvons repérer c’est le phare (jusque là rien d’exceptionnel J )

Et juste après ….des montagnes de sel ! Montagnes irréelles, d’un blanc immaculé

Nous nous dirigeons vers Kralendijk (c’est déjà dur à écrire mais à prononcer c’est improbable !!) où nous prenons une bouée : nous sommes dans un parc et il est interdit de jeter une ancre.

C’est en fuyant une tempête que Don Stewart arrive à Bonaire en 1962. Il travaillait alors à Hollywood et avait acheté un bateau pour tourner un film mais sans avoir jamais navigué.

Le film ne s’est jamais fait et en arrivant à Bonaire, il est tombé amoureux de cette île, subjugué par la beauté cristalline des eaux et n’en est jamais repartit. Peu après son arrivée il achète un club de plongée et n’a bientôt qu’une idée en tête : sauvegarder les fonds marins.

Il arrive à imposer la protection des tortues (à une époque où elles finissaient en soupe, et leur carapace pendue en décoration au mur), puis en 1971 grâce à ses coups de gueule la chasse sous marine est interdite, en 1975 interdiction de toucher aux coraux et enfin en 1979 c’est l’aboutissement de 15 ans de persévérance avec la protection de l’intégrité des récifs. Le tour de l’île est totalement protégé jusqu’à 60m de fond. Il arrive qu’un homme par sa volonté puisse changer l’histoire d’un pays. C’est le cas de « Captain Don », figure de légende qui d’une île sans autre ressource que le sel de ses marais en a fait une île qui accueille chaque année 75000 touristes dont les ¾ sont plongeurs.

D’ailleurs au cas où on aurait des doutes, les plaques d’immatriculations le rappellent : Bonaire Divers  Paradise

Nous sommes sur deux bouées à quelques mètres du bord

Et dès le lendemain de notre arrivée, après une petite ballade en « ville » nous plongeons. L’eau est d’une incroyable limpidité. Si les bouées sont dans 6/7 mètres de fond, les jupes d’Ylang sont elles au dessus d’un tombant de 30m. Mise à l’eau super facile.

 

Les coraux et la vie fixée sont bien développés

Et ce malgré la présence d’anciens déchets de la race humaine

 

Mon préféré c’est lui

Nous avons été attaqués par 2 poissons anges très très féroces J

 

 

Nous avons fait 5 plongées pour moi et 7 pour Martial dont voici les meilleurs moments :

PLONGEES BONAIRE 

Nous louons une voiture pour faire le tour terrestre de l’île. Nous prenons la route direction Nord Ouest qui longe la mer.

On voit nettement le tombant à la différance de teinte de la mer et tout au long de la route nous croisons des plongeurs en …pick-up !! Pour celle là le retour avec le matos sur le dos sera plus dur

De l’autre coté de la route la végétation est sèche et le cactus y est roi

Pour la petite histoire, l’arbre qui est sur cette photo entre les deux cactus est appelé ici« arbre touristes ». Tout simplement car son écorce devient rouge au soleil et qu’il pèle !

La route tourne juste avant les réservoirs de pétrole qui sont discrets pour déboucher sur un grand lac d’eau saumâtre.

Ce sont ces étangs qui attirent toutes sortes d’oiseaux dont le flamant rose qui est le symbole de l’île.

Mes préférés sont les inséparables

Mais celui là (je n’ai pas trouvé son nom) aussi est craquant

Nous arrivons à Ricon la seconde ville de l’île.

Ici les clôtures des maisons sont en…cactus : c’est cela l’adaptation au milieu J

Nous nous dirigeons au nord de Rincon vers le Washington parc. C’est un parc de 5640 hectares, on vous donne une carte détaillée avec tous les points d’intérêts et vous suivez la route avec votre voiture.

A l’entrée un petit snack où nous nous restaurons, à coté des toilettes hommes

Et c’est lui qui surveille les nouveaux venus

On démarre par un décor (et une chaleur aussi) digne d’un film de western

Le point le plus au nord de l’île

La route

Et puis derrière une jolie plage (ou nous reviendrons plonger avec Ylang)

un étang avec des flamands roses

Par endroits il y a si peu d’eau (et tellement de sel) qu’on a l’impression que la surface est glacée

Une fois le plein de cactus et de sécheresse fait nous traversons l’île pour aller voir les marais salants

Un peu plus loin nous tombons sur de drôles de toutes petites maisons

C’est là que les esclaves dormaient et déposaient leurs affaires la semaine, ils étaient autorisés à retourner dans leur famille le weekend : en général à Ricon, à 10h de marche !

Il y a aussi des obélisques très visibles de la mer

Les bateaux venaient se mouiller devant ces repères, de couleurs différentes, en fonction de la qualité (pureté) de sel qu’ils désiraient

En remontant coté Est il y a deux ou trois petites entrées d’eau de mer qui alimentent les marais. Les marais sont un peu plus haut que le niveau de la mer, il faut donc des pompes pour remplir ces marais. Et ces pompes fonctionnent grâce à des éoliennes

 

 

Ils ont sût garder un espace pour les flamands roses

Bonaire n’est pas seulement dédiée à la plongée :dans la zone sud il y a des clubs de kite surf

Et en continuant la route coté est (de la partie sud de l’île…vous suivez ? J ) nous arrivons à Lac Bay qui est un endroit idéal pour la planche à voile : venteux et protégé de la houle

De retour au bateau nous faisons deux belles rencontres

C’est un pélican brun que l’on a réveillé. Et c’est normal au réveil on s’étire. Lui c’était en équilibre sur une patte les ailes déployées et l’autre patte tendue en arrière ! Je les trouve très beaux les oiseaux de cette île….

Un soir nous avons une visite sur le bateau

C’est Martin qui est sur Acapella un bateau voisin de nous : il organise une rencontre entre tous les plaisanciers présents. Le challenge sera de nager d’un hôtel proche à l’île en face Klein Bonaire, soit 2.1 km.

Mes deux hommes vont participer

Je suis fière de mes hommes : partis les derniers (on a du mal à être à l’heure) ils sont arrivés dans les premiers !

A l’arrivée tous les participants sont accueillis avec un verre de champagne

Au total, 25 personnes étaient présentes, dont 12 nageurs de 11 annexes. Presque tous les bateaux dans la baie ont participé. C’était un groupe très hétérogène, il y avait des participants de l’Angleterre, Allemagne, Belgique, France, Italie, Afrique du Sud, l’Australie, les États-Unis, l’Ukraine, le Canada, sans parler, bien sûr, quelques Hollandais.

Adrien était le plus jeune

La plage de Klein Bonaire est magnifique et aménagée avec des petits carbets

« L’after party » était très agréable, chacun a amené un plat et nous faisons des connaissances parmi les marins.

Merci à Martin et Ellen d’Acapella d’avoir organiser cette journée.

Nous retournerons plonger à deux reprises sur Klein Bonaire : on ne se lasse pas de la couleur de l’eau

Ils protègent une nature si belle, et elle le leur rend bien

 

PARTIE PRATIQUE (Pour les bateaux copains qui nous suivent). Juillet 2014

•Il est interdit de mouiller à Bonaire. Il y a des bouées, 2 par bateaux, interdit de monter les bouées sur le bateau, il faut utiliser ses propres amarres.

• nous sommes arrivés un dimanche AM et nous sommes partis tout de suite à la Douane. C’est un bâtiment moutarde au bout du quai à Cargos (à l’Est de la zone des bouées), il y a un petit ponton devant (coté est) que nous utiliserons à chaque fois que nous descendrons à terre. Ils nous ont reçus sans Pb et les agents de l’immigration se sont déplacés dans le bureau des douanes pour nous tamponner nos passeports. Courtois et efficaces.

•Le droit aux bouées est de 10$ par jour (+ une taxe de 0.60$) et c’est à payer à la Habour Village marina au quai des carburants à l’ouest du mouillage.

A la marina ils vous donneront les horaires des bus gratuits qui vous emmènent au plus grand supermarché de l’île. Il est pas mal achalandé, le seul Pb c’est que pas mal de notices de produits sont en hollandais du nord (et moi qui ne comprends que celui du sud !! :-)). Mais on s’en sort soit avec les images, soit grâce à des blisters transparents.

• Pour plonger, nager dans le parc (= partout) et visiter le Washington Parc une taxe de 25$ est demandé (aux adultes) qui permets d’aider à entretenir le parc.

•La langue officielle est le papamiento (mélange entre Anglais, espagnol, portugais que parlaient les esclaves) mais tout le monde parle anglais (ouf !) et espagnol.

Le dollar US est roi, nous n’avons d’ailleurs pas vu d’autre monnaie.

•il y a en face des douanes un petit kiosque avec un vendeur de fruits et légumes vénézuéliens et au bout de la rue principale le syndicat d’initiative

• la plupart des plaisanciers profitent de l’happy hour et se retrouvent sur le ponton bar (à droite sur la photo)

le wifi est difficile du mouillage mais il y a un cybercafé juste derrière ce bar.

 

Au final malgré (ou grâce) ses règles Bonaire est une île bien agréable